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12 octobre 2020

Anan : Le prince par Lili Boisvert

Auteur: Lili Boisvert
Éditeur: Éditions VLB
Collection: ---
Pages: 376
Parution: 15 juin 2020

Quatrième de couverture : 

Le Contient est dominé depuis toujours par le royaume d'Anan, État matriarcal aux armés invaincues qui s'appuie sur un système politique sophistiqué et le pouvoir de ses prêtresses pour assurer sa prospérité. 

Mais voilà qu'un pays longtemps tenu pour négligeable devient soudainement agressif; qu'une marchande cynique place ses pions dans la capitale pour renverser l'ordre établi; et que la souveraine d'un royaume rival exige, en échange d'une alliance militaire devenue indispensable, d'épouser le fils de la reine d'Anan. C'est à Chaolih, capitaine frondeuse au passé trouble, qu'est confié le commandement de l'équipage clandestin qui doit mener le prince à sa future - et terrifiante - épouse. Leur périple traversera une vaste forêt occupée par un peuple mystérieux que l'on dit cannibale...

Mon avis : 

J'ai acquis ce roman à l'occasion de l'événement "Le 12 août, j'achète un livre québécois" de cette année. Je l'ai choisi sur une suggestion qu'une booktubeuse québécoise (dont le nom m'échappe désormais, je suis vraiment désolé!) qui le présentait comme étant un très bon roman de fantasy basé sur l'empire romain, mais matriarcal. 

Dans cette histoire, nous suivons majoritairement la capitaine des armées terrestres du royaume d'Anan, Chaolih, ainsi que sa troupe au cours de leur périple pour conduire le prince sain et sauf à sa nouvelle promise. Les différentes péripéties nous permettent également de découvrir les différents systèmes politiques et martiaux mis en place par les différents royaumes, de même que les caractéristiques plutôt surprenantes d'un autre peuple plus que mystérieux. 

La première chose qui m'a frappée dès que j'ai débuté ma lecture, c'est la très belle plume de l'auteure. Elle utilise un vocabulaire très riche pour dépeindre les lieux et les actions de son récit. J'ai immédiatement senti que j'avais affaire à une auteure très littéraire, qui sait peser chaque mot et les choisit soigneusement pour refléter exactement ses idées. 

Toutefois, bien que les mots étaient très bien choisis et rendaient le texte très beau, il ne m'a pas permis de m'immerger complètement dans l'histoire. Je ne pourrais l'expliquer, mais je n'ai pas été en mesure de m'imaginer tant les endroits que les personnages ont visité que leur apparence. De plus, les dialogues étaient plutôt simples, et ne permettaient pas, de mon point de vue, de sentir réellement l'évolution des émotions des personnages au cours de la conversation. 

Concernant l'histoire en tant que telle, je l'ai trouvé bien développée, mais somme toute assez classique. De plus, les actions se déroulaient très rapidement, ce qui peut être un point positif pour plusieurs lecteurs mais, de mon côté, j'aurais préféré que l'on s'attarde plus longuement sur les différentes péripéties et que l'auteure prenne la peine de bien me situer dans le décors avant de mettre en branle les personnages. Cela rejoint un peu mon observation précédente concernant les descriptions. 

Au niveau des personnages, j'ai trouvé que Chaolih était un personnage intéressant, qui a toujours des plans d'opération un peu foireux pour tout, mais qui parfois réagit un peu trop impulsivement ou de façon inconséquente avec sa formation martiale (notamment lors de la scène à la fin de la première partie du livre). Son passé ne m'a malheureusement pas réellement intriguée ou intéressée. Je ne me suis par attachée à beaucoup d'autres personnages, hormis peut-être Midora.  

Finalement, l'auteure a voulu introduire plusieurs concepts dans son livre, notamment en faisant de la société un état gouverné par les femmes. Elle s'est donc amusée à renverser l'ensemble des concepts, simplement pour en exposer le résultat. Bien que j'ai trouvé l'idée de base très intéressante et originale, je suis finalement venue à la conclusion que cela ne changeait rien à l'histoire dans les faits, hormis que nous suivons majoritairement des protagonistes féminins qui n'apportent pas réellement un nouvel éclairage sur le monde. Je comprends ce que désirait faire l'auteure, mais je crois que le concept aurait dû être encore plus développée, afin que nous puissions constater de réels effets sur la société. Quelles sont les pratiques qui apparaîtraient, et lesquelles disparaîtraient ? Quelles sont les valeurs que les femmes auraient mis de l'avant qui aurait fait en sorte de changer le monde tel que nous le connaissons ? Comment les relations entre les deux sexes sont-elles modifiées par un déséquilibre des forces en jeuu ? 

Somme toute, il s'agissait d'un bon roman avec une idée de base très originale, mais qui n'a pas été bien exécutée et développée à son plein potentiel à mon avis. Malheureusement, je ne crois pas que je poursuivrai ma lecture de la série, et ce considérant que je ne me suis pas assez attachée à l'univers et aux personnages, particulièrement à celui de Chaolih. Il s'agit toutefois d'une très bonne entrée en matière pour les personnes qui voudraient commencer à apprivoiser le genre de la fantasy et souhaite découvrir une histoire qui progresse rapidement et, si c'est le cas, n'hésitez surtout pas à le lire. 

12 mai 2020

Les Guerriers de Ténèbres tome 1 : La Quête du Griffon par Katherine A. Ouellet

Auteur: Katherine A. Ouellet
Éditeur: Luzerne Rousse
Collection: ---
Pages: 466
Parution: 10 novembre 2018


Quatrième de couverture : 

Le monde de Théïa est à feu et à sang. Sentant que le temps lui est désormais compté, l’Enchanteresse Rowenna de Sora décide de faire renaître un ancien
ordre : celui des Guerriers de Lumière.

Apprivoisant encore leurs pouvoirs, et essayant de ne pas se laisser consumer par eux, les six adolescents formant l’Ordre devront traverser la moitié du continent pour aller défier l’usurpatrice du trône de Morthos, la reine Morganne, ainsi que l’Ombre, son bras droit.

Leur destinée étant de combattre le mal qui gangrène le continent d’Isédia, renverser Morganne n’est que la première tâche qui sera imposée aux Guerriers.

Mon avis : 

Ce roman raconte l'histoire de 6 adolescents qui, malgré eux, sont recrutés dans le fameux ordre des Guerriers de Lumière afin de combattre le mal sur le continent d'Isédia. Ces Guerriers existent également afin de protéger les mortels des dieux et déesses de ce monde pendant que ceux-ci se livrent une guerre dans le panthéon céleste, guerre où les mortels sont utilisés comme des jouets par les divinités. 

La particularité des Guerriers de Lumière réside dans le fait que chacun de ses membres est le porteur d'une pierre de pouvoirs liés aux éléments. Dans ce premier tome, nous apprenons à connaître ces six futurs guerriers et suivons leur apprentissage de la magie au fil des obstacles qui se dresseront sur leur chemin. 

Je le dis d'emblée, je n'ai pas apprécié cette lecture. Ce livre comporte plusieurs problématiques majeures pour moi, qui ai lu énormément de fantasy, que ce soit de niveau jeunesse, young adult ou adulte, mais je regrouperais l'ensemble de ma critique sous un seul point: ce livre n'est pas adressé au bon public. 

Je suis d'avis que j'aurais beaucoup mieux apprécié cette lecture lorsque j'étais âgée entre 9 à 13 ans. Voici pourquoi.  

Tout d'abord, son contenu est tout d'abord tout à fait adéquat pour des enfants de cet âge, et ce considérant qu'aucune scène de violence excessive ou d'autre contenu plus adulte n'était présente. De plus, le vocabulaire utilisé par l'auteure est adapté pour ce genre ce public, les phrases utilisées étant courtes et rythmées et utilisant un vocabulaire simple. 

De plus, les personnages ont le tempérament et le caractère que pourrait avoir des enfants de 9 à 13 ans dans leurs enfantillages, de telle sorte qu'un lecteur se trouvant dans cette même tranche d'âge se projetterait sans doute mieux dans les aventures de ceux-ci. Ainsi, en choisissant de rediriger l'oeuvre vers un autre public cible, la plupart des éléments problématiques soulevés au cours de ma lecture disparaissent d'eux-mêmes. 

Toutefois, malgré ce changement de cap, j'ai tout de même relevé plusieurs incohérences dans le roman. Mentionnons tout d'abord Adryan et ses pouvoirs. Je ne vois aucun problème à ce que l'auteure nous dépeigne un personnage comme Adryan, qui a plusieurs ressources à sa disposition, notamment la possibilité de lire dans les pensées. Toutefois, j'aurais aimé que cette particularité soit pleinement exploité par le personnage, et lui permette ainsi d'être un peu plus omniscient, en connaissance de son environnement. Au contraire, Adryan n'est pas à l'aise de faire confiance à ses compagnons ou toute autre personne, alors même qu'il a la capacité de lire dans leurs pensées en tout temps. Il n'y a donc, à mon avis, aucune logique à l'existence des doutes et des peurs de ce personnage, plus particulièrement par rapport à un certain représentant de la race elfique rencontré dans le roman... 

