21 novembre 2017

Top Ten Tuesday - 21 novembre 2017


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par le blogue de Frogzine.

Cette semaine, nous devions vous présenter 10 livres qui sortent de l'ordinaire. Bien que le choix ait été plutôt difficile, j'ai tenté de choisir des livres que je considère particulièrement originaux ! 

La voleuse de livres par Markus Zusak 

Ce livre est l'un de mes coups de coeur absolu, qui fait partie de mon top 5 personnel ! Il sort particulièrement de l'ordinaire en raison de son style de narration. En effet, la Mort elle-même est notre narratrice dans ce one-shot portant sur le conflit de la 2e guerre mondiale. C'est l'un des aspects original de cette histoire qui est perdu lors de l'adaptation cinématographique, quoique le film soit tout de même très bon.

Les enfants de la terre par Jean M. Auel

Cette série est un classique de la littérature (du moins dans mon coeur), considérant que le premier tome a été écrit en 1994, et publié dans sa version française en 2002, et bien sûr parce qu'elle a été lu par des milliers de lecteurs. Elle raconte l'histoire d'Ayla, du temps des hommes des cavernes. Nous entrons ici dans un monde dont vous ne vous doutez pas de la richesse et de la profondeur ! On y découvre la culture des totems des premiers hommes, de même que les différences qui ont pu exister entre les homo sapiens et les homo néendertalis. C'est une série riche en enseignements, où la réalité, la théorie et la fiction se mélange en un incroyable cocktail. 

Le monde de Charlie par Stephen Chbosky

Je sais que je viens tout juste de publier une chronique sur ce livre, mais je trouvais qu'il correspondait parfaitement à la définition de livre qui sort de l'ordinaire ! Tout d'abord, il est rédigé sous forme épistolaire, ce qui implique que le narrateur (le personnage de Charlie) nous raconte son histoire au travers de lettres qu'il adresse à un ami. Le personnage de Charlie sort aussi de l'ordinaire, mais pour cela je vous renvoie à ma chronique ! Finalement, l'histoire est à la fois joyeuse et triste, et nous fait passer par des extrêmes émotifs, tout en traitant de sujets particulièrement pertinents dans le cadre d'un livre adolescent. 

Max par Sarah Cohen-Scali

Ce livre est extrêmement frappant et bouleversant, considérant qu'il rapporte certaines réalités du programme nazi Lebensborn. Nous suivons tout au long de notre lecture un personnage fictif nommé Max, qui est issu de ce programme de "bébé parfait". On y découvre toutes les horreurs que cet enfant a dû subir et faire subir aux autres, comment il a été utilisé comme arme durant la 2e guerre mondiale. On découvrait la véritable histoire, mais d'un point de vue totalement différent de ce que l'on peut voir habituellement. 

La passe-miroir par Christelle Dabos

Le point qui m'a le plus frappé dès que j'ai commencé cette série, c'est la qualité de la plume de l'auteure alors que le public visé est adolescent. Elle est tout simplement riche et magnifique ! J'aime aussi beaucoup l'originalité de l'intrigue, par rapport à ce que l'on peut retrouver dans le même répertoire, encore une fois. Les pouvoirs d'Ophélie et des divers clans à la Citacielle sont extrêmement bien mis en oeuvre. Et je dois dire que j'adore aussi Anima...! Bref, c'était une excellente lecture que je recommande à tous ! 

Arena 13 par Joseph Delaney

La série Arena 13 en est une de fantasy, qui tire légèrement vers la dystopie. Elle met en oeuvre une thématique de programmation, et l'utilisation de celle-ci sur des êtres semi-vivants lors de combat dans l'Arène 13. Tout se tient avec une logique implacable, et j'étais très impressionné par le système mis en place par l'auteur. Il est vraiment difficile de bien expliquer en quoi il s'agit d'une excellente série considérant cette thématique qui ne rejoint que très peu de gens, mais je vous assure qu'elle vaut le détour ! 

Les chroniques lunaires par Marissa Meyer

Même si beaucoup de gens connaissent cette série, je ne pouvais tout de même pas me résoudre à ne pas la mentionner dans ce top. En effet, je trouve toujours aussi impressionnant de constater à quel point l'auteure réussit à bien mélanger deux genres qui semblent totalement incompatibles, soit la science-fiction et les contes, pour créer une petite merveille ! Tout s'enchaîne si bien, en intégrant des éléments de différents contes dans un univers futuriste, tout en mettant oeuvre des personnages qui ont de fortes personnalités. Le tout donne une série dont vous ne pouvez clairement pas vous passer ! 

À la croisée des mondes par Philip Pullman

Encore une fois, il s'agit d'un classique de la littérature, et jeunesse en plus, mais je ne pouvais pas passer à côté ! Avant de voir le film, je n'avais jamais entendu parler de cette histoire. J'ai donc été agréablement surprise de découvrir l'existence des deamon, que je considère incroyable ! Comment on peut ne pas vouloir avoir une représentation animale de son âme qui nous suit partout et qui devient notre meilleur ami ? Lyra et Pan sont trop incroyables, et il faut clairement que je fasse une relecture de la trilogie ! 

La 5e vague par Rick Yancey

Pour celui-ci, j'ai grandement hésité à l'inclure, considérant qu'il entre dans la quantité phénoménale de dystopies qui sont sorties après le succès des Hunger Games et de Divergence. Toutefois, je considère que la façon de relater l'histoire, qui se sépare entre 4 narrateurs différents tout au long du récit, est vraiment très originale. De plus, la finalité de l'histoire est aussi très intéressante, et j'ai bien hâte de découvrir le 3e et dernier tome de la série ! 

Tobie Lolness par Timothée de Fombelle

Le dernier et non le moindre, je vous présente ici Tobie Lolness. On nous raconte l'histoire bien banale de Tobie, un petit garçon, qui est entraîné dans une course poursuite bien malgré lui. Bien que le "pitch" de l'histoire ne semble pas des plus originaux, plusieurs autres éléments font en sorte que ce livre est merveilleux. Tout d'abord, la plume de l'auteur est enchanteresse. Elle est poétique tout en véhiculant des messages extrêmement importants au travers de son histoire. L'auteur arrive à provoquer des réflexions sur certains sujets d'actualité de nos sociétés d'aujourd'hui dans notre esprit sans même devoir les aborder directement, tout ça à l'intérieur d'un simili conte pour enfant. J'adore la plume de Timothée de Fombelle !  


Et vous, quel est votre top 10 des livres les plus originaux ? 

20 novembre 2017

Le monde de Charlie (The Perks of being a Wallflower) par Stephen Chbosky

Auteur: Stephen Chbosky
Éditeur: Le Livre de Poche
Collection: ---
Pages: 256
Parution: 2 septembre 2015


Quatrième de couverture: 

Au lycée, où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas "raccord". Pour son prof de Lettres, c'est sans doute un prodige; pour les autres, c'est juste un "freak". En attendant, il reste en marge, jusqu'au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : le voilà entré dans la danse... et tout s'accélère. 

Mon avis: 

Cette histoire est probablement l'une de mes préférées, du point de vue des contemporains ! J'ai commencé par la découvrir au cinéma, et ce n'est que bien plus tard que je me suis convaincue que cela valait la peine de la découvrir en livre. 

On découvre le personnage de Charlie, un garçon atypique et quelque peu en marge des autres étudiants, qui essaie bien malgré lui de se tracer un chemin dans sa vie lycéenne. Plusieurs diront que c'est du remâché, qu'on a déjà vu ce type d'histoire des centaines de fois. Eh bien non, au contraire ! Le monde de Charlie, c'est la découverte d'une personne associable, qui est un peu emprisonné dans sa tête, et qui essaie de comprendre pourquoi son comportement n'est pas considéré comme normal par les autres. Sous forme épistolaire (et donc de plusieurs lettres adressées à un "ami"), l'auteur nous raconte donc du point de vue de Charlie sa vie, et y aborde des thématiques particulièrement frappantes comme l'abus, le viol et la drogue, et d'autres qui sont tout aussi importantes comme l'amitié, l'amour, l'homosexualité, les problèmes mentaux et la définition de sa place dans la société.

Le monde de Charlie, c'est vivre la vie d'un individu qui n'est pas normal, mais qui se révèle tout de même attachant. Je me reconnaissais derrière plusieurs des pensées qu'ont eu Charlie et ses nouveaux amis, particulièrement Sam et Patrick. Plusieurs passages sont criant de vérité, et reflète parfaitement mon opinion sur certains sujet. D'autres sont des messages d'espoir pour le futur, adressés à Charlie, mais qui transcendent les personnages et l'histoire pour s'adresser plus particulièrement au lecteur.

Le monde de Charlie, c'est un livre qui se déguste, page par page. Il y a tellement de profondeur dans ce livre, pourtant caché sous un contexte si anodin de lycéen en quête d'amis, qu'on ne peut que vouloir ralentir la lecture pour en apprécier chaque mot. C'est exactement le genre de livre que je suis contente de posséder, puisque je sais que lorsque j'aurai besoin que quelqu'un me comprenne dans une solitude passagère que je pourrais éprouver, je pourrai me tourner vers Charlie.

Le monde de Charlie, c'est la redécouverte des classiques de la littérature américaine, proposée par son professeur de français. Charlie nous présente plusieurs réflexions intéressantes sur ces livres et, même si elles sont à la Charlie (et donc complètement décousues de sens par moment), elles se révèlent tout de même très intéressantes. De même, l'auteur conseille une liste de chansons écoutées par le groupe d'amis tout au long du roman, chansons qui sont reprises dans la version cinématographique. Elles accompagnent merveilleusement l'histoire, et enrichit par le fait même le répertoire musical des lecteurs. Bien sérieusement, cette musique représente parfaitement l'ambiance, et cela ajoute un plus à l'expérience que d'en profiter.

Le monde de Charlie, c'est aussi la découverte de ses émotions, et du principe du respect de ses émotions et opinions. Charlie n'est que vérité et il est très "impulsif", si je puis dire, dans ses réactions. Il ne fait les choses que si cela correspond à ce qu'il pense réellement, sans fla fla additionnel. Il est très rafraîchissant de suivre un personnage aussi vrai.

Finalement, Le monde de Charlie, c'est la découverte d'un véritable coup de coeur. Bien que les thématiques ne soient pas toutes facile à aborder, l'auteur s'y est pris de la meilleure façon qui soit, en analysant les conséquences plutôt qu'en explicitant les causes. C'est aussi un récit joyeux, qui véhicule un message d'espoir pour les lecteurs s'identifiant au personnage de Charlie ou à son passé.

Bref, je le recommande à tout le monde, considérant que chacun gagne à découvrir cette histoire, peu importe où l'on va et d'où l'on vient. 

14 novembre 2017

Top Ten Tuesday - 14 novembre 2017


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par le blogue de Frogzine.

Cette semaine, c'est avec plaisir que je vous présenterai les 10 problèmes auxquels je fais face en tant que lecteur ! Parce que oui, la vie de lecteur n'est pas si facile dans un monde technologique comme le nôtre ! 

1. Lire dans les transports en commun 

Mon premier problème de lectrice repose dans les transports en commun. Habitant à Sherbrooke et n'ayant pas de voiture, je dois prendre l'autobus tous les matins et soirs pour me rendre à l'école. Or, il s'agit d'une période en or pour avancer quelques pages dans mon roman, d'autant plus que j'ai 20 minutes à faire pour chacun de mes trajets. Cela représente donc un beau 40 minutes de lecture ! Malheureusement, habitant à un endroit plutôt achalandé, l'autobus est toujours plein ! Et qui dit plein dit.... et oui, vous l'avez deviné, debout ! 

Je suis plutôt de petite taille, et donc on dirait que la force mécanique de l'autobus quand il tourne m'affecte plus que les autres puisque je suis plus légère... Et je suis donc totalement incapable de maintenir mon équilibre en temps normal, alors imaginez la situation lorsque j'ai un livre dans les mains... C'est tout simplement impossible pour moi ! (et ce n'est pas faute d'avoir essayé !) Après un peu trop d'orteils écrabouillés et de regards furibonds, j'ai finalement abandonné l'entreprise, à ma plus grande tristesse ! 

2. Transporter mon livre 


Mon deuxième problème, c'est de ne pas être capable de transporter l'un de mes livres personnels partout où je vais... Parce que oui, c'est bien beau de pouvoir lire sur le trajet, mais il faut avoir un livre avec soi ! Et comme je suis complètement maniaque des livres et que je ne veux absolument pas que quelque chose leur arrive (sinon c'est la fin du monde, croyez-moi !), j'ai toujours de la difficulté à en "sacrifier" un pour le transporter avec moi... 

Car oui, c'est immanquable, transporter un livre équivaut à l'ébrécher un peu... La solution : Toujours avoir un livre emprunté à la bibliothèque municipale sous la main ! Je n'éprouve aucune crainte à les apporter avec moi, ceux-là ! #égoïsme101

3. Trouver une position confortable 


Cette image me représente littéralement ! Après près de 15 ans de lecture, je n'ai toujours pas réussi à trouver LA position confortable pour lire... le tout finissant la plupart du temps avec des courbatures ! Cela ne me gêne pas sur le moment mais, après 3 heures de lecture en ligne, je me rends bien compte que je n'ai pas adopté la position idéale (même si je ne suis plus capable de la changer à ce moment là). 

4. L'ouverture du livre 


Cette image peut sembler anodine pour la plupart d'entre vous, mais pour moi elle représente un sacrilège ! Je.suis.incapable.d'ouvrir.mes.livres. En fait, je les lis en format papier, parce que j'adore ce support. Toutefois, je n'ouvre pas mes livres de plus de 45 degrés, ou à tout le moins il ne formera jamais au grand jamais un angle obtus comme on peut voir sur l'image ! Je déteste les couvertures souples qui roulent, ou qui ne veulent pas se refermer comme si elles étaient neuves ! #ouijesuisfolle

Cette manie ne s'applique, encore une fois, pas aux livres que j'emprunte à la bibliothèque. Vous comprendrez donc que le problème des cassures de dos de livre ne m'afflige pas vraiment, considérant qu'il est complètement impossible que cela m'arrive ! 

5. Profiter de tous les moments de lecture... et rater son repas ! 


J'ai la fâcheuse tendance de lire pendant que je cuisine. Ainsi, en attendant que les pâtes cuisent, ou que l'eau boue, ou que mon pâté chinois à broil dore sur le dessus, je lis quelques pages afin de passer le temps. Au moins, j'ai quand même la faculté de me rendre compte de la notion du temps pendant ma lecture. Chez moi, pas de complication : 1 page = 1 minute. Donc je sais que si je lis un chapitre en entier, tout sera brûlé... Mais c'est plus facile à dire qu'à faire ! Je me retrouve donc, bien trop souvent à mon goût, à rater mes repas parce que j'étais trop absorbée dans ma lecture ! 

6. Établir un ordre de priorité d'achat 


J'ai un mal fou à choisir mes prochains achats livresques ! En effet, il ne m'arrive que très rarement de m'acheter moi-même des livres, considérant que je suis encore aux études et que je n'ai pas énormément d'argent de poche pour ce faire. Donc lorsque j'en choisis un, il faut qu'il soit excellent ! Cette manie d'acheter la perfection me fait bien souvent hésiter face à mes premières impressions, ou alors face à des livres que certains blogueurs ont un peu moins aimé... Le choix est donc très difficile à faire ! Le dernier en liste : 


Ainsi, pour palier à ce problème, je vais emprunter énormément de livres à la bibliothèque. Cela cause toutefois un autre problème : si je lis un excellent livre, il n'est pas dans ma bibliothèque personnelle ! Et alors, pourquoi l'acheter si je l'ai déjà lu ? C'est très frustrant ! 

7.  Ne pas être capable de commencer un livre le même jour que j'en ai déjà fini un 


J'ai cette fâcheuse manie de ne pouvoir commencer un nouveau livre le même jour que j'en ai fini un, sauf pour les livres d'une même série (et encore !). Je ne sais pas trop pourquoi, mais on dirait que je me sens mal si j'ose commencer un nouveau livre... C'est comme si je déniais toutes les émotions et le plaisir que j'ai eu à lire un livre en particulier, comme si je ne prenais pas le temps de le savourer ! 

Et peu importe qu'il soit 7h le matin ou 10h le soir, la même règle est applicable ! Vous comprendrez donc que, pour moi, les challenge comme le Weekend à 1000 sont plutôt difficile à réaliser..! 

8. Choisir sa prochaine lecture 


Une fois que je me suis remise de mon trop-plein livresque, je dois alors choisir ma prochaine lecture. Habituellement, je fais mon choix en fonction de ce qui me tente à ce moment-là, soit un livre de fantasy, une dystopie ou un contemporain. Parfois, je vais vers autres chose, mais c'est plutôt rare. J'ai la manie de lire un livre fantasy suivi d'un livre plus léger de Young Adult ou Contemporain, pour reprendre ensuite avec une fantasy. 

Pour ma prochaine lecture, lequel devrais-je lire ? (Possédant les 3 premiers, et étant en mesure d'aller chercher le 4e à la bibliothèque) 

   

9. Mieux apprécié le livre que le film  


L'image dit absolument tout ! Que l'on parle des Harry Potter, Hunger Games, Divergence, Twilight ou La voleuse de livres, les livres sont toujours meilleurs que les films ! Cela n'est pas dû au fait que le film est mal fait, c'est seulement que le support papier permet d'inclure plus de détails dans l'intrigue, d'inventer le nombre de personnages que l'on veut, de créer les scènes les plus extraordinaires, tout ça sans que cela coûte une cenne de plus à produire. De plus, les films ne sont pas en mesure de présenter les sentiments profonds de ses personnages, surtout du personnage principal. 

Donc le film présente bien souvent le meilleur de l'histoire, et de la meilleure façon possible pour un film, mais il n'accotera jamais la grandeur du livre, c'est comme ça ! 


10. Ne pas être capable de commencer un livre si je n'ai pas minimum 30 minutes devant moi.


Dernière petite mauvaise habitude que j'ai: je ne peux pas commencer un livre si je sais que je ne vais avoir le temps que de lire 5 ou 10 pages. Pour bien commencer un nouveau livre, on a besoin de s'immerger un peu dedans. Ainsi, si je n'ai pas le temps pour cette immersion, je repousse le moment où je vais le commencer, et ce même si j'avais un beau 15 minutes devant moi. J'ai écrit 30 minutes, mais habituellement je demande un minimum d'une heure de tranquillité pour commencer un nouveau livre... Et je suis complètement incapable de perdre cette habitude ! 

Et vous, quels sont les problèmes auxquels vous faites face en temps que lecteur ? 

10 novembre 2017

The Revolution of Ivy par Amy Engel

Auteur: Amy Engel 
Éditeur: Lumen
Collection: ---
Pages: 322
Parution: 5 novembre 2015


Quatrième de couverture : 

J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime. Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin. 

Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix: dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ? 

Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin livre. 

Attention: Cet avis contient des spoilers sur le tome 1 ! À vos risques ! 

Mon avis: 

Tout de suite après avoir terminé le premier tome de la duologie, je me suis empressée d’enchaîner le suivant. J’avais très envie de découvrir la suite, considérant que la fin du premier laissait présager une suite riche en actions. J’avais aussi très hâte de voir à quel point les épreuves que traverseraient Ivy la ferait évoluer. 

Nous retrouvons donc Ivy à l’aube de son épopée visant sa propre survie, de l’autre côté de la barrière. Sa priorité numéro 1 est de survivre dans cet environnement inhospitalier, que ce soit face aux éléments de la nature ou aux autres survivants. Car elle en est certaine : il y a d’autres personnes qui ont dû survivre en-dehors de la ville, et elle est déterminée à éviter les moins fréquentables ! Elle est alors parée pour pleinement assumer sa décision. 

J'ai un peu de difficulté à exprimer mon opinion sur ce livre. Cela est dû au fait que j'ai une opinion très tranchée sur la première moitié du roman, qui est totalement opposée à mon opinion pour le final. D'emblée, je n'ai pas vraiment apprécié le début. En fait, j'ai adoré la partie où Ivy devait survivre par elle-même. Cela m'a permis de me replonger dans une narration à la Katniss Everdeen de Hunger Games ou Cassie Sullivan dans La 5e vague. On se retrouve vraiment en mode survie, où tout peut arriver, et j'adore l'ambiance que cela amène. Malheureusement, cela représente au maximum une centaine de pages. 

Par la suite, on se retrouve complètement dans une autre dynamique, avec une Ivy qui veut apprendre. Ça aussi ça allait dans l'ensemble, quoique je l'ai trouvé un peu irrationnelle par moment dans ses réactions et agissements. Et puis arrive l'événement qui a complètement changé la façon d'être de l'héroïne principale... et là, je ne pouvais plus la supporter ! Je n'ai jamais vu un personnage aussi peu cohérent avec lui-même à partir de ce moment-là. Cela a créé une ambiance extrêmement lourde et une polémique qui ne mène strictement à rien. 

Finalement, nous entrons dans la finale du roman, et là, c'est du vrai bonbon. J'ai adoré chacune des actions des personnages et, même si l'auteure est quelque peu rude avec ses personnages principaux, il n'en demeure pas moins que l'issue de l'histoire ne pouvait t'être que cela. Cela clôt parfaitement l'intrigue dystopique, de même que l'évolution psychologique du personnage d'Ivy. J'ai aussi beaucoup apprécié l'Épilogue, qui nous présente la scène que j'attendais avec impatience depuis environ la moitié du premier tome. 

Contrairement au premier tome, je ne peux pas dire ici que l'histoire était prévisible, bien loin de là. Les aspects qui m'ont plu et déplu étaient tout à fait originaux et imprévisibles selon les indices que nous avions au moment de leur déroulement. Pour ça, c'est un plus. Toutefois, l'absence de cohérence d'Ivy gruge beaucoup de temps et d'énergie dans ce deuxième volet, de telle sorte que je ne l'ai sans doute pas apprécié autant que le premier seulement à cause de cela. Bien que la fin permettait de rattraper l'ensemble, il en manquait encore pour réussir à oblitérer les quelques 225 pages précédentes. 

Parlons maintenant des personnages. Je ne m'épancherai pas sur celui d'Ivy, considérant que son comportement a déjà fait l'objet de mes commentaires ci-haut. Je vais seulement ajouter que son émancipation finale m'a beaucoup plu, de même que sa force de caractère à la fin du roman. Je sentais vraiment que je n'étais pas avec la même Ivy que 100 pages plus tôt, et c'est justement ça qui me chagrine. J'ai aussi beaucoup apprécié les personnages d'Ash et Caleb, qui sont de vrais durs à cuire malgré leur grande âme. Finalement, Bishop reste fidèle à lui-même dans cet opus: tout simplement merveilleux. Il a toujours les bons mots au bon moment, et les bonnes réactions pour chaque situation. Je l'adore, et ce dernier tome n'a fait que renforcer mes sentiments pour lui ! 

Pour conclure, je dirais que ce deuxième tome était très intéressant comme suite, surtout avec la merveilleuse finale que l'auteure nous offre ! J'ai aussi beaucoup apprécié le message que voulait transmettre l'auteure, soit que l'on doit choisir son propre chemin, et ce malgré l'influence de notre famille. Il s'agissait donc d'une bonne lecture, et je le recommande si vous avez lu le premier tome, et si vous voulez découvrir une bonne dystopie Young Adult qui challenge bien votre réflexion du pouvoir politique en place !


17/12
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7 novembre 2017

Top Ten Tuesday - 7 novembre 2017


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par le blogue de Frogzine.

Cette semaine, je vous présente mes 10 genres littéraires préférés ! (Bon, je n'en ai pas 10, mais ça compte quand même ! Enfin j'espère...) 






Et vous, quels sont vos genres préférés ? 

3 novembre 2017

The Book of Ivy par Amy Engel

Auteur: Amy Engel 
Éditeur: Lumen
Collection: ---
Pages: 342
Parution: 5 mars 2015

Quatrième de couverture: 

Voilà cinquante ans qu'une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d'une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d'Amérique s'est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd'hui, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, lors d'une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. J'ai seize ans cette année et mon tour est venu. 

Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie: tuer le garçon qu'on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche... 

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. 

Mon avis: 

Combien de fois me suis-je fait recommander ce diptyque ? Un nombre incalculable de fois ! Et puis, n'y tenant plus, voulant finalement connaître les raisons de l'engouement aussi prononcé pour cette série, j'ai finalement cédé et suis allée me les procurer ! (à la bibliothèque, donc cela n'a pas trop fait mal au portefeuille !)

Considérant le contexte par lequel il s'est retrouvé dans mes mains, je n'ai pas lu la quatrième préalablement (même si j'avais une bonne idée de son contenu) et je n'ai pas été lire d'avis détaillé sur ce roman. J'ai donc été très étonnée quand je me suis rendue compte qu'il ne s'agissait pas d'un livre de fantasy, mais bien d'une dystopie ! En effet, j'avais dans l'idée que la confrontation entre les familles, et la volonté d'assassinat de l'une envers l'autre impliquerait nécessairement un univers sombre et hautement politique, mais je ne croyais vraiment pas que cela pouvait s'inscrire dans le cadre d'une société "futuriste". Et ne vous méprenez pas sur l'utilisation du mot futuriste, n'oubliez pas qu'Hunger Games, Divergence et La Sélection aussi présentent des sociétés futuristes...

Pour vous mettre un peu en contexte, nous suivons ici la vie d'Ivy, qui est chamboulée le jour où elle doit, comme toutes les jeunes filles de 16 ans, se soumettre à la traditionnelle cérémonie du mariage obligatoire. Ainsi, chaque jeune fille doit épouser un garçon du clan opposé, qui lui est attribué selon leurs affinités, déterminées par un questionnaire. Aucune d'entre elles ne connaissent donc le garçon qu'elles vont épouser en ce grand jour... excepté Ivy. En effet, elle est la fille du dirigeant du clan fondateur, alors il est naturel qu'elle doive épouser le chef du président, fils de l'autre clan. Elle se voit donc investie d'une mission par sa famille: elle doit à tout prix tuer le fils du président, Bishop, pour que son clan puisse renverser le pouvoir établi et abolir cette tradition arriériste qu'est le mariage arrangé. 

Rapidement, j'en suis venue à comparer cette histoire à celle de La Sélection. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je faisais automatiquement un lien entre ces deux séries. The book of Ivy est toutefois beaucoup mieux développé, poussant les réflexions là où il le faut par rapport à l'ordre établi. On se pose les bonnes questions, au bon moment, et d'autres personnages, de par leurs valeurs divergentes de celles d'Ivy, réussissent à semer le doute dans son esprit, la forçant à pousser sa réflexion encore plus loin. Cela nous permet en même temps, en tant que lecteur, de réfléchir sur notre monde actuel, particulièrement sur la façon dont il est gouverné...

Je crois que ce qui m'a particulièrement fait penser à la Sélection, c'est le fait que l'intrigue de ce premier tome, à tout le moins en majeure partie, se concentrait sur l'évolution des relations qu'Ivy entretient avec les autres. En effet, on se concentre énormément sur les relations Ivy-Bishop, Ivy-Famille et Ivy-Victoria. On est donc énormément centré sur l'évolution du personnage d'Ivy en tant que tel, considérant que ses différents rapports avec les autres la transforme peu à peu. On voit l'aboutissement du travail de l'auteure à la fin de ce premier tome, qui m'a secoué par son originalité. En effet, je ne vous le cacherai pas, la quatrième de couverture laisse entièrement présager ce qui se passera tout au long de ce tome... sauf pour la fin ! 

Mes thématiques préférées dans ce tome ont été, en rafale: L'influence que peut avoir notre famille, la confiance, la justice, le bien-être pour le plus grand nombre, la manipulation et plus particulièrement la thématique de suivre sa propre voie, sans tenir compte de l'opinion des autres. Le tout était très bien exploité, et j'ai très bien senti les messages que tentaient de faire passer l'auteure à ce niveau.

J'ai un peu parlé du personnage d'Ivy, dont l'évolution psychologique était l'une des composantes majeures au fil du roman. Ivy est aussi une personne à tête forte, qui croit en ses convictions, mais en même temps accepte de se faire manipuler. Sa personnalité non influencée par sa famille doit être très intéressante, mais l'endoctrinement qu'elle a subi tout au long de sa vie a oblitéré celle-ci. Il va sans dire qu'elle est une personne forte et courageuse, qui serait certainement placée chez les Gryffondor ! Ensuite, passons à Bishop, notre deuxième personnage principal. J'ai eu un coup de coeur pour ce personnage. Il est tout simplement merveilleux, en étant à la fois compréhensif, intelligent et empathique lorsqu'il le faut. Je l'ai vraiment adoré ! (Futur book boyfriend peut-être ?)

Pour terminer, bien que cela n'ait pas été un coup de coeur, dû à un manque flagrant d'actions, il s'agissait d'un très bon premier livre. L'écriture de l'auteure permet l'accessibilité de cet ouvrage à un très large public, de même que les thématiques qui y sont abordées en général. Au vu de la fin de ce premier tome, j'ai très hâte de découvrir ce que le prochain me réserve !

16/12
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31 octobre 2017

Bilan d'Octobre 2017


Bonjour à tous ! 

Je vous retrouve aujourd'hui pour le Bilan de ce mois d'Octobre 2017. Qui dit Octobre, dit Halloween, une de mes fêtes préférées ! J'adore voir les différents costumes choisis par petits et grands. Mais par-dessus tout, j'adore donner des bonbons aux enfants ! Malheureusement, j'habite actuellement en appartement, à un endroit où personne ne passe, surtout pas les enfants pour l'Halloween. L'année dernière, j'avais acheté un énorme tas de bonbons à donner aux enfants mais, vers 18h, j'ai bien dû me résoudre au fait que personne ne viendrait les prendre... Mon copain a alors eu une idée géniale: Pourquoi ne pas nous déplacer dans les rues pour donner des bonbons ? Ainsi a commencé notre rituel de "Maison ambulante"! 

Cette année encore, c'est avec plaisir que je vais me rendre dans les rues pour donner des bonbons aux enfants ! Il y a quelque chose dans leur regard qui brille qui me fait incroyablement du bien, et je ne peux pas passer à côté de l'occasion ! La seule chose qui pourra m'arrêter, c'est la pluie, alors je croise les doigts très fort pour que les nuages restent cachés ce soir ! Alors si vous passez l'Halloween à Sherbrooke cette année, peut-être croiserez-vous un couple donnant des bonbons à tout un chacun: ce sera nous ! :) (et j'ai vraiment acheté beaucoup trop de friandises, alors il faut qu'elle partent !) 

Revenons-en donc à nos moutons ! Ce mois-ci, j'ai lu 5 livres : 
  
 

Les Gardiens des portes, par Sonia Alain, a été ma seule déception du mois, basée sur l'écriture, l'intrigue et le développement des liens entre les personnages. Cress, par Marissa Meyer, et The book of Ivy, par Amy Engel ont été d'excellentes lectures, alors que La Couronne, par Kiera Cass, en a été une très bonne. Pour terminer, j'ai eu un coup de coeur ce mois-ci, avec Une flamme dans la nuit de Sabaa Tahir. 

Pour voir les différentes chroniques, c'est pas ici : 
Sinon, au niveau cinématographique, j'ai fait quelque découvertes ce mois-ci. Tout d'abord, j'ai visionné le film à succès 1:54 par Yan England (un film québécois): 


Celui-ci traite de l'intimidation, et a vraiment réussi à venir me chercher. J'étais complètement déboussolée après mon écoute ! Et de redécouvrir l'acteur Louis-Pascal Tremblay dans un rôle de "méchant" m'a vraiment perturbé ! En effet, je l'avais vu dans le deuxième film d'Aurélie Laflamme, jouant son meilleur ami Tommy, et ce n'était vraiment pas le même type de personnalité qu'il incarnait ! 

Ensuite, j'ai découvert Les figures de l'ombre, un film magnifique et vraiment inspirant ! : 


Ce film raconte l'histoire de 3 femmes noires qui essaient de se tailler une place dans les rangs de la NASA, au moment de la course des États-Unis contre la Russie pour la conquête de l'espace. Vivant à une époque où les Noirs sont légalement égaux des Blancs aux États-Unis, mais pas vraiment dans la réalité, elle tentent de démontrer leur savoir-faire afin d'aider leur pays le mieux qu'elles peuvent. Elles sont toutes les 3 très brillantes et dotées de nombreux diplômes universitaires. Le film en soi est très inspirant, et je vous le conseille vivement ! 

Pour terminer, j'ai aussi eu l'occasion de visionner récemment le film L'Arrivée (ou Premier contact en Europe), mis en scène par Denis Villeneuve : 


Il raconte l'histoire d'une jeune experte en langue, qui doit apprendre à communiquer avec des extraterrestres. J'ai été tout à fait estomaquée par ce film ! Il est tellement riche en connaissances, et complexes ! J'adore ces films où l'on doit penser par soi-même pour comprendre l'entièreté des liens en les éléments présentés au début et ceux de la fin. Il est tout simplement génial ! 

J'ai bien hâte de voir ce que ce producteur québécois fera avec l'histoire de Dune, par Frank Herbert !

C'est tout pour ce mois d'Octobre ! Bon mois de Novembre à tous ! (c'est bientôt Noël !) 

29 octobre 2017

Une flamme dans la nuit par Sabaa Tahir

Auteur: Sabaa Tahir
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 541 pages
Parution: 17 novembre 2016


La suite de Une braise sous la cendre... 

Quatrième de couverture: 

Tu as compris, Laia, ils nous pourchassent. Il n'y a aucun moyen de quitter la ville. La peur est notre meilleur guide, elle nous maintiendra en vie. 

Elias a toujours voulu quitter Blackliff pour enfin devenir libre. Mais ce rêve à un prix: Laia, une jeune résistante, lui permettra de fuir s'il l'aide à faire évader son frère, enfermé dans la pire prison de Blackliff. 

Malgré le risque, Elias n'hésite pas une seconde et décide de forcer son destin. Traqués par les Martiaux, les fugitifs ignorent que ce voyage les conduira jusqu'au coeur de l'Empire, où des dangers plus périlleux encore les attendent... 

Mon avis: 

Je trouve toujours cela particulièrement difficile de faire un avis coup de coeur sur un livre que j'ai adoré. J'ai toujours l'impression que je suis incapable de communiquer exactement mon appréciation du livre. J'aimerais en dire tellement plus que ce qu'une simple chronique peut contenir, mais en même temps je ne veux pas spoiler mes lecteurs (sinon vous ne voudrez plus les lire, ces coups coeur, alors quel intérêt ?). 

C'est exactement comme ça que je me sens actuellement, en essayant de chercher les mots exacts  à employer pour vous convaincre de lire cette série incroyable...! Je commencerais donc par ceci : original, réaliste, complexe, imprévisible et X 

Pour vous remettre un peu en contexte, nous suivons dans cette histoire les péripéties d'Elias, un soldat d'élite du peuple des Martiaux, et Laia, une Érudite faisant partie de la Résistance. En échange de sa libération, Elias a promis à Laia de l'aider à libérer son frère, enfermé dans la pire prison de Blackliff. Nous les retrouvons au moment de leur fuite de la ville, pendant laquelle un événement décisif pour le reste de l'histoire se produira. Nous avons aussi l'addition du point de vue d'Hélène dans ce deuxième tome, ce que j'ai particulièrement apprécié considérant qu'elle est un de mes personnages favoris.

Vous l'aurez compris, l'auteure étend les horizons de son univers en faisant voyager ses personnages au rythme de leur fuite. L'intrigue se tourne un peu plus vers la politique à certains égards, et cela ajoute beaucoup à l'histoire. Il est très rare que l'aspect politique soit aussi présent dans un roman destiné à un public Young Adult, et je ne comprend toujours pas pourquoi ! Pour moi, cela ajoute une profondeur et une plus-value à l'ensemble de l'oeuvre.

Ce que j'apprécie particulièrement de cette série, c'est qu'elle est imprévisible. En effet, alors qu'on s'attend à ce que l'auteure choisisse la voie évidente, comme dans la plupart des séries, elle n'en fait rien et trouve toujours une façon rocambolesque mais plausible de résoudre les événements. Pour illustrer mon propos, considérons par exemple la fin du premier tome. Alors que la prophétie des Augures menaient vers une solution simple visant Elias et Hélène et qui aurait été particulièrement adaptée pour la gestion de la ville, l'auteure a décidé à la dernière seconde de ne pas nous offrir la fin parfaite sur un plateau d'argent. Au lieu de cela, on se retrouve dans le pire scénario envisageable dans le contexte ! Eh bien, le même genre de retournement de situation survient encore une fois dans ce tome ! Accrochez-vous bien, vous ne les aurez sans doute pas vu venir ! (Et si vous les aviez devinés avant qu'ils ne soit révélé, chapeau à vous !)

Le côté fantasy prend de plus en plus de place dans l'univers, sans jamais que l'on sente qu'il est imposé et apparu de nulle part. Tout coule de source et a une raison d'être, une place préétablie dans le monde. L'univers n'en est que plus riche et intéressant, et il me tarde de voir comment l'intrigue sera influencée par ses nouveaux éléments dans les prochains tomes.

J'en arrive à ma partie préférée : les personnages ! Dans ce tome, on retrouve encore la force d'Elias, mais sous une toute autre forme. Il continue à croire en ses idéaux, mais il évolue au travers de ses expériences. Le développement de sa psychologie est particulièrement intéressant, surtout au contact d'une certaine personne. Bien que sa trop grande confiance en ses capacités tend à le mettre dans des situations précaires, il n'en demeure pas moins un personnage extrêmement intelligent dont le réalisme m'impressionne à chacune de mes lectures. Ensuite, nous avons Laia. Les épreuves qu'elle traverse dans ce 2e tome change beaucoup sa personnalité, et pour le mieux. Elle prend de plus en plus confiance en elle-même. Même si certaines de ses décisions sont influencées par sa grandeur d'âme plutôt que par sa logiques, lui causant alors des ennuis, il n'en demeure pas moins qu'elle reste un personnage qui a une tête sur les épaules (et ce, même au niveau de ses relations plus qu'amicales).

Finalement, j'ai aussi beaucoup apprécié le personnage d'Hélène dans ce tome. Étant devenue la Pie de Sang, elle doit maintenant servir aveuglément le nouvel empereur et le royaume. J'ai grandement admiré son courage face à toutes les épreuves qu'on a pu lui faire subir. Son honneur est sans limite : elle sert son royaume, peu importe ce qui arrive et ce qui lui est demandé. Elle a aussi le lourd fardeau de représenter la Gens Aquilla auprès de l'empereur (et de la protéger), et c'est là aussi l'une des raisons de son obéissance aveugle. Il s'agit d'un personnage féminin très fort de caractère, mais qui en même temps possède des émotions complexes qu'elle réussit à camoufler de par son entraînement militaire. Elle est sans contredit mon personnage préférée. Encore une fois, j'ai adoré détestée la Commandante, le nouvel empereur, le compagnon d'Hélène et le directeur de la prison.

Je vous ai parlé de mon amour pour les trois personnages principaux, mais en fait, ce que j'aime particulièrement, ce sont les liens qui les relient. J'adore la relation Hélène-Elias, ou Elias-Laia, ou Cuisinière-Hélène ou Empereur-Commandante, ou Hélène-Sa famille, ou encore Elias et un nouveau personnage féminin. Juste wow ! Je n'ai pas de mots pour décrire pourquoi est-ce que les relations me semblent aussi riches et bien travaillés dans ce roman, mais elles le sont ! La seule façon pour vous de le découvrir est de le lire :P

Pour terminer, ce deuxième tome était rempli de rebondissements et de retournements de situation imprévus qui m'ont laissé complètement chamboulés. Je m'étais fais des hypothèses au fur et à mesure du roman, mais aucunes ne ce sont révélées juste (et habituellement, je suis assez douée pour découvrir les fins). Je ne l'ai pas mentionné, mais il ne faut pas oublier que toute cette histoire est en plus racontée par une plume magnifique, avec un vocabulaire riche et détaillé qui nous plonge réellement tête la première dans l'intrigue. Je suis très contente d'avoir pu lire ce deuxième tome, et j'ai très hâte de connaître la suite !

Sortie du tome 3 prévue à la fin avril 2018 (en anglais), donc on va espérer y avoir accès avant la fin de l'été ! Qu'est-ce que je vais faire, moi, d'ici là ? :O

(Si la longueur de cet article ne vous convainc pas que je veux que vous lisiez ce livre, alors je ne sais pas quoi faire !)

15/12
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