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12 octobre 2020

Anan : Le prince par Lili Boisvert

Auteur: Lili Boisvert
Éditeur: Éditions VLB
Collection: ---
Pages: 376
Parution: 15 juin 2020

Quatrième de couverture : 

Le Contient est dominé depuis toujours par le royaume d'Anan, État matriarcal aux armés invaincues qui s'appuie sur un système politique sophistiqué et le pouvoir de ses prêtresses pour assurer sa prospérité. 

Mais voilà qu'un pays longtemps tenu pour négligeable devient soudainement agressif; qu'une marchande cynique place ses pions dans la capitale pour renverser l'ordre établi; et que la souveraine d'un royaume rival exige, en échange d'une alliance militaire devenue indispensable, d'épouser le fils de la reine d'Anan. C'est à Chaolih, capitaine frondeuse au passé trouble, qu'est confié le commandement de l'équipage clandestin qui doit mener le prince à sa future - et terrifiante - épouse. Leur périple traversera une vaste forêt occupée par un peuple mystérieux que l'on dit cannibale...

Mon avis : 

J'ai acquis ce roman à l'occasion de l'événement "Le 12 août, j'achète un livre québécois" de cette année. Je l'ai choisi sur une suggestion qu'une booktubeuse québécoise (dont le nom m'échappe désormais, je suis vraiment désolé!) qui le présentait comme étant un très bon roman de fantasy basé sur l'empire romain, mais matriarcal. 

Dans cette histoire, nous suivons majoritairement la capitaine des armées terrestres du royaume d'Anan, Chaolih, ainsi que sa troupe au cours de leur périple pour conduire le prince sain et sauf à sa nouvelle promise. Les différentes péripéties nous permettent également de découvrir les différents systèmes politiques et martiaux mis en place par les différents royaumes, de même que les caractéristiques plutôt surprenantes d'un autre peuple plus que mystérieux. 

La première chose qui m'a frappée dès que j'ai débuté ma lecture, c'est la très belle plume de l'auteure. Elle utilise un vocabulaire très riche pour dépeindre les lieux et les actions de son récit. J'ai immédiatement senti que j'avais affaire à une auteure très littéraire, qui sait peser chaque mot et les choisit soigneusement pour refléter exactement ses idées. 

Toutefois, bien que les mots étaient très bien choisis et rendaient le texte très beau, il ne m'a pas permis de m'immerger complètement dans l'histoire. Je ne pourrais l'expliquer, mais je n'ai pas été en mesure de m'imaginer tant les endroits que les personnages ont visité que leur apparence. De plus, les dialogues étaient plutôt simples, et ne permettaient pas, de mon point de vue, de sentir réellement l'évolution des émotions des personnages au cours de la conversation. 

Concernant l'histoire en tant que telle, je l'ai trouvé bien développée, mais somme toute assez classique. De plus, les actions se déroulaient très rapidement, ce qui peut être un point positif pour plusieurs lecteurs mais, de mon côté, j'aurais préféré que l'on s'attarde plus longuement sur les différentes péripéties et que l'auteure prenne la peine de bien me situer dans le décors avant de mettre en branle les personnages. Cela rejoint un peu mon observation précédente concernant les descriptions. 

Au niveau des personnages, j'ai trouvé que Chaolih était un personnage intéressant, qui a toujours des plans d'opération un peu foireux pour tout, mais qui parfois réagit un peu trop impulsivement ou de façon inconséquente avec sa formation martiale (notamment lors de la scène à la fin de la première partie du livre). Son passé ne m'a malheureusement pas réellement intriguée ou intéressée. Je ne me suis par attachée à beaucoup d'autres personnages, hormis peut-être Midora.  

Finalement, l'auteure a voulu introduire plusieurs concepts dans son livre, notamment en faisant de la société un état gouverné par les femmes. Elle s'est donc amusée à renverser l'ensemble des concepts, simplement pour en exposer le résultat. Bien que j'ai trouvé l'idée de base très intéressante et originale, je suis finalement venue à la conclusion que cela ne changeait rien à l'histoire dans les faits, hormis que nous suivons majoritairement des protagonistes féminins qui n'apportent pas réellement un nouvel éclairage sur le monde. Je comprends ce que désirait faire l'auteure, mais je crois que le concept aurait dû être encore plus développée, afin que nous puissions constater de réels effets sur la société. Quelles sont les pratiques qui apparaîtraient, et lesquelles disparaîtraient ? Quelles sont les valeurs que les femmes auraient mis de l'avant qui aurait fait en sorte de changer le monde tel que nous le connaissons ? Comment les relations entre les deux sexes sont-elles modifiées par un déséquilibre des forces en jeuu ? 