Par la suite, j'ai trouvé que plusieurs des réactions des personnages n'étaient pas crédibles. Prenons par exemple le personnage de Kérinne. Kérinne vit dans ce roman un énorme chamboulement dans sa vie, et semble accepter d'emblée son nouveau destin et sa nouvelle façon de vivre. Au surplus, elle est immédiatement meilleure que les autres ou équivalente en talent et en habilité dans plusieurs disciplines qu'elle ne pratiquait pas auparavant, ce qui n'est pas logique à mon sens. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais il illustre à mon sens une problématique de ce roman, ce qui rend ses personnages un peu moins crédibles à mes yeux. 

Finalement, j'ai certaines réserves à soulever relativement au rythme de l'oeuvre. J'ai trouvé que les actions s'enchaînaient extrêmement rapidement, au point que je n'avais pas le temps de comprendre la difficulté d'une épreuve traversée par les personnages ou l'environnement entourant nos protagonistes avant que nous passions immédiatement à la scène suivante. De plus, il y avait également certains moments où les personnages se chamaillaient ou discutaient alors qu'ils étaient au beau milieu d'une course-poursuite, ce qui leur aurait alors valu de se faire rattraper très rapidement selon moi. 

Malgré ce bémol de mon côté, je crois toutefois que d'autres saurons apprécié ce rythme accéléré, qui ne laisse pas une seule seconde de répit au lecteur. 

Notons également que ce commentaire s'applique aussi au début de l'histoire, où l'auteure m'a perdu pendant les cinquante premières pages avec un afflux d'informations trop important et des enjeux politiques qui n'avaient finalement pas un grand impact sur le reste de l'histoire. J'aurais préféré que l'on me fasse découvrir progressivement les différents royaumes et leur culture, de même que les différentes divinités de ce monde. J'aurais ainsi eu le temps d'assimiler chacune de ces informations, pour ainsi mieux comprendre les enjeux politiques de ce continent. 

En bref, je n'ai malheureusement pas apprécié cette histoire, mais je suis certaine qu'un public plus jeune, âgé entre 9 et 13 ans, saurait mieux l'apprécier qu'un public jeune adulte. 

18 septembre 2018

Six of Crows par Leigh Bardugo

Auteur: Leigh Bardugo
Éditeur: Milan
Collection: ---
Pages: 559
Parution: 18 mai 2016


Quatrième de couverture: 

Ketterdam, plaque tournante du commerce international où tout peut être acheté si on y met le prix - personne ne sait ça mieux que le criminel prodige Kaz Brekker. Kaz se voit offrir une chance à un cambriolage mortel qui pourrait le rendre riche au-delà de ses rêves les plus fous. Mais il ne peut y arriver seul...

Un condamné ayant soif de vengeance.
Un tireur d'élite accro aux jeux d'argent.
Un fugitif au passé privilégié.
Un espion appelé le Spectre.
Un Heartrender utilisant sa magie pour survivre dans le bidonville.
Un voleur avec un don pour les évasions les plus improbables.
L'équipe de Kaz est la seule qui pourrait faire obstacle entre le monde et sa destruction, s'ils ne s'entretuent pas avant.

Mon avis: 

Ce livre, j'en ai entendu parlé partout ! Que ce soit sur les blogs, les chaînes Youtube et même Livraddict dans le cadre du Prix Livraddict 2016, il fut un temps où il était omniprésent ! La poussière est un peu retombée depuis, bien que Leigh Bardugo semble maintenant devenue une auteure incontournable en Young Adult ! Suivant la tendance, les Éditions Milan ont donc décidé de publier les autres tomes rédigés par cette auteure, à notre plus grand bonheur ! En font donc partie les 3 tomes des Grishaverse, de même que la duologie de Six of Crows ! En espérant que les autres romans prévus pour l'année prochaine suivent le pas.... !

Dans cette histoire, nous suivons un groupe de six adolescents plus atypiques les uns que les autres, mais tous considérés comme renégats, qui se voit confié une mission impossible: capturer un otage, prisonnier d'une des plus grande forteresse du monde, afin de toucher une récompense incommensurable. Malgré leurs personnalités et objectifs différents, ils s'associeront afin de mener à bien cette mission, et ce coûte que coûte malgré leurs divergences.

De par l'introduction un peu trop longue et assez transparente, vous aurez compris que j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce livre ! Je ne crois pas avoir jamais lu quelque chose comme ça, qui s'adresse à un public Young Adult tout en ne prenant pas les lecteurs pour des idiots. L'intrigue était vraiment intéressante et ramifiée: tout est interconnectée, du plus petit détail anodin du départ jusqu'à la conclusion finale ! Il faut dire qu'avec un personnage comme Kaz Brekker, elle n'avait pas vraiment le choix !

Il y a deux éléments qui ont su me conquérir. D'abord, l'auteure ne se gêne pas pour mettre des bâtons dans les roues à ses personnages ! Les plans de Kaz semble toujours prévoir toutes les éventualités possibles et sont extrêmement bien pensés, mais l'auteur réussit tout de même à toujours lui semer des embûches supplémentaires, le forçant à réviser l'entièreté de son plan sur le vif. Comme la facilité dans une intrigue a tendance à me décevoir, j'ai été agréablement surprise par cette histoire ! Cela est rafraîchissant en fantasy, mais surtout en Young Adult !

Ensuite, l'autre grande force de ce livre est ses personnages. Je les ai tous adoré, sans exception ! On ne peut que s'attacher à chacun d'entre eux ! L'auteure a fait un magnifique travail avec ceux-ci : on apprend à les découvrir petit à petit, par des flashback ici et là qui permettent de connaître leur histoire, et donc les événements qui ont forgé leur personnalité et expliquent leur comportement actuel. Leurs personnalités sont tellement complexes que j'avais autant, sinon plus, hâte de découvrir leur passé que les péripéties de l'histoire principale. Je ne pourrais pas tous vous les décrire ici, mais mentionnons simplement que Inej et Nina sont mes préférées, mais que j'aime aussi beaucoup Kaz, Jesper, Wylan et Matthias, chacun à leur façon.

J'ai aussi adoré la plume de l'auteure. Dès les premières lignes, j'ai su que j'allais aimé ce livre, peu importe son contenu. Pour moi, la façon de rédiger une histoire a beaucoup d'importance, tellement qu'une bonne histoire mal rédigée pourrait me rebuter ! Mais ici, n'ayez aucune crainte: Leigh Bardugo a un énorme talent ! Moi qui n'aime pas les superhéros, je suis presque tentée de découvrir son nouveau roman "Wonderwoman" afin de retrouver sa plume enchanteresse !

J'ai cherché pendant très longtemps, mais je ne parviens toujours pas à trouver de points négatifs à ce livre. Tout est question d'appréciation, toutefois. Certains diront que les flashback ralentissent l'histoire et les empêchent d'être réellement dans l'action. D'autres clameront plutôt que la plume est très descriptive et lourde, ralentissant le rythme de l'histoire. Finalement, on pourrait aussi dire que l'auteure se concentre trop sur le développement de ses personnages plutôt que sur l'histoire principale, et que celle-ci aurait donc pu soulever des enjeux plus complexes si elle avait consacré plus de temps à son développement. Mais pour moi, ce roman était tout simplement incroyable <3

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout en commentaire !


25 mars 2018

Cavalier vert par Kristen Britain

Auteur: Kristen Britain
Éditeur: Milady
Collection: Fantasy
Pages: 599
Parution: 28 août 2015


Quatrième de couverture: 

Karigan G'ladheon, jeune fille éprise d'aventure, s'enfuit après avoir été exclue de son école pour avoir défié en duel le fils d'un gouverneur de province. Elle croise alors un Cavalier Vert, l'un des légendaires messagers du roi qui lui demande dans un dernier souffle de porter un message à son souverain. Sans même prendre connaissance de la missive, elle fait le serment de la remettre en mains propres, scellant ainsi son destin, car elle est soudain magiquement investie de la mission qu'elle vient d'accepter : devenir un Cavalier Vert. Dès lors, traquée par des assassins au service d'un mystérieux sorcier, Karigan ne peut compter que sur sa fidèle monture et les mystérieux pouvoirs qu'elle va se découvrir.

Mon avis: 

Cela faisait bien longtemps maintenant que j'avais envie de lire un ouvrage de pure fantasy, et mon choix s'est porté sur celui-ci puisque 1) il était en ma possession 2) cela faisait presque 2 ans qu'il était en ma possession et 3) j'aime les chevaux xD 

Nous rencontrons ici Karigan G'ladheon, alors qu'elle décide de fuir son école située à Selium, pour retourner directement chez elle à Corsa. Or, sur le chemin, elle rencontre par hasard un Cavalier Vert  (et sa monture) aux portes de la mort, qui lui fait jurer de porter un message ultra important au roi. Pour le reste : Magie. Chevaux. Course Éperdue. Aventure. Intrigue complexe. Personnages génialissimes. Politique. Je n'en avais pas besoin de plus ! 

Tout d'abord, mentionnons que le monde créé par l'auteure est très dense et complexe. Toutefois, celle-ci prend bien son temps pour nous acclimater à l'ensemble, plus particulièrement aux relations politiques qui existent entre les différents pouvoirs en place. Ainsi, l'intrigue s'enrichit sans s'alourdir ! Le fait de pouvoir complexifier son histoire de cette façon donne ensuite beaucoup de liberté à l'auteure pour jouer avec les divers éléments mis en place, et donc faire des révélations tout à fait inattendues, mais qui ont d'énormes impacts ! Le seul élément que j'aurais aimé avoir pour m'aider à mieux me repérer dans l'histoire est une carte du monde. Peut-être y en a-t-il une dans la version Bragelonne, mais la version Milady n'en comporte pas... Cela m'aurait grandement aidé à situer les événements les uns par rapport aux autres ! 

Puis, je suis rapidement tombée sous le charme de l'ensemble des protagonistes présentés, sauf peut-être les méchants dont je n'ai pas vraiment compris les motivations ! Ceux-ci étaient tous riches et très bien développés, que ce soit les Cavaliers Verts, Zacharie, Mel, le père de Karigan, son intendant principal, Jendara et son compagnon et même Cheval ! Et puis, que dire de Karigan, cette fougueuse jeune fille qui prend presque toujours les bonnes décisions (ou du moins, pas celles qui nous font lever les yeux au ciel) ! J'ai adoré la suivre, tant pour son aventure que pour son développement psychologique ! 

Au niveau de l'aventure de Karigan, il y a un petit point que m'a un peu dérangé, et c'est le morcellement de l'intrigue. En effet, les obstacles que doit surmonter Karigan s'enchaînent un à la suite de l'autre, avec un chapitre dédié pour chacun, sans qu'il n'y ait aucun lien entre eux. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme dans le Seigneur des Anneaux, pour toute la partie ou Sam et Frodon marchent vers le volcan avec Gollum: les problèmes s'enchaînent et, une fois que l'un d'eux est résolu, on passe au suivant sans suite logique. Ce n'est pas que je n'aime pas qu'il y ait des obstacles diversifiés sur le chemin des personnages, c'est seulement que j'aime lorsqu'ils sont reliés entre eux et ont une raison d'être ! 

Finalement, j'ai vraiment apprécié la plume de l'auteure ! Elle était très descriptive, mais cela rendait le récit d'autant plus immersif. Les combats étaient très bien imagés, de même que les interactions de Karigan avec Cheval. Pour répéter les propos d'une blogueuse que j'ai lue, cela se voit que l'auteure apprécie les chevaux ! J'ai aussi lu que certaines personnes auraient destinés ce roman à un public jeunesse,  mais je ne peux adhérer à cette idée. D'abord, comme je viens de le mentionner, la plume de l'auteure est très riche, et je ne crois donc pas qu'il serait aisé pour un jeune adolescent de lire un tel ouvrage. De plus, j'ai personnellement trouvé que certaines thématiques abordées dans le roman s'adressaient plus à des adultes qu'à un public jeunesse, bien qu'il n'y ait pas eu de romance ou de scènes érotiques dans ce livre (Dieu merci !). Je ne suis pas contre cela, mais je trouve que les auteurs ont tendance à les intégrer à des endroits inappropriés dans leur récit, ce qui a habituellement pour effet de discréditer totalement leur histoire ! Or, ici, l'auteure s'est écartée de cette voie, ce qui est très apprécié par la lectrice que je suis ! 

Au final, il s'agissait d'une très bonne lecture, que je vous conseille vivement si vous avez envie dans vous plongez dans une histoire de High Fantasy. Bien que la plume de l'auteure et l'univers soit riche, je crois tout de même que cette série est accessible pour un large public, même si je suis convaincue qu'elle s'adresse d'abord et avant tout à des adultes ! De plus, Karigan est un personnage féminin badass à découvrir, d'autant plus qu'elle ne tombe pas dans les bras du premier venu ! J'ai personnellement très hâte de découvrir la suite ! 

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ?


14 mars 2018

Les belles par Dhonielle Clayton

Auteur: Dhonielle Clayton
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 465
Parution: 22 février 2018


Quatrième de couverture: 

Dans le monde opulent d’Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.

Or Camélia ne veut pas se contenter d’être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d’Orléans pour s’occuper de la famille royale et d’être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s’avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent…

Mon avis :

J'ai reçu ce roman dans le cadre de mon partenariat avec la maison d'édition Robert Laffont Canada, que je remercie grandement pour cet envoi !

L'histoire des belles se déroule dans un univers créé de toute pièce par l'auteure, où tous les êtres humains naissent avec la peau grise, les yeux rouges et des cheveux raides comme de la paille. C'est là qu'interviennent les Belles : elles ont le pouvoir de modifier l'apparence des individus de leur choix, moyennant bien sûr quelques spintrias (monnaie courante du royaume). Notre personnage principal, Camélia, fait partie de cette classe à part. Or, chaque année, les Belles officielles du royaume cèdent leur place à leur  successeur, les Belles de la nouvelle génération. Cette année, c'est au tour de Camélia et ses sœurs d'entrer à la Cour, et celle-ci veut à tout prix être la favorite, la Belle attitrée aux services de la famille royale !

En commençant ce livre, je ne m'attendais à rien. Je n'avais pas lu son résumé et, comme il venait tout juste de sortir en librairie, je ne connaissais pas les avis des autres lecteurs. Je suis immédiatement tombée sous le charme de la plume de l'auteure ! Bien qu'elle soit très descriptive, l'auteure a tout de même porté une attention particulière à imager ses propos, rendant le tout très immersif. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une telle qualité en littérature Young Adult, et cela s'est révélé très rafraîchissant !

Le deuxième point sur lequel j'ai tout de suite accroché est l'univers qui est mis en place ici. On se retrouve dans un monde tout à fait inédit, s’apparentant quelque peu aux mondes dystopiques que l'on peut retrouver dans d'autres romans de la Collection R. Toutefois, au lieu de prendre cette voie "facile", l'auteure a plutôt décidé de rester dans la fantasy. Cela rend le récit et les actions des personnages tout a fait imprévisible, contrairement à la façon plutôt linéaire qu'évolue les dystopies ! Cela m'a vraiment plu, et je suis d'autant plus curieuse de voir ce que l'auteure nous réserve pour la suite !

J'ai aussi beaucoup accroché sur la thématique principale du roman, soit l'obsession de l'apparence. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un sujet qui vient me chercher en temps normal, j'ai trouvé que la façon qu'il était traité ici le rendait très intéressant ! L'auteure a mentionné, via un courriel envoyé aux membres de la Newsletter de la Collection R, qu'elle-même avait eu une énorme obsession pour son apparence durant son adolescence. Ainsi, à travers ce livre, elle souhaitait pousser à l'extrême cette obsession, afin notamment d'initier une conversation à ce sujet pour démentir cette quête de l'irréalisable. Cet objectif en est un louable à mon avis et, en gardant cette perspective en tête, je me suis effectivement rendue compte que l'auteure amenait une discussion sur le sujet, particulièrement à travers le développement de la pensée de son personnage principal !

Justement, ce personnage, qu'est-ce que j'en ai pensé ? Eh bien, je dois avouer que je croyais ne pas trop aimé Camélia au début. Elle m'apparaissait comme une jeune fille superficielle, vivant dans un monde superficiel et avec des objectifs tout aussi superficiels. Mais au final, elle est incroyablement complexe. Elle a ce désir de vouloir aider les autres à tout prix, mais en même temps elle ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Si elle veut dire quelque chose, elle ne passera pas par quatre chemins pour le dire ! Bon, un peu moins qu'Edel, une autre de ses soeurs, mais tout de même ! Et que dire de son développement psychologique ! Dans le royaume, tout le monde veut être la plus belle personne... Or a un certain moment, il devient difficile de grader les gens en fonction de leur beauté si tout le monde affiche en permanence la version parfaite de soi-même ! Cela amène une belle réflexion sur le véritable sens de la beauté, et aussi de l'originalité, qui m'a particulièrement intéressé.

Puis, les relations que Camélia tisse avec les autres personnages étaient aussi très bien construites. Que ce soit avec sa suivante, Sophia, son garde personnel, les autres Belles ou certains membres de la Cour, l'auteure sait exactement comment faire pour nous faire ressentir les émotions qu'elle veut. Il ne faut toutefois pas oublier que, dans un monde régit par les apparences, on ne sait jamais vraiment à qui se fier, et c'est particulièrement à ce moment que l'adage "Il ne faut pas se fier aux apparences" devient important !

Au final, ce premier tome était une excellente lecture, que je recommande à tous ceux et celles qui seraient intéressés par la thématique de la beauté, mais aussi par la découverte de ce splendide univers et de ces merveilleux personnages !

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Vous intéresse-t-il ? Dites-moi tout en commentaires !


19 janvier 2018

Légendes du Monde Émergé tome 3 : Les derniers héros par Licia Troisi

Auteur: Licia Troisi
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 456
Parution: 3 janvier 2013


Quatrième de couverture: 

Le Monde Émergé est sur le déclin. La peste propagée par le roi des Elfes se répand, et le seul antidote connu ne suffit pas à soigner tous les malades. Alors que tout espoir semble perdu, Adhara décide de ne plus s'opposer à son destin et de devenir Sheireen, la créature née pour combattre le mal absolu.

Mon avis: 

J'ai lu ce roman il y a maintenant près d'un an et demi, et il ne m'a pas laissé un souvenir très marquant, contrairement à ce qu'ont pu être les finales de Chroniques du Monde Émergé et de Guerres du Monde Émergé, qui sont encore très fraîches dans ma mémoire après plus de 7 ans. Je ne sais pas pour vous, mais moi, cela me donne un bon indice sur mon appréciation de cette trilogie, et plus particulièrement du 3e et dernier tome... 

Nous retrouvons ici Adhara, dans un Monde Émergé sur le bord du chaos. De nouveaux ennemis attendent les habitants à la frontière de leur monde, qui devront tout faire pour résister à cet envahisseur. Nous suivons donc encore une fois Amhal, Amina, Kalth et Adhara a tour de rôle, en plus de ces autres personnages mystérieux.

Dans l'ensemble, je me souviens avoir été happée par l'histoire, puisque l'on rentre ici au coeur d'un conflit important pour le Monde Émergé. On constate l'évolution impressionnante des personnages d'Adhara, de Kalth et d'Amina, qui se jettent corps et âme, chacun à leur façon, dans cette guerre. Un nouvel objectif apparaît à Adhara, qui tentera par tous les moyens de l'atteindre, et ce afin d'éradiquer définitivement la maladie de leurs terres. L'intrigue est intéressante, quoique pas aussi haletante que je l'aurais souhaité pour un dernier tome dans cet incroyable monde qu'a créé l'auteure.

Encore une fois, j'ai été quelque peu déçue de la plume de l'auteure. Même si je l'ai mentionné dans les deux chroniques précédents de cette trilogie, je rappelle que cette déception est en fait liée à mon adoration des deux premières trilogies, que j'avais tout simplement adoré ! Ainsi, en ayant ce souvenir en tête, j'avais de très hautes attentes envers cette dernière trilogie, et j'avoue avoir été quelque peu déçue, d'abord par le personnage principal, qui n'est pas à la hauteur de Nihal ou de Doubhée, mais aussi par le fait que la plume était beaucoup moins descriptive et immersive que dans mon souvenir. L'écriture n'est pas mauvaise pour autant, mais disons qu'après avoir lu Le trône de fer ou d'autres livres de fantasy destinés aux adultes, je n'ai pas été hautement impressionnée.

Pour finir, bien que la fin soit en adéquation avec l'ensemble de l'intrigue, je suis d'avis qu'elle aurait pu un peu mieux clôturer l'ensemble des 3 trilogies se déroulant dans le Monde Émergé. J'ai été quelque peu déçue à ce niveau... Mais peut-être est-ce que l'auteure a agi ainsi parce qu'elle avait prévue une suite, à la base ? Mon coeur de lectrice croise fort les doigts de pieds mais, depuis le temps, on dirait que je n'y crois plus... Tout de même, pour moi, les meilleures trilogies du Monde Émergé resteront toujours celles de Nihal et de Doubhée, et celle-ci n'arrivera pas à entacher le plaisir que j'ai eu à les lire durant mon adolescence ! Je décrète donc que ma fin à moi, c'est celle du troisième tome de Guerres du Monde Émergé.

Bref, cet avis un peu brouillon m'a bien permis de constater que je ne crois pas que je suis intéressée ni à lire les autres livres de l'auteure, ni à effectuer une relecture des deux premières trilogies. J'ai tellement peur d'entacher le souvenir que j'en ai, comme cela m'est déjà arrivée avec d'autres séries, que je préfère les garder là où elles sont excellentes: dans ma mémoire.

Sur ce, dites-moi en commentaire si vous avez déjà lu du Licia Troisi et, si oui, si vous me recommandez tout de même de lire La fille dragon ou Les royaumes de Nashira. Peut-être changerai-je d'avis, qui sait ?

29 octobre 2017

Une flamme dans la nuit par Sabaa Tahir

Auteur: Sabaa Tahir
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 541 pages
Parution: 17 novembre 2016


La suite de Une braise sous la cendre... 

Quatrième de couverture: 

Tu as compris, Laia, ils nous pourchassent. Il n'y a aucun moyen de quitter la ville. La peur est notre meilleur guide, elle nous maintiendra en vie. 

Elias a toujours voulu quitter Blackliff pour enfin devenir libre. Mais ce rêve à un prix: Laia, une jeune résistante, lui permettra de fuir s'il l'aide à faire évader son frère, enfermé dans la pire prison de Blackliff. 

Malgré le risque, Elias n'hésite pas une seconde et décide de forcer son destin. Traqués par les Martiaux, les fugitifs ignorent que ce voyage les conduira jusqu'au coeur de l'Empire, où des dangers plus périlleux encore les attendent... 

Mon avis: 

Je trouve toujours cela particulièrement difficile de faire un avis coup de coeur sur un livre que j'ai adoré. J'ai toujours l'impression que je suis incapable de communiquer exactement mon appréciation du livre. J'aimerais en dire tellement plus que ce qu'une simple chronique peut contenir, mais en même temps je ne veux pas spoiler mes lecteurs (sinon vous ne voudrez plus les lire, ces coups coeur, alors quel intérêt ?). 

C'est exactement comme ça que je me sens actuellement, en essayant de chercher les mots exacts  à employer pour vous convaincre de lire cette série incroyable...! Je commencerais donc par ceci : original, réaliste, complexe, imprévisible et X 

Pour vous remettre un peu en contexte, nous suivons dans cette histoire les péripéties d'Elias, un soldat d'élite du peuple des Martiaux, et Laia, une Érudite faisant partie de la Résistance. En échange de sa libération, Elias a promis à Laia de l'aider à libérer son frère, enfermé dans la pire prison de Blackliff. Nous les retrouvons au moment de leur fuite de la ville, pendant laquelle un événement décisif pour le reste de l'histoire se produira. Nous avons aussi l'addition du point de vue d'Hélène dans ce deuxième tome, ce que j'ai particulièrement apprécié considérant qu'elle est un de mes personnages favoris.

Vous l'aurez compris, l'auteure étend les horizons de son univers en faisant voyager ses personnages au rythme de leur fuite. L'intrigue se tourne un peu plus vers la politique à certains égards, et cela ajoute beaucoup à l'histoire. Il est très rare que l'aspect politique soit aussi présent dans un roman destiné à un public Young Adult, et je ne comprend toujours pas pourquoi ! Pour moi, cela ajoute une profondeur et une plus-value à l'ensemble de l'oeuvre.

Ce que j'apprécie particulièrement de cette série, c'est qu'elle est imprévisible. En effet, alors qu'on s'attend à ce que l'auteure choisisse la voie évidente, comme dans la plupart des séries, elle n'en fait rien et trouve toujours une façon rocambolesque mais plausible de résoudre les événements. Pour illustrer mon propos, considérons par exemple la fin du premier tome. Alors que la prophétie des Augures menaient vers une solution simple visant Elias et Hélène et qui aurait été particulièrement adaptée pour la gestion de la ville, l'auteure a décidé à la dernière seconde de ne pas nous offrir la fin parfaite sur un plateau d'argent. Au lieu de cela, on se retrouve dans le pire scénario envisageable dans le contexte ! Eh bien, le même genre de retournement de situation survient encore une fois dans ce tome ! Accrochez-vous bien, vous ne les aurez sans doute pas vu venir ! (Et si vous les aviez devinés avant qu'ils ne soit révélé, chapeau à vous !)

Le côté fantasy prend de plus en plus de place dans l'univers, sans jamais que l'on sente qu'il est imposé et apparu de nulle part. Tout coule de source et a une raison d'être, une place préétablie dans le monde. L'univers n'en est que plus riche et intéressant, et il me tarde de voir comment l'intrigue sera influencée par ses nouveaux éléments dans les prochains tomes.

J'en arrive à ma partie préférée : les personnages ! Dans ce tome, on retrouve encore la force d'Elias, mais sous une toute autre forme. Il continue à croire en ses idéaux, mais il évolue au travers de ses expériences. Le développement de sa psychologie est particulièrement intéressant, surtout au contact d'une certaine personne. Bien que sa trop grande confiance en ses capacités tend à le mettre dans des situations précaires, il n'en demeure pas moins un personnage extrêmement intelligent dont le réalisme m'impressionne à chacune de mes lectures. Ensuite, nous avons Laia. Les épreuves qu'elle traverse dans ce 2e tome change beaucoup sa personnalité, et pour le mieux. Elle prend de plus en plus confiance en elle-même. Même si certaines de ses décisions sont influencées par sa grandeur d'âme plutôt que par sa logiques, lui causant alors des ennuis, il n'en demeure pas moins qu'elle reste un personnage qui a une tête sur les épaules (et ce, même au niveau de ses relations plus qu'amicales).

Finalement, j'ai aussi beaucoup apprécié le personnage d'Hélène dans ce tome. Étant devenue la Pie de Sang, elle doit maintenant servir aveuglément le nouvel empereur et le royaume. J'ai grandement admiré son courage face à toutes les épreuves qu'on a pu lui faire subir. Son honneur est sans limite : elle sert son royaume, peu importe ce qui arrive et ce qui lui est demandé. Elle a aussi le lourd fardeau de représenter la Gens Aquilla auprès de l'empereur (et de la protéger), et c'est là aussi l'une des raisons de son obéissance aveugle. Il s'agit d'un personnage féminin très fort de caractère, mais qui en même temps possède des émotions complexes qu'elle réussit à camoufler de par son entraînement militaire. Elle est sans contredit mon personnage préférée. Encore une fois, j'ai adoré détestée la Commandante, le nouvel empereur, le compagnon d'Hélène et le directeur de la prison.

Je vous ai parlé de mon amour pour les trois personnages principaux, mais en fait, ce que j'aime particulièrement, ce sont les liens qui les relient. J'adore la relation Hélène-Elias, ou Elias-Laia, ou Cuisinière-Hélène ou Empereur-Commandante, ou Hélène-Sa famille, ou encore Elias et un nouveau personnage féminin. Juste wow ! Je n'ai pas de mots pour décrire pourquoi est-ce que les relations me semblent aussi riches et bien travaillés dans ce roman, mais elles le sont ! La seule façon pour vous de le découvrir est de le lire :P

Pour terminer, ce deuxième tome était rempli de rebondissements et de retournements de situation imprévus qui m'ont laissé complètement chamboulés. Je m'étais fais des hypothèses au fur et à mesure du roman, mais aucunes ne ce sont révélées juste (et habituellement, je suis assez douée pour découvrir les fins). Je ne l'ai pas mentionné, mais il ne faut pas oublier que toute cette histoire est en plus racontée par une plume magnifique, avec un vocabulaire riche et détaillé qui nous plonge réellement tête la première dans l'intrigue. Je suis très contente d'avoir pu lire ce deuxième tome, et j'ai très hâte de connaître la suite !

Sortie du tome 3 prévue à la fin avril 2018 (en anglais), donc on va espérer y avoir accès avant la fin de l'été ! Qu'est-ce que je vais faire, moi, d'ici là ? :O

(Si la longueur de cet article ne vous convainc pas que je veux que vous lisiez ce livre, alors je ne sais pas quoi faire !)

15/12
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19 octobre 2017

Une braise sous la cendre par Sabaa Tahir

Auteur: Sabaa Tahir
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 523 pages
Parution: 15 octobre 2015


Quatrième de couverture: 

"Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t'écraserai."

Autrefois, l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale et dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté... et sauver ceux qu'ils aiment. 

Mon avis: 

J'ai entamé ce premier tome sous la recommandation d'énormément de blogueurs et de youtubers, qui avaient tous eu un coup de coeur pour cette histoire. C'est donc avec un certain niveau d'attente que j'ai commencé cette lecture, et laissez-moi vous dire que celles-ci ont amplement été dépassées ! 

Dans cette nouvelle série, nous suivons en parallèle les vies de Laia et d'Elias. Elias est un soldat d'élite, un Mask, à la personnalité très forte, qui termine sa formation à Blackliff. Laia, quant à elle, est une jeune Érudite, esclave depuis peu. Je n'ai pas vraiment envie de vous en dire plus.... À mon avis, on doit se lancer dans ce roman en en connaissant le moins possible sur l'histoire ! Ce n'est que là que sa magie peut pleinement opérer !

Le premier élément que je tenais à soulever à la suite de ma lecture, c'est la qualité de la rédaction de l'ouvrage. C'est juste incroyablement bien détaillé, avec un rythme soutenu qui nous tient en haleine du début à la fin ! L'auteure axe sur les bons éléments, et chaque petit détail est important pour la suite des choses sans qu'il n'appesantisse l'histoire. Le vocabulaire est soutenu, et la description des événements permet vraiment de les vivre avec Elias, Laia et tous les autre personnages du roman. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman classé "Jeunesse" d'une aussi grande qualité littéraire. Cela s'apparente, à mon avis, à la richesse de la rédaction de La passe-miroir de Christelle Dabos. 

Ensuite, j'ai eu un énorme coup de coeur pour les personnages. Ils sont extrêmement complexes et bien fouillés, sortent des stéréotypes et par-dessus tout sont rationnels dans leurs actions. J'adore aussi les liens que l'auteure réussit à créer entre ses personnages, que ce soit l'amour, l'amitié, la haine, la culpabilité, le sentiment d'injustice, etc. Tout est bien fait à ce niveau. Mes personnages préférés sont Hélène et Elias, et j'aime aussi beaucoup la force de caractère de Laia et d'Izzy. Je ne nomme que ceux-là, mais je me suis clairement attachée à tous les personnages du roman (et je déteste bien profondément ceux que l'on doit détester). Leurs idéaux valent la peine d'être mis de l'avant, et on ne peut que les féliciter de continuer à y croire dans leurs situations.

En plus de cela, ces merveilleux personnages évoluent dans un univers riche et complexe. J'ai adoré le mélange de la fiction à la réalité au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. On sent que certains personnages seront très importants pour la suite des choses, puisqu'ils sont les marionnettistes contrôlant les actes des gouvernants de la Ville, et même au-delà. On sent très bien l'ampleur des possibilités que l'auteure pourrait mettre en oeuvre dans les tomes suivants, et cela ne me donne qu'encore plus envie de découvrir la suite. J'ai aussi adoré l'implication des Augures dans l'histoire, qui nous forcent à réfléchir à la suite des choses selon leurs prédictions. J'aime quand les auteurs mettent en place de tel système. En effet, on ne comprend souvent le sens des paroles de ces êtres qu'à la toute fin du dernier roman, ou alors beaucoup plus loin dans l'histoire. Cela montre une certaine anticipation de l'intrigue de la part des auteurs, et nous prépare bien souvent à une fin grandiose. Regardez seulement ce que cela a donné avec Game of Throne... !

Pour conclure, j'ai eu un énorme coup de coeur pour ce premier tome de Sabaa Tahir, et j'ai très très hâte de découvrir la suite ! Si vous n'avez pas encore eu la chance de lire cette histoire, je n'ai qu'une chose à vous dire: Foncez, elle en vaut vraiment le coup ! 

2/12

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8 octobre 2017

Les gardiens des portes : Abygaelle par Sonia Alain

Auteur: Sonia Alain
Éditeur: AdA
Collection: ---
Pages: 350
Parution: 12 février 2014


Quatrième de couverture: 

Qu'est-ce qu'une légende ? Un récit imaginaire sorti tout droit d'esprits fantastiques, ou bien une suite d'événements qui se seraient bel et bien déroulés dans le passé ? 

Projetée bien malgré elle dans une réalité parallèle à la sienne, Abbygaelle aura à faire face à plusieurs phénomènes inexplicables. Oscillant constamment entre deux mondes, celui des esprits et le nôtre, elle tentera de survivre. Dans l'ombre, quelqu'un tire les ficelles pour l'amener inexorablement sur un chemin qu'elle refuse d'emprunter, vers une métamorphose contre nature. 

Cet homme séduisant, Marcus, est-il un ami ou un ennemi ? Pourquoi est-elle si troublée par sa présence ? Et s'il n'était pas humain...

Mon avis: 

Au vu du résumé, je m'attendais à un récit entièrement fantastique, avec un brin de romance. J'ai ensuite été consulté les différentes critiques disponibles sur Livraddict, et j'y ai constaté que le livre était en fait très axé sur la romance, et de la romance érotique de surcroît. J'ai donc commencé ma lecture avec cette idée en tête. Toutefois, au final, j'ai trouvé qu'effectivement, la romance prenait beaucoup de place, mais que le côté fantastique de l'histoire en prenait aussi beaucoup plus que ce que j'avais envisagé ! Le découpage y est pratiquement 50/50.

Nous rencontrons donc ici Abbygaelle, une jeune femme de 20 ans, qui décide d'aller passer ses vacances avec son père près de Rimouski, au Bas-St-Laurent (Qc, Canada). Or, son père est alors en "voyage d'affaire" avec des collègues de travail, Marcus, Maximien, Florian, Daphnée et une autre. Alors qu'elle ne se l'explique pas, Abby se sent étrange lorsqu'elle est d'abord en contact avec eux, mais la réaction la plus forte survient lors de ses contacts avec Marcus. Au travers de tout ça, elle commence à être témoin de scènes du passé, qui lui apparaissent aussi réelles que la réalité. Que se passe-t-il, et pourquoi régit-elle de cette façon en présence des autres, et plus particulièrement de Marcus ?

La première chose que j'ai constatée en commençant cette lecture, c'est la beauté de la plume de l'auteure. Le vocabulaire est soutenu, et les descriptions sont très évocatrices. On réussit à bien se projeter dans l'histoire, sur le bord du fleuve St-Laurent. Je dois l'avouer, cela m'a donné envie de retourner dans mon coin de pays, moi qui est justement native de la région du Bas-St-Laurent ! Le seul petit reproche que je pourrais faire à ce niveau concerne la narration utilisée. En effet, le narrateur omniscient l'était un peu trop, dans le sens que pendant une phrase, j'étais directement dans la tête d'Abby, et la suivante, sans changement de paragraphe, j'étais rendue dans la tête de Marcus ou un autre personnage. Ainsi, j'étais en mesure de savoir tout le temps ce que tout le monde pensait à un moment précis. J'ai trouvé cette façon de faire plutôt déstabilisante, et un peu inadaptée à l'émotion que l'on voulait faire transparaître. Le tout est trop entremêlé, il aurait fallu s'en tenir à l'un ou l'autre par paragraphe au moins.

J'aborde maintenant un point un peu plus mitigé de ma lecture: l'intrigue en elle-même. D'abord, il faut le préciser, cette histoire tourne énormément autour du sexe. Que ce soit la magie, la prophétie, le but ultime de l'ennemi, la relation entre les personnages, tout tourne autour de ça. Déjà là, j'étais un peu déboussolée qu'il s'agisse d'une thématique aussi exploitée dans ce roman. Vient alors le moment de LA relation de l'histoire. Premièrement, je n'arrivais pas à comprendre la réaction (ou plutôt l'absence de réaction) d'Abby et de son père face au prétendant. En effet, on nous le présente d'abord comme un homme adulte lorsqu'Abby avait 5 ans, j'en ai donc déduis qu'il devait avoir au minimum 40 ans lorsqu'elle le revoit 15 ans plus tard ! Ce n'est qu'à la moitié du livre qu'on apprend qu'il a une apparence d'un homme dans la trentaine, ce qui explique un peu plus la relation, mais tout de même... Cela m'a semblé très étrange pendant une bonne partie du temps !

Ensuite, la relation entre ces deux protagonistes évoluent à l'envers. Je m'explique. Pour moi, une série basée sur une relations amoureuse (qu'elle inclue le côté passionnel ou non) se doit de présenter une relation crédible, bien construite, qui a un semblant de réalisme. Or, et je le souligne très souvent, les débuts et justifications des relations amoureuses sont souvent bâclés par les auteurs, pour parvenir au résultat qu'ils veulent (que ce soit que le personnage amoureux veuille tout faire pour l'autre, qu'il évolue positivement ou qu'il se sente compris dans un monde où il se sentait seul). Habituellement, je suis plus tolérante envers un roman de fantasy général : je souligne la relation bâclée, mais elle ne m'empêche pas d'apprécier tout de même ma lecture (si la relation ne devient pas le centre d'intérêt). Pour un livre romantique, toutefois, il faut du moins que cette relation soit bien construite : c'est l'élément central du livre !

Toute cette tirade visait à introduire le fait que non, l'auteure ne s'est pas appliquée pour construire la relation entre ses deux personnages principaux même si elle a décidé d'accorder autant de place à la romance qu'à l'aspect fantastique de son histoire. En fait, j'avais l'impression de vivre une relation à l'envers : d'abord le désir, puis les sentiments. D'une façon ou d'une autre, elle avait une justification toute prête, qui ne m'a malheureusement pas convaincue. La légitimité de la relation ne survient que trop tard pour moi, et le début présente du sexe un peu trop gratuit. La réaction d'Abby face à cette "brutalité" déboussolante n'est pas crédible à mes yeux. En fait, vous le comprendrez, j'ai trouvé que la construction de la relation manquait de réalisme.

Il ne faut pas que vous pensiez que je suis contre l'érotisme dans les livres. Ce n'est clairement pas le cas. Toutefois, je suis moins friande quand il s'agit du thème de base de l'histoire et qu'il est introduit de façon aussi peu justifié. Et surtout, rappelons-le, lorsque la quatrième de couverture ne laisse aucunement présager ce genre d'histoire !

Cette lecture en est donc une mitigée pour ma part. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'une déception, puisque j'ai passé un bon moment après que tous les éléments aient été mis en place et que j'aie fini par accepter la relation entre les deux personnages principaux. La plume de l'auteure était belle, et si l'intrigue avait été mieux montée, je crois que j'aurais pu apprécier ce roman.

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 

12/12
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5 octobre 2017

Arena 13 tome 2 : La proie par Joseph Delaney


Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard
Collection: ---
Pages: 440
Parution: 25 janvier 2017

Quatrième de couverture: 

Après la première année de son apprentissage en tant que combattant de l'arène 13, Leif chercher des informations auprès du peuple de son défunt père. Là, il en apprend plus sur l'homme, qui était le plus grand combattant de l'arène jamais vu. L'homme qui était si près de détruire le démon Hob, mais qui en a payé le prix terrible de sa vie. 

Leif revient au combat avec une faim renouvelée de vengeance. Mais peut-il rester concentré sur sa formation malgré sa passion pour la fille de son maître, Kwin ? Son maître l'aidera ou l'empêchera-t-il dans sa mission personnelle de vaincre Hob dans une lutte à mort ? 

Mon avis: 

Nouvel opus de la série que j'avais très hâte de découvrir ! Ma lecture du premier datait de plus d'un an, et c'est donc avec plaisir que je me suis replongée dans l'univers étrange et original de Joseph Delaney !

L'action de ce deuxième tome ne se déroule pas exclusivement à l'Arène 13 ou dans ses proches alentours, ce qui nous permet d'en découvrir plus sur le monde dans lequel nous sommes plongés. J'ai été ravie de découvrir un tout nouveau peuple, donnant une toute nouvelle perspective à la problématique entourant l'Arène 13. Cela a été très enrichissant, et donne quelques indices sur ce qui pourrait se passer dans le troisième et dernier tome.

Comme je ne veux pas spoiler ceux d'entre vous qui n'aurait pas encore commencer la série, je vous réfère à ma chronique sur le premier tome. Je vous tout de même vous faire un bref topo. Je rappelle donc que nous suivons ici Leif qui, étant un garçon de ferme orphelin, gagne un ticket pour aller s'entraîner au combat de lacres auprès d'un maître à Gindeen. En gros, le combat de lacres en est un où le combattant humain est accompagné de créature humanoïde créée par l'homme et programmé par lui (les fameux lacres). Alors qu'un combattant est accompagné d'un lacre, l'autre lui en oppose trois. Le combat se termine lorsque les lacres de l'adversaire sont tous désactivés, ou alors lorsque du sang humain coule.

Voilà pour la grossière remise en contexte. Or, Gindeen et tout le monde que Leif connaît est entouré d'une immense barrière de brouillard. Il s'agit donc d'une immense cage, et leurs geôliers ne sont autres que des djins, des créatures dont on ne sait pratiquement rien. Vous comprendrez donc que, puisque ce récit est à la base une dystopie, le but sera évidemment de renversé l'ordre établi.

Je m'arrête donc ici, de façon à ne pas laisser échapper malencontreusement un élément qui pourrait vous donner un indice sur la suite des choses ! (Et encore, vous ne savez pas combien de fois j'ai dû reformuler les trois dernières phrases pour m'assurer que vous ne soyez pas spoiler !). Nous retrouvons donc Leif en tant que narrateur en première personne, comme j'aime si bien le souligner. C'est incroyable comment cette façon de présenter l'histoire, soit directement dans la tête du personnage principal, a pour effet de m'immerger dans l'intrigue plus qu'habituellement ! Je ne constate pas les actions et les décisions du personnage, je suis le personnage et je les vis ! Il y a un monde de différence entre les deux ! Bref, je m'arrête ici sur cet aspect, considérant que j'en avais déjà parlé lors de ma critique du premier tome, et que je pourrais clairement m'étendre pendant 3 pages sur le sujet..!

Dans ce tome, nous découvrons un tout nouveau personnage des plus intéressants: Ada. Sans vous révélez exactement de qui il s'agit et quel est son rôle, je peux tout de même mentionner qu'il s'agit de la clé pour la suite des événements. Elle amène une profondeur à l'histoire et décuple nos connaissances du monde de Leif, et même au-delà. Elle présente aussi un fort caractère, et une certaine roublardise qui m'a bien souvent laissé pantoise. Elle est pleine de ressources, et est l'une des personnes les plus confiantes que je connaisse. Ai-je aussi mentionné qu'elle était incroyablement intelligente ? Bref, petit personnage coup de cœur ici, même si elle est aussi une incroyable tête de mule !

Penchons-nous maintenant un peu plus sur Leif. Les épreuves qu'il doit affronter dans ce tome le rendent plus fort, et présagent une très belle suite. Un seul élément m'a fait tiqué: la romance qui se développe entre lui et un autre personnage. Elle était déjà présente dans le premier tome, mais elle est ici exacerbée, à un point tel qu'elle deviendra, j'ai l'impression, le point culminant du troisième tome. C'est plutôt dommage, surtout considérant qu'elle n'a pas réellement sa place dans cet univers, et qu'elle ne se glisse pas très bien au travers des divers éléments de l'histoire. En fait, on dirait qu'on l'a intégré de force après avoir rédigé l'ensemble du roman, et cela ne donne pas un bon rendu. Ce n'est qu'un détail, mais j'espère sincèrement (et je n'ai pas beaucoup d'espoir malheureusement) que cela ne deviendra pas la clé de voûte de l'intrigue.

Pour terminer, j'ai trouvé que l'histoire progressait, oui, mais pas aussi rapidement que je l'aurais voulu. On fait du surplace pendant très longtemps, et on s'attendait à la fin depuis le tout début du livre. J'aurais préféré une progression un peu plus rapide vers le point culminant de la dystopie en tant que telle, et non pas du simple conflit interne de Gindeen. Sachant qu'il ne reste qu'un seul roman à la trilogie et considérant la longueur actuelle des deux premiers livres, j'ai bien peur que beaucoup des questions que je me pose restent sans réponse. J'espère sincèrement que l'auteur m'épatera avec une fin haute en couleur ! Venant de Joseph Delaney, tout peut encore se produire !

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous croyez que l'auteur se limitera à Gindeen, ou alors qu'il traitera réellement de l'ensemble de la situation ? Dites-moi tout en commentaire !

Sur ce, bonnes lectures à tous !

11/12
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30 septembre 2017

Aréna 13 par Joseph Delaney

Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard
Collection: ---
Pages: 379
Parution: 5 novembre 2015


Quatrième de couverture: 

Les temps sont funestes pour l'humanité, qui a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. 

Au-delà, personne ne sait précisément ce qu'est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l'Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort... 

Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen... Il a l'ambition de devenir le meilleur combattant de l'Arène 13, et de défier Hob, l'infâme créature qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur le monstre qui a détruit sa famille, dût-il y laisser la vie. 

Mon avis: 

J'ai découvert ce roman parce que je connaissais déjà l'auteur, qui a écrit la série L'épouventeur, et que j'appréciais particulièrement sa plume et ses idées originales. Encore une fois, l'auteur a su m'impressionner avec ses écarts des sentiers battus, dans un univers futuriste de science-fiction qui mélange programmation informatique et gladiateur.

Dans cet univers, l'Arène 13 est le site d'affrontements entre combattants, un peu dans le style des gladiateurs d'autrefois. Le principe des combats est toutefois un peu différent. En effet, au lieu de combattre à un contre un, les adversaires emploient des lacres, des sortes de créatures humanoïdes créées par l'homme qui obéissent aux commandes des combattants. Un adversaire sera équipé d'un tri-glad, un ensemble de 3 lacres (position Mag), alors que l'autre sera en position Min et ne pourra se défendre que d'un seul lacre. Les combats sont toujours ainsi : Un Min contre un Mag. Pour remporter la victoire en saison normale, il faut soit 1) que tous les lacres de l'adversaire soit désactivé ou 2) que l'adversaire saigne.

Je m'en tiendrai là pour l'explication des combats, considérant que cela est assez complexe à expliquer en très peu de lignes et que cela n'est aucunement pertinent pour la présente chronique. Notez toutefois que les lacres sont programmés intégralement par les combattants eux-mêmes, ou par leurs maîtres, pour réussir à coordonner leurs mouvements en une symbiose parfaite.

D'abord et avant tout, j'ai été très contente de retrouver la plume de l'auteur telle que je la connaissais dans L'épouvanteur. Il est très rare d'avoir la chance de lire un très bon roman avec un narrateur "je", mais Joseph Delaney a un véritable talent pour ce genre de narration. J'apprécie cette forme pour raconter une histoire puisque nous sommes en mesure de réellement accompagner le personnage principal et de se mettre à sa place, en n'ayant pas plus d'informations que lui sur le monde et les autres personnages. Je conviens que cela ne fonctionne pas avec tous les types d'histoire (Le trône de fer, bonne chance !), mais c'est tout de même un élément pour lequel j'ai un faible.

À mon humble avis, l'univers tend vers la même direction que celui de L'épouvanteur, dans le sens où la noirceur et la cruauté sont au rendez-vous, sans jamais que cela ne soit gratuit. L'auteur a aussi un certain talent pour créer une atmosphère extrêmement lourde qui habite le lecteur tout au long de l'histoire. Cela était un petit peu moins présent dans ce roman-ci que dans la série L'épouvanteur, mais je sentais tout de même, à plusieurs moments, l'oppression et la peur de l'univers en lui-même m'habiter. J'ai rarement eu l'occasion de me sentir comme ça lors de mes lectures ! Couplé à une intrigue qui nous tient en haleine du début à la fin, il ne m'en fallait pas plus pour passer un moment agréable !

Les personnages qui sont mis en place ici sont aussi très intéressants. D'abord, le personnage principal et narrateur est Leif, un jeune garçon (je ne pourrais plus vous dire l'âge par contre) qui, au début du roman, gagne un ticket pour rejoindre l'écurie d'un grand maître "gladiateur" en ville. Il s'agit de sa porte de sortie lui qui, depuis la mort de ses parents, trimait dur pour réussir à survivre. C'est donc ainsi que commence l'apprentissage de Leif auprès de son maître Tyron, et de d'autres nouveaux élèves qui commencent leur formation en même temps que lui. Il s'agit d'un personnage très fort de caractère, qui a un sens aigu de la justice. Il a une soif d'apprendre intarissable et, contrairement à ce que l'on pourrait croire au vu de ses origines, est très humble. Un autre personnage que j'ai beaucoup apprécié dans ce roman est Tyron lui-même, le maître de Leif. Il est caractéristique des maîtres que créent Joseph Delaney. En effet, il m'a beaucoup fait penser à Gregory dans L'épouvanteur, avec son caractère un peu bourru et surprotecteur à la fois. Je m'y suis attaché très rapidement.

Le seul point négatif que je pourrais relever est la légère romance qui se met en place dans le roman. Elle est, à mon avis, superflue, et j'espère qu'elle ne prendra pas trop de place dans les prochains tomes de la série.

Malgré tous les points positifs que je viens de nommer, je ne suis tout de même pas en mesure d'attribuer un coup de coeur à ce roman. Il manquait quelque chose pour obtenir le petit "wow", et je ne sais pas ce que c'est, mais je sais qu'il n'est pas là. Tout de même, c'est passé à un cheveu près !

Je vous invite donc à découvrir cette nouvelle série de Joseph Delaney, si ce n'est pas déjà fait. La programmation peut sembler quelque peu ardu par moment, de même que l'univers, mais lorsque tout sera mis en place dans votre tête, vous ne pourrez qu'encore plus apprécier la profondeur de l'histoire et de l'univers élaboré par l'auteur.

25 septembre 2017

La maîtresse de guerre de Gabriel Katz

Auteur: Gabriel Katz
Éditeur: Pocket
Collection: ---
Pages: 469 pages
Parution: 10 mars 2016

Quatrième de couverture: 

À sa naissance, tout le village du Nordland était en deuil: l'enfant unique d'Horn, le maître d'armes, était une fille. 
Vingt ans plus tard, Kaelyn  n'aspire qu'à marcher sur les traces de son père et devenir Maîtresse de guerre, la plus haute des distinctions. Armée de son courage, de son talent et de quelques rudiments d'escrime, elle prend la route du lointain sultanat d'Azman, terre barbare en proie aux cannibales. 
Mais ce pas sur le champ de bataille que la belle et sensuelle Kaelyn va mener son combat, car de nombreux défis l'attendent avant qu'elle puisse se prétendre digne de porter l'épée... 

Mon avis: 

J'ai commencé cette histoire avec un bon sentiment. L'héroïne principale est une fille qui n'a pas froid aux yeux et l'histoire se déroule à l'époque médiéval. Pour ma part, je n'en demande pas vraiment plus pour me conquérir. De plus, j'avais entendu beaucoup de bien sur Gabriel Katz, particulièrement pour ses séries Aeternia et Le puit des mémoires. 

C'est donc avec surprise que j'ai découvert, dès les premières pages, que ce livre ne serait peut-être pas fait pour moi. En fait, en l'espace de 30 pages, plusieurs événements importants s'étaient déjà déroulés, et le rythme de l'histoire ne semblait pas vouloir ralentir. Pour ceux qui apprécient les livres dans lesquels ils sont happés dès la première page vers une série infinie d'actions, ils seront clairement servis ici. Or, pour ma part, je préfère que les personnages et le contexte s'installe avant de passer à autre chose. Au final, il s'est avéré que cette première lecture était représentative de l'ensemble du déroulement du livre. On peut donc dire que l'un des plus gros reproches que je lui donne est justement sa façon expéditive de passer d'une péripétie à une autre, sans prendre le temps de comprendre réellement ce qui s'est produit. Même les batailles ne sont pas tellement détaillées, et pourtant il s'agit de l'un des aspects élémentaires du livre. 

Passer cette première constatation, je me suis convaincue de poursuivre ma lecture sans me bloquer par la pensée incessante que l'histoire n'était pas assez développée. J'ai donc été découvrir le personnage de Kaelyn, ses aspirations et ses rêves, avant qu'elle ne soit brutalement ramenée à la réalité. En effet, l'auteur n'a pas peur de lui faire vivre une tonne d'épreuves dues à son insouciance primaire. On constate donc les changements qui s'opèrent dans la mentalité et la psychologie de Kaelyn au fil des événements, et cela est très intéressant puisque ses nouveaux traits de personnalité émergent aux moments opportuns de l'histoire. 

Nous semblons donc, pendant une grande partie du roman, nous distancer du personnage féminin cliché, qui apparaît dans de nombreux romans de fantasy. En effet, Kaelyn reste forte et intègre, sans jamais dévier du chemin qu'elle s'est fixée de devenir Maîtresse de guerre. Malheureusement, la fin du livre ne réussit pas à perpétuer cette vision de la femme, si l'on peut le dire ainsi... L'auteur s'en est donné à coeur joie dans le cliché et dans le déplacé, à mon avis. Il n'y avait aucune raison d'être aux événements qui ont eu cours à partir d'un certain moment, et je trouve bien dommage que cela ait contribué à oblitérer l'ensemble des bons côtés de cette histoire et du personnage de Kaelyn. 

Néanmoins, je me dois tout de même d'affirmer que le livre mais en place des thèmes et des valeurs que j'ai apprécié au cours de ma lecture. Par exemple, les notions de bien et de mal, qui peuvent changer selon le point de vue. J'ai aussi bien aimé la phase "apprentissage" de Kaelyn auprès de son maître, personnage que j'ai vraiment adoré pendant une bonne partie de l'histoire ! Il est mystérieux et froid, mais en même temps il n'hésite pas à se dresser avec force contre tout obstacle qui pourrait barrer son chemin ou celui de sa protégée. 

Au final, je dois dire que les nombreux points négatifs que j'ai pu trouver à ce roman ont malheureusement pris le pas sur les quelques éléments plus positifs. Il était très intéressant de retrouver un personnage principal féminin, mais il faut savoir éviter les écueils lorsque l'on fait ce choix, et je ne crois pas que cela ait été le cas ici. De même, le rythme de l'histoire ne correspondait pas du tout à ce à quoi je m'attendais, et je dois dire que cela m'a déstabilisé. Toutefois, les lecteurs avides d'actions prendront peut-être plus de plaisir que moi à retrouver ce style d'écriture. Comme quoi, tout n'est qu'une question de goût ! 

Malgré cette petite déception, je crois bien que je me laisserai tenter par les autres romans de l'auteur, considérant que celui-ci n'a pas reçu de très bons commentaires en comparaison des autres. Le thème de la religion, dans Aeternia, m'attire particulièrement ! J'espère qu'il sera à la hauteur de mes attentes ! 
7/12
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17 septembre 2017

Les incroyables et périlleuses aventures de Gabriel Latulipe tome 1 : L'alchimiste du mal par Benjamin Faucon

Auteur: Benjamin Faucon
Éditeur: AdA
Collection: ---
Pages: 328 pages
Parution: 8 septembre 2015


Quatrième de couverture: 

Au nord du royaume se trouve une imposante muraille protégeant la civilisation des assauts répétés d'une nature indomptable. Derrière ces murs de pierre, de menaçantes créatures voguent parmi une végétation aussi effrayante que luxuriante. 

En arrivant à l'académie des sciences de la nature, Gabriel s'imaginait que tous ses problèmes ne seraient que de lointains cauchemars. Pourtant, une simple excursion dans les terres interdites le plonge, avec son ami, dans un monde des plus sombres, là où le mal peut prendre l'apparence d'un arbre ou d'une simple plante. 

Et si toutes les craintes du royaume étaient réelles ? C'est ce que va découvrir Gabriel, bien malgré lui... 

Mon avis: 

Ce roman met en avant la vie de Gabriel Latulipe, 11 ans, qui entame un voyage bien particulier un jour où il tentait de fuir ses intimidateurs. Ce jeune garçon plein de vie attirait en effet les foudres de ses camarades de classe au vu de sa trop grande passion pour la nature. Il était donc le "nerd" par excellence, toujours la tête tournée vers les nuages ou vers le sol, à la recherche de nouveaux phénomènes à découvrir. Le jour où il tente d'échapper, une fois de plus, à ses poursuivants à la sortie de l'école, il se cache dans un buisson de roses, qui le transporte dans un autre monde tout à fait différent (Narnia ?), mais qui est en même temps similaire puisque ses parents et son voisin habitent aussi dans ce nouveau monde. 

On nous présente donc le périple de Gabriel à partir de ce moment, périple qui est marqué par son entrée à l'Académie des sciences de la nature, très loin de la résidence familiale. Gabriel s'y fera de nouveaux amis, et sera entraîné dans une affaire très dangereuse qui a alors lieu à l'académie. Bien honnêtement, je me sentais un peu dans un Harry Potter à l'école des sorciers remastérisé. Beaucoup d'éléments ont été repris, entre autres l'idée d'une entrée dans une nouvelle école où un professeur particulier ne l'aime pas beaucoup et est très sévère à son égard (Rogue), ou un ami qui est un peu bête mais loyal, et qui a peur de tout (Ron, et désolé si ma description du personnage ne ressemble pas à l'idée que vous vous faites de Ron), ou alors que le méchant est impliqué dans l'école. 

Je n'ai rien contre les histoires reprenant le schéma de Harry Potter. Il faut toutefois que cela soit bien fait. Malheureusement, je n'ai pas trouvé que c'était le cas ici. L'auteur n'a pas assez, à mon avis, axé sur les éléments originaux de son histoire. Premièrement, nous n’assistons réellement à aucun des cours de l'académie, ce que j'ai trouvé plutôt dommage considérant que le coeur du monde dans lequel est plongé Gabriel est très différent en raison de la déférence qu'ont les habitants pour la nature. Or, aucun passage du livre ne nous explique pourquoi est-ce que les habitants agissent ainsi, mais on sait par contre qu'il ne faut jamais couper une fleur ! C'est un élément de l'univers qui a été très mal exploité à mon avis. En effet, il y avait beaucoup de potentiel derrière cette idée de plantes plus "vivantes", ou alors de vision plus écologique de la préservation de la nature. Je n'ai donc pas été comblée par les informations qui m'ont été donné par l'auteur (soit, à mon avis, aucune). 

Ensuite, un autre élément que je reproche à ce livre se retrouve au niveau de l'écriture même. En soi, les passages narratifs et descriptifs du roman étaient extrêmement bien écrit, dans le sens que le vocabulaire utilisé était très riche et que l'on pouvait clairement se faire une idée de l'environnement dans lequel les personnages évoluaient. Le problème se situait au niveau des dialogues. En fait, ceux-ci étaient clairement rédigés pour des enfants de 11 ans, soit le public cible de l'histoire. Au contraire, le reste du roman employait plutôt un vocabulaire destiné à de jeunes adultes (ex: "conciliabules" ou "camaïeu", etc.). J'ai donc beaucoup de difficultés à déterminer à qui était destiné cette histoire, considérant que les enfants ne comprendront pas les passages autres que les dialogues et les adultes trouveront les dialogues trop enfantins. 

J'ai aussi trouvé qu'il y avait par moment un problème de rythme au niveau du récit. En effet, on voit bien que l'auteur veut donner le plus de détails possibles dans toutes les situations, ce qui est très bien dans certaines occasions, mais moins dans d'autres. Ainsi, au moment d'une course-poursuite, je m'attends à retrouver de très courtes phrases d'action, et non pas à savoir à quoi ressemble le chandelier et quel était son utilité dans le château (alors que celui-ci n'est même pas utilisé par le personnage). Cela cassait le rythme de peur et d'excitation, et rendait moins agréable la lecture. De plus, j'ai aussi trouvé un léger défaut au niveau des choix de certains termes dans l'histoire, mais je sais très bien qu'il s'agit d'une tare québécoise qui atteint beaucoup d'auteurs. En effet, j'ai retrouvé certains mots plus "québécois" dans le texte, et cela m'a un peu titillé (par exemple: accoté sur quelque chose). Ce n'est qu'un détail, mais je crois que nos amis européens n'auraient peut-être pas compris le sens de certains mots. 

Plus concernant l'histoire en tant que telle, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi Gabriel déteste autant ses cours à l'académie, considérant que c'était la seule chose qu'il voulait étudier quand il était dans son monde. De plus, il a aussi énormément changé de caractère en l'espace d'à peu près une semaine,  ce à quoi j'ai de la difficulté à adhérer. Les personnages doivent vivre des événements incroyablement difficiles pour changer de personnalité entre le début et la fin de l'histoire, ce qui n'a clairement pas été le cas. Je ne comprends pas non plus la soudaine indépendance de Gabriel vis-à-vis de ses parents. Jamais il ne tente de retourner dans son monde, ou même auprès de sa famille de ce monde. De plus, il n'y pense que très rarement, se satisfaisant de la présence de ses amis et professeurs. Je trouve cela quelque peu déconnecté de la réalité, surtout pour un enfant de 11 ans qui ne détestait pas sa famille à la base. 

Passons maintenant aux points que j'ai apprécié de l'histoire. D'abord, j'ai bien aimé le clin d'oeil à la Montérégie pour le nom du transport jusqu'à l'académie. J'ai aussi bien apprécié la référence du système politique à celui du Canada : une royauté sans réel pouvoir de décision, mais qui a tout de même une influence sur les décisions, et un gouvernement élu dirigé par un premier ministre et son cabinet. On s'entend toutefois pour dire qu'il s'agissait d'une utopie de la politique canadienne, considérant que la royauté anglaise n'a vraiment pas de pouvoir au Canada, ni même d'influence sur l'opinion populaire. J'ai aussi bien aimé l'intrigue en toile de fond qui se dessine au fur et à mesure de l’histoire, avec l'implication des technocrates. Encore une fois, il s'agit d'une très bonne idée avec un bon filon. Il ne reste qu'à bien l'exploiter dans le futur ! 

Comme vous le comprendrez à la lecture de mon avis, j'ai été quelque peu déçue par ce roman. Les éléments étaient là, mais n'ont pas été assez bien exploités. De plus, le style d'écriture de l'auteur au niveau des dialogues (et de la révélation trop facile d'informations) ne m'a pas séduite, et ce contrairement aux passages narratifs et descriptifs, qui étaient magnifiques. Je ne désire toutefois pas que ma chronique freine des lecteurs potentiels. Je suis consciente que je suis très négative au niveau de cette lecture, mais cet avis n'est que le mien et le vôtre peut être très différent de celui-ci. Je crois tout de même qu'un enfant de 10 à 14 ans saura mieux apprécié cette lecture que moi !

Toutefois, considérant le très grand nombre de petits éléments qui m'ont dérangé dans ma lecture, je ne poursuivrai pas cette série. 

9/12
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