Somme toute, il s'agissait d'un bon roman avec une idée de base très originale, mais qui n'a pas été bien exécutée et développée à son plein potentiel à mon avis. Malheureusement, je ne crois pas que je poursuivrai ma lecture de la série, et ce considérant que je ne me suis pas assez attachée à l'univers et aux personnages, particulièrement à celui de Chaolih. Il s'agit toutefois d'une très bonne entrée en matière pour les personnes qui voudraient commencer à apprivoiser le genre de la fantasy et souhaite découvrir une histoire qui progresse rapidement et, si c'est le cas, n'hésitez surtout pas à le lire. 

12 mai 2020

Les Guerriers de Ténèbres tome 1 : La Quête du Griffon par Katherine A. Ouellet

Auteur: Katherine A. Ouellet
Éditeur: Luzerne Rousse
Collection: ---
Pages: 466
Parution: 10 novembre 2018


Quatrième de couverture : 

Le monde de Théïa est à feu et à sang. Sentant que le temps lui est désormais compté, l’Enchanteresse Rowenna de Sora décide de faire renaître un ancien
ordre : celui des Guerriers de Lumière.

Apprivoisant encore leurs pouvoirs, et essayant de ne pas se laisser consumer par eux, les six adolescents formant l’Ordre devront traverser la moitié du continent pour aller défier l’usurpatrice du trône de Morthos, la reine Morganne, ainsi que l’Ombre, son bras droit.

Leur destinée étant de combattre le mal qui gangrène le continent d’Isédia, renverser Morganne n’est que la première tâche qui sera imposée aux Guerriers.

Mon avis : 

Ce roman raconte l'histoire de 6 adolescents qui, malgré eux, sont recrutés dans le fameux ordre des Guerriers de Lumière afin de combattre le mal sur le continent d'Isédia. Ces Guerriers existent également afin de protéger les mortels des dieux et déesses de ce monde pendant que ceux-ci se livrent une guerre dans le panthéon céleste, guerre où les mortels sont utilisés comme des jouets par les divinités. 

La particularité des Guerriers de Lumière réside dans le fait que chacun de ses membres est le porteur d'une pierre de pouvoirs liés aux éléments. Dans ce premier tome, nous apprenons à connaître ces six futurs guerriers et suivons leur apprentissage de la magie au fil des obstacles qui se dresseront sur leur chemin. 

Je le dis d'emblée, je n'ai pas apprécié cette lecture. Ce livre comporte plusieurs problématiques majeures pour moi, qui ai lu énormément de fantasy, que ce soit de niveau jeunesse, young adult ou adulte, mais je regrouperais l'ensemble de ma critique sous un seul point: ce livre n'est pas adressé au bon public. 

Je suis d'avis que j'aurais beaucoup mieux apprécié cette lecture lorsque j'étais âgée entre 9 à 13 ans. Voici pourquoi.  

Tout d'abord, son contenu est tout d'abord tout à fait adéquat pour des enfants de cet âge, et ce considérant qu'aucune scène de violence excessive ou d'autre contenu plus adulte n'était présente. De plus, le vocabulaire utilisé par l'auteure est adapté pour ce genre ce public, les phrases utilisées étant courtes et rythmées et utilisant un vocabulaire simple. 

De plus, les personnages ont le tempérament et le caractère que pourrait avoir des enfants de 9 à 13 ans dans leurs enfantillages, de telle sorte qu'un lecteur se trouvant dans cette même tranche d'âge se projetterait sans doute mieux dans les aventures de ceux-ci. Ainsi, en choisissant de rediriger l'oeuvre vers un autre public cible, la plupart des éléments problématiques soulevés au cours de ma lecture disparaissent d'eux-mêmes. 

Toutefois, malgré ce changement de cap, j'ai tout de même relevé plusieurs incohérences dans le roman. Mentionnons tout d'abord Adryan et ses pouvoirs. Je ne vois aucun problème à ce que l'auteure nous dépeigne un personnage comme Adryan, qui a plusieurs ressources à sa disposition, notamment la possibilité de lire dans les pensées. Toutefois, j'aurais aimé que cette particularité soit pleinement exploité par le personnage, et lui permette ainsi d'être un peu plus omniscient, en connaissance de son environnement. Au contraire, Adryan n'est pas à l'aise de faire confiance à ses compagnons ou toute autre personne, alors même qu'il a la capacité de lire dans leurs pensées en tout temps. Il n'y a donc, à mon avis, aucune logique à l'existence des doutes et des peurs de ce personnage, plus particulièrement par rapport à un certain représentant de la race elfique rencontré dans le roman... 

Par la suite, j'ai trouvé que plusieurs des réactions des personnages n'étaient pas crédibles. Prenons par exemple le personnage de Kérinne. Kérinne vit dans ce roman un énorme chamboulement dans sa vie, et semble accepter d'emblée son nouveau destin et sa nouvelle façon de vivre. Au surplus, elle est immédiatement meilleure que les autres ou équivalente en talent et en habilité dans plusieurs disciplines qu'elle ne pratiquait pas auparavant, ce qui n'est pas logique à mon sens. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais il illustre à mon sens une problématique de ce roman, ce qui rend ses personnages un peu moins crédibles à mes yeux. 

Finalement, j'ai certaines réserves à soulever relativement au rythme de l'oeuvre. J'ai trouvé que les actions s'enchaînaient extrêmement rapidement, au point que je n'avais pas le temps de comprendre la difficulté d'une épreuve traversée par les personnages ou l'environnement entourant nos protagonistes avant que nous passions immédiatement à la scène suivante. De plus, il y avait également certains moments où les personnages se chamaillaient ou discutaient alors qu'ils étaient au beau milieu d'une course-poursuite, ce qui leur aurait alors valu de se faire rattraper très rapidement selon moi. 

Malgré ce bémol de mon côté, je crois toutefois que d'autres saurons apprécié ce rythme accéléré, qui ne laisse pas une seule seconde de répit au lecteur. 

Notons également que ce commentaire s'applique aussi au début de l'histoire, où l'auteure m'a perdu pendant les cinquante premières pages avec un afflux d'informations trop important et des enjeux politiques qui n'avaient finalement pas un grand impact sur le reste de l'histoire. J'aurais préféré que l'on me fasse découvrir progressivement les différents royaumes et leur culture, de même que les différentes divinités de ce monde. J'aurais ainsi eu le temps d'assimiler chacune de ces informations, pour ainsi mieux comprendre les enjeux politiques de ce continent. 

En bref, je n'ai malheureusement pas apprécié cette histoire, mais je suis certaine qu'un public plus jeune, âgé entre 9 et 13 ans, saurait mieux l'apprécier qu'un public jeune adulte. 

6 mai 2020

La Faucheuse tome 2 : Thunderhead par Neal Shusterman

Auteur: Neal Shusterman
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 571
Parution: 15 mars 2018


Quatrième de couverture: 

"Les humains apprennent de leurs erreurs. Moi pas. Je ne commets jamais d'erreur." 

Le Thunderhead, l'intelligence artificielle qui gouverne le monde, a interdiction de se mêler des affaires de la communauté des faucheurs.

Il ne peut qu'observer... Et il n'aime pas ce qu'il voit.

Mon avis :

ATTENTION: NE LIRE QUE SI VOUS AVEZ LU LE PREMIER TOME. CET AVIS POURRAIT CONTENIR DES SPOILERS SUR LE PREMIER TOME.

Une fois le premier tome terminé, je n'ai pu résisté plus de quelques mois avant de me plonger de nouveau dans cet univers, la fin du précédent présageant une très bonne suite.

Nous retrouvons ainsi Citra et Rowan dans ce nouvel opus, alors que le Nouvel Ordre et l'Ancienne Garde s'affronte pour tenter d'imposer leur vision à la communauté des faucheurs. Malgré eux, Citra et Rowan seront entraînés dans ce conflit politique dont les retombées pourraient avoir de grandes conséquences pour le reste de la société.

Ce deuxième tome m'a captivé du début à la fin, tout comme son prédécesseur. Encore une fois, l'auteur ne lésine pas sur les rebondissements et fait progresser plusieurs intrigues en parallèle les unes des autres. Nous apprenons ici à connaître un peu mieux ce monde dans lequel nous sommes plongés, tant du côté du Thunderhead que de la politique interne régissant les institutions des faucheurs. Cet élargissement de notre perspective en tant que lecteur est très intéressante et m'a permis de comprendre encore mieux les enjeux de ce monde.

Encore une fois, j'ai énormément apprécié les personnages avec lesquels nous évoluons. Que ce soit, Dame Curie, maître Farraday, Citra, Rowan, Greyson et les autres, je les ai tous apprécié à leur manière. L'évolution psychologique de chacun à la suite des événements qui se produisent dans leur vie était très bien menée et crédible, et n'a fait que m'attacher encore plus à ceux-ci. Mention spéciale au personnage de Rowan, qui m'a poussé à réfléchir aux notions du bien et du mal à de nombreuses reprises, particulièrement en mettant en perspective les événements de son passé.

J'ai également apprécié la tangente un peu plus politique de ce deuxième tome. Les stratégies sournoises sont au rendez-vous, particulièrement de la part de ceux dont on s'y attend le moins ! 

L’apothéose de ce roman demeure toutefois la fin extraordinaire que nous a livré l'auteur ! C'était inattendu, mais en même temps si logique que j'aurais dû la voir arriver... Je m'attendais à une fin grandiose, mais pas à celle-là ! Elle m'a hanté pendant plusieurs jours, à tenter de figurer quelles pouvaient en être les innombrables conséquences ! Bref, c'était un coup de maître, et je l'affirme alors que je suis très difficile et pointilleuse sur les fins en temps normal !

Vous l'aurez donc compris, il s'agit d'un coup de cœur et je le recommande vivement à tous, surtout si vous vous êtes lassés des dystopies en tout genre ! Celle-ci, je vous le promets, saura vous réconcilier avec le genre !

4 mai 2020

La Faucheuse par Neal Shusterman


Auteur: Neal Shusterman
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 493
Parution: 16 février 2017

Quatrième de couverture: 

Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.

Mon avis : 

J'avais énormément entendu parler de cette série dystopique à travers la communauté livresque avant de me procurer les deux premiers tomes. J'avais tout d'abord certaines appréhensions face à une énième dystopie mettant en vedette de jeunes adolescents qui désirent se révolter du système qui leur était imposé, mais celles-ci se sont résorbées lorsque ce livre a été désigné comme étant le meilleur livre de la collection R pour l'année 2017-2018 par les lecteurs de la France. 

Nous nous plongeons ici dans un monde où l'ensemble de la société est dirigée par une seule et unique intelligence artificielle nommée le Thunderhead, lequel a mis en place des systèmes et procédures afin que la société répondes aux besoins de chaque individu. L'une des composantes qui a nécessité la prise en charge de la société par le Thunderhead est l'acquisition de l'immortalité par l'ensemble de la population. Or, comme les naissances de nouvelles vies se perpétuent, un système a dû être mis en place afin de réguler la population: la communauté des faucheurs. 

Ces personnes ont pour profession d'enlever la vie au hasard à des personnes de la société, et ce afin d'imiter la mort qui survenait pendant l'Âge de la Mortalité. Les faucheurs sont liés par un Code d'honneur très strict et rigoureux qui exige d'eux qu'ils ne prennent pas parti à l'encontre d'un groupe de la population, par exemple. 

Pour notre part, nous suivons les personnages de Rowan et de Citra, deux adolescents qui se voient offrir la possibilité de devenir des apprentis faucheurs. Pour cela, ils devront renoncer à tout ce qu'ils connaissent et embarquer dans cette aventure plus qui mystérieuse auprès de cette communauté dont ils ne connaissent pratiquement rien...

J'ai adoré ma lecture du début à la fin ! Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un livre où l'intrigue était aussi pleine de rebondissements inattendus ! Les actions s’enchaînaient à un rythme effréné, tout en étant logiques et très bien menées. En plus, l'auteur à l'art de rendre son intrigue totalement imprévisible, nous guidant dans une direction et faisant volte-face au dernier moment ! Je me suis fait avoir à de nombreuses occasions, ce qui a d'autant plus accentué mon appréciation de cette lecture !   

Pour ce qui est des personnages, j'ai trouvé qu'ils étaient tous très bien travaillés et complexes. Rien n'est simple dans ce monde où la moralité est le seul rempart contre la barbarie ! Et même s'il aurait été facile pour l'auteur de créer des antagonistes sans aucun sens moral, étant uniquement mené par leur brutalité, tel n'est pas le cas. L'auteur a su mettre en place plusieurs codes de valeurs qui régissent les actions des différents personnages et ainsi les rendre plausibles. Cela contribue à complexifier la personnalité de chacun des personnages, ceux-ci n'étant jamais complètement noir ou blanc. 

Les deux personnages principaux m'ont ainsi beaucoup plus. Citra et Rowan sont très différents l'un de l'autre, mais ont tous les deux un grand point en commun: leur sens moral. C'est ce qui leur a permis d'être recruté comme apprentis faucheurs dès le départ, et on sent qu'ils sont sans cesse tiraillés par cette moralité. Leur évolution psychologique dans ce tome est très intéressante, particulièrement du côté de Rowan. 

Ce que j'apprécie particulièrement dans ce roman, c'est qu'aucun des personnages ne pose d'action irréfléchi ou stupide, qui pourrait les entraîner dans une spirale de conséquences désastreuses. Au contraire, tout est bien réfléchi, et cela ne rend l'intrigue qu'encore plus cohérente, lui faisant gagner en profondeur. 

Finalement, l'auteur aborde avec brio des thématiques difficiles telles que les concepts de la mort, de l'immortalité, de la moralité et du bonheur. Le roman n'en devient pas lourd pour autant, ces sujets étant exploités par les biais des actions et des choix des personnages, et sinon à travers les extraits de journaux de faucheurs à la fin de chacun des chapitres. 

En conclusion, il s'agit d'un énorme coup de coeur pour moi, l'écriture riche et fluide de l'auteur m'ayant conquise dès le départ, suivi immédiatement par l'univers, l'intrigue et les personnages tous plus intéressants les uns que les autres ! 

1 novembre 2018

Light Years par Kass Morgan

Auteur: Kass Morgan
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 432
Parution: 25 octobre 2018


Quatrième de couverture: 

Vous rêvez de gloire, de batailles et d'honneurs militaires ? Commencez donc par connaître votre ennemi...

Bienvenue à l'Académie aérospatiale de Tétra, où viennent d'être admis pour la première fois des candidats issus des confins de la galaxie.
À des années-lumière de leurs planètes d'origine, Vesper, Arrann, Orèlia et Cormak portent chacun leur lot de terribles secrets, et s'engagent dans des amours interdits qui mettent en danger le fragile équilibre de l'Académie.
Et si la menace principale ne venait pas des redoutables Spectres, avec leur puissance de feu colossale, mais plutôt des cadets eux-mêmes ?

Mon avis: 

Il s'agit du tout dernier livre que je vais recevoir de la part des éditions Robert Laffont, Collection R dans le cadre du Club des Lecteurs R Canada ! Je tiens donc à les remercier sincèrement pour ce partenariat tout au long de l'année, en espérant avoir le plaisir de collaborer de nouveau pour une autre occasion !

L'auteure des 100 nous revient ici dans une toute nouvelle série de science-fiction ! On raconte ici l'histoire de quatre jeunes recrues à l'Académie aérospatiale de Tétra, une école militaire visant à former les officiers de la galaxie humaine. Seuls les meilleurs peuvent y entrer et, pour la première fois dans l'histoire de l'Académie, les recrues sont issues des quatre planètes peuplées par les humains. Au cours de leur formation, ils devront perfectionner de nombreuses habiletés afin d'ultimement être en mesure de faire face aux Spectres, ces redoutables adversaires intergalactiques dont on ne sait pratiquement rien.

Nous suivons donc en alternance les points de vue de Vesper, Arrann, Cormak et Orèlia. Ils arrivent tous à l'académie avec un passé lourd et des motivations toutes plus différentes les unes que les autres ! Entre Vesper qui veut prouver à tous qu'elle mérite sa place, Cormak qui ne veut absolument pas que ses secrets soient révélés et Orèlia qui essaie de concilier les différentes parts d'elle-même, l'intrigue ne peut qu'être entraînante. De tous les personnages, seul Arrann ne m'a pas accroché. Bien qu'il soit jovial et empathique, je n'ai pas trouvé que son point de vue apportait beaucoup à l'histoire. Les trois autres, par contre, m'ont vraiment intéressée ! Le développement psychologique de Vesper et d'Orèlia était vraiment très intéressant à suivre, et les conséquences de leurs choix encore plus !

Ces personnages évoluaient aussi dans un univers très bien ficelé ! D'abord, les quatre planètes dont proviennent nos protagonistes ont chacune leur histoire, qui explique 1) les animosités entre les habitants des différentes planètes et 2) les conditions déplorables dans lesquelles vivaient plus de la moitiés des protagonistes avant leur arrivée à l'académie. Les relations entre la planète "mère" et les colonies sont le reflet de l'exploitation dans notre monde moderne des pays exploités pour leurs ressources, comme par exemple plusieurs pays d'Afrique, par les Occidentaux. La transposition est frappante et permet de bien réfléchir sur nos enjeux actuels. Ensuite, l'intégration des Spectres en tant qu'ennemi commun dans cet univers apporte beaucoup à l'histoire. En effet, plus on en apprend sur eux au fil des pages, plus on comprend les enjeux que leur présence imminente soulève, et surtout pourquoi ils sont là.

Ce qui m'amène à aborder la question de l'intrigue du roman. L'histoire commençait sur de très bonnes bases : nous avions des thématiques et enjeux complexes à traiter, et j'avais bien hâte de savoir ce qu'en ferait l'auteure. Or, au lieu de se diriger vers le traitement de ces enjeux là, l'auteure a décidé d'accorder une place centrale à la romance de ses différents personnages. Parce que oui, aucun n'est épargné... À la moitié du roman, pratiquement toute l'intrigue ne tournait qu'autour de cela. Et malheureusement, cela n'ajoutait absolument rien au cœur de l'histoire, loin de là. Je voulais savoir ce qui se passait dans cette école, ce que les personnages apprenaient en classe, ce qu'avaient fait les Spectres pour être autant détesté par l'ensemble... Disons que je suis restée un peu trop sur ma faim !

On ne peut toutefois pas lui enlever toutes les qualités: ce livre se lit à la vitesse de la lumière ! J'ai eu le même sentiment de lecture effréné dans celui-ci que lorsque je lisais les romans de La Sélection par Kiera Cass ! En l'espace de quelques heures, j'étais passée au travers. Il est donc assez léger, la grande présence de dialogues aidant à ce niveau. Toutefois, j'ai trouvé qu'il manquait de descriptions, justement. J'ai eu beaucoup de mal, dès les premières pages, à imaginer l'univers dans lequel évoluait Cormak, par exemple, sur sa planète : l'auteure ne m'a pas donné assez de passages descriptifs pour que je puisse me faire un film de l'enchaînement des actions. Cela se démontre aussi par le fait que je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemble les personnages: leur physique n'a jamais été décrit. Cette lacune dans l'écriture m'a particulièrement bloquée au début de ma lecture mais, une fois rendue à l'académie, cela avait un peu moins d'impact néfaste sur l'appréciation des événements.

Au final, il s'agissait d'une très bonne lecture ! J'ai été ravie par l'univers présenté et les personnages de Vesper, Cormak et Orèlia, mais un peu déçue par la tangente romancée qu'à pris l'histoire et la pauvreté des descriptions. J'espère sincèrement que la suite se concentrera plus sur le combat contre les Spectres !

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout en commentaire ! 

D'autres chroniques qui font envie :
Blogbookeuse: sa chronique
Book's fever : sa chronique 

21 octobre 2018

Charisma par Jeanne Ryan

Auteur: Jeanne Ryan
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 389
Parution: 7 juin 2018


Quatrième de couverture: 

Prêt(e) à tout pour devenir populaire ?
Aislyn est d’une timidité maladive : impossible pour elle de prendre la parole en public, et c’est encore pire quand il s’agit de discuter avec un garçon…
Alors quand on lui propose du Charisma, drogue de thérapie génique supposée la guérir, elle n’hésite pas bien longtemps. Du jour au lendemain, la voilà devenue charmante et populaire.

Mais Aislyn n’est pas la seule à avoir subi l’injection, et il s’avère que ce traitement miracle a de terribles effets secondaires…

Mon avis: 

J'ai reçu ce livre dans le cadre du Club des lecteurs R Canada, donc je remercie Robert Laffont Collection R pour cet envoi ! 

Dans cette histoire, nous retrouvons Aislyn, jeune adolescente, qui souffre d'une timidité maladive qui l'empêche de fonctionner "normalement" au niveau social. Ainsi, lorsqu'une chercheuse scientifique, responsable de son projet étudiant, lui propose d'essayer clandestinement une thérapie génique pour modifier ses gènes et devenir plus charismatique, elle accepte sans se faire prier. Bien que la thérapie offre les résultats souhaités après un certain temps, il en découle évidemment des effets secondaires, plus graves que tout ce que vous pouvez imaginer. 

D'abord, je trouve le sujet de la thérapie génique extrêmement bien choisi et original dans la littérature actuelle ! Ayant étudié dans ce domaine à l'université, j'ai immédiatement été embarqué dans cet univers. Tout ce qui était présenté était extrêmement plausible: on voit que l'auteure a fait beaucoup de recherches pour réussir à vulgariser les concepts scientifiques liés à la génétique. Or, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais à peine 5 à 10 ans nous sépare de la situation présentée dans ce livre (et ce, incluant les essais cliniques). Étant assez au courant de ce qui se passe actuellement en laboratoire au Canada, je peux vous affirmer que les premiers développements et tests dont parlait le docteur Sternfield (ladite scientifique) dans le livre se font actuellement, notamment pour corriger la maladie de Huntington (maladie exclusivement génétique ayant des effets neurodégénératifs désastreux). Il faut tout de même noter que changer le caractère d'une personne est beaucoup plus complexe que ce qui est laissé croire dans le livre, et qu'il faudra qu'un scientifique clandestin mette beaucoup d'efforts pour parvenir à un traitement ressemblant au Charisma !

Ceci dit, vous pourrez comprendre ma joie de découvrir une telle thématique dans un livre Young Adult, un peu biaisé, disons-le, par mes domaines d'étude. J'étais donc très emballée de découvrir la tournure que pouvait prendre l'histoire, mais j'ai finalement été plutôt déçue. À mon avis, les effets secondaires du traitement ont été un peu trop exagérés. Il est vrai que l'on ne connaît pas les effets d'une modification génétique sur le corps humain, mais je ne crois pas que cela mènerait à de tel résultat. Puis, outre l'aspect scientifique, l'intrigue est elle aussi tombée un peu à plat. Il ne s'est pratiquement rien passé pendant plus de la moitié du roman, et j'ai trouvé cela dommage. De plus, la fin était facilement prévisible au vu des indices semés par l'auteure au fil du roman, ce qui m'a d'autant plus déçue.

La partie que j'ai préférée concerne l'évolution psychologique immédiate du personnage d'Aislyn due à la thérapie génique. Tout d'abord, notons un aspect qui m'a un peu déboussolée sur le coup: l'auteure affirme qu'Aislyn souffre de timidité maladive, ce qui est un mauvais diagnostic à mon avis. En effet, ses symptômes s'apparentent beaucoup plus à de l'anxiété sociale, qui est une maladie (et non un aspect de la personnalité inchangeable) qui peut être contrôlée via certains traitements existants. Je ne crois donc pas qu'Aislyn était réellement poussée dans ses derniers retranchements, au point de pouvoir accepter une telle thérapie génique en dernier recours, puisqu'elle n'avait même pas essayer de traitement régulier.

Si on ignore cet aspect, la représentation des effets du Charisma sur Aislyn était vraiment intéressante. On la voit changer du tout au tout du jour au lendemain, passant d'un personnage qui veut perpétuellement se cacher dans les murs à une jeune femme qui a envie d'en découvrir plus sur les autres et, surtout, d'exprimer son opinion. J'avoue que cela m'a donné envie de l'essayer sur moi-même, si les effets secondaires n'existaient pas !

Au final, il s'agissait d'un roman avec un bon potentiel initial considérant la thématique très originale qui y était abordée, mais qui n'a pas été bien développé à mon sens. Les effets secondaires étaient un peu trop exagérés, et l'intrigue, trop prévisible. Si vous êtes un tant soit peu intéressé par la thérapie génique modifiant des aspects de la personnalité humaine, je vous conseille tout de même de découvrir ce livre pour en apprendre plus !

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ?

Des chroniques qui font envie:

Elo-dit: chronique
Book's Fever : chronique
Gabrielle Charron : chronique

17 octobre 2018

La tête sous l'eau par Olivier Adam

Auteur: Olivier Adam
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 217
Parution: 23 août 2018


Quatrième de couverture: 

Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte. Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. » Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé. 

Mon avis: 

J'ai reçu ce roman dans le cadre du Club des Lecteurs R Canada organisé par Robert Laffont, donc merci à eux pour cet envoi ! 

Ce livre est raconté par une famille qui a été complètement détruite par la disparition de leur fille, plus particulièrement par le fils de la famille. Or, Léa réapparaît du jour au lendemain... Que s'est-il passé ? Comment s'est-elle retrouvée dans cette situation ? Et, surtout, qu'est-ce que leur avenir leur réserve ? 

Le point fort de ce roman est la plume de l'auteur. Celui-ci écrit de façon très poétique, choisissant chacun de ses mots avec soin pour imager le mieux possible l'intangible. Malgré son vocabulaire riche, ce roman se lit avec fluidité. En effet, l'auteur a bien fait attention d'utiliser plusieurs figures de style et techniques de rédaction pour accélérer le rythme de son roman aux moments opportuns, et pour dramatiser les situations qui le demandaient. Bref, Olivier Adam a une parfaite maîtrise de son texte et de ses idées, qu'il sait exprimer avec brio. 

Toutefois, l'histoire ne m'a pas tellement impressionnée. D'abord, je m'attendais à lire un thriller, plutôt qu'un simple roman contemporain Young Adult. Or, ce n'était pas du tout le cas, sauf peut-être pour certaines scènes et pour la fin. Habituellement, une fin comme celle-ci découle d'une ambiance plus lourde et chargée dans un thriller, qui nous fait redouter le pire ! Ici, la fin est plutôt arrivée comme un cheveu sur la soupe, du moins au niveau de l'ambiance. 

Ensuite, j'ai trouvé le déroulement de l'histoire un peu trop linéaire. Je m'attendais à être surprise par une fin inattendue, ou par des péripéties dont je ne me serais pas du tout doutée, mais cela n'est pas arrivé. Au contraire, le récit était banal et sans la petite étincelle nécessaire pour en faire un livre de fiction plutôt que le récit d'une histoire vraie. Cela s'explique simplement par le fait que mes objectifs en tant que lectrice et les objectifs d'Olivier Adam en tant qu'auteur n'étaient pas du tout les mêmes. En effet, alors que je souhaitais découvrir une fiction qui sort complètement des chemins battus et nous tient en haleine, je suis plutôt tombée dans un récit dépeignant les impacts psychologiques d'un enlèvement sur une famille, puis du retour de l'enfant victime d'enlèvement. Je n'ai aucune difficulté à croire que ce type de récit puisse plaire à bon nombre de lecteurs, mais cela n'a malheureusement pas été mon cas. Je n'ai pas senti m'être assez attachée aux personnages pour que leur développement psychologique m'intéresse à ce point. 

Je vais faire un petit parallèle ici avec le roman Perdue et retrouvée de Cat Clarke, que j'ai lu il y a quelques années. Ce roman non plus ne m'avait pas convaincue, mais pas pour les mêmes raisons. Dans celui-là, j'avais eu l'effet de surprise recherché qui me manque ici, mais la fin ne m'avait tout de même pas tellement convaincue en raison du personnage même de Laurel (la disparue retrouvée). Ici, au contraire, le personnage de Léa était très crédible et très bien fait. On apprend à la connaître à travers les lettres qu'elle envoie à l'une de ses connaissances, et on découvre alors un personnage fort, et ce malgré les épreuves par lesquelles elle est passée. À ce niveau, il est vrai que ce roman était meilleur, mais il lui manquait vraiment un élément qui sort du schéma habituel de la réalité. 

Pour ce qui est du narrateur, je dois dire que j'ai eu de la difficulté à le suivre. Le fait qu'il se referme autant sur lui-même et tente par tous les moyens d'échapper à la réalité m'a convaincue, mais un peu moins son absence de réaction face à l'ignorance du monde entier de sa personne. On sent que cet événement tragique l'a détruit de l'intérieur, bien qu'il était difficile de constater l'étendue des dégâts, n'ayant pas vraiment eu d'aperçu de sa vie d'avant. Il était tout au plus un personnage secondaire du récit, et pratiquement aucun élément important ne tournait autour de lui. Pour preuve, j'ai cru pendant les 50 premières pages qu'il s'agissait d'une fille, et je n'ai même pas réussi à trouver son prénom, ce qui est assez déroutant ! 

Au final, j'ai donc bien apprécié et le personnage de Léa et la plume de l'auteur, mais j'ai trouvé que l'histoire manquait cruellement de retournements de situation.. Une telle histoire colle trop avec la réalité, et la fin ne m'a aucunement surprise puisqu'elle allait de soi. Si vous lisez ce livre, ayez bien en tête qu'il ne s'agit pas d'un thriller, mais bien d'un roman contemporain qui vise particulièrement à démontrer les impacts psychologiques d'une situation sur les personnages. Ainsi, vous ne pourrez que mieux apprécier l'histoire !

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ?

Des chroniques qui font envie:

Book's Fever : chronique
Liseuse Hyperfertile: chronique
Explorigines : chronique

18 septembre 2018

Six of Crows par Leigh Bardugo

Auteur: Leigh Bardugo
Éditeur: Milan
Collection: ---
Pages: 559
Parution: 18 mai 2016


Quatrième de couverture: 

Ketterdam, plaque tournante du commerce international où tout peut être acheté si on y met le prix - personne ne sait ça mieux que le criminel prodige Kaz Brekker. Kaz se voit offrir une chance à un cambriolage mortel qui pourrait le rendre riche au-delà de ses rêves les plus fous. Mais il ne peut y arriver seul...

Un condamné ayant soif de vengeance.
Un tireur d'élite accro aux jeux d'argent.
Un fugitif au passé privilégié.
Un espion appelé le Spectre.
Un Heartrender utilisant sa magie pour survivre dans le bidonville.
Un voleur avec un don pour les évasions les plus improbables.
L'équipe de Kaz est la seule qui pourrait faire obstacle entre le monde et sa destruction, s'ils ne s'entretuent pas avant.

Mon avis: 

Ce livre, j'en ai entendu parlé partout ! Que ce soit sur les blogs, les chaînes Youtube et même Livraddict dans le cadre du Prix Livraddict 2016, il fut un temps où il était omniprésent ! La poussière est un peu retombée depuis, bien que Leigh Bardugo semble maintenant devenue une auteure incontournable en Young Adult ! Suivant la tendance, les Éditions Milan ont donc décidé de publier les autres tomes rédigés par cette auteure, à notre plus grand bonheur ! En font donc partie les 3 tomes des Grishaverse, de même que la duologie de Six of Crows ! En espérant que les autres romans prévus pour l'année prochaine suivent le pas.... !

Dans cette histoire, nous suivons un groupe de six adolescents plus atypiques les uns que les autres, mais tous considérés comme renégats, qui se voit confié une mission impossible: capturer un otage, prisonnier d'une des plus grande forteresse du monde, afin de toucher une récompense incommensurable. Malgré leurs personnalités et objectifs différents, ils s'associeront afin de mener à bien cette mission, et ce coûte que coûte malgré leurs divergences.

De par l'introduction un peu trop longue et assez transparente, vous aurez compris que j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce livre ! Je ne crois pas avoir jamais lu quelque chose comme ça, qui s'adresse à un public Young Adult tout en ne prenant pas les lecteurs pour des idiots. L'intrigue était vraiment intéressante et ramifiée: tout est interconnectée, du plus petit détail anodin du départ jusqu'à la conclusion finale ! Il faut dire qu'avec un personnage comme Kaz Brekker, elle n'avait pas vraiment le choix !

Il y a deux éléments qui ont su me conquérir. D'abord, l'auteure ne se gêne pas pour mettre des bâtons dans les roues à ses personnages ! Les plans de Kaz semble toujours prévoir toutes les éventualités possibles et sont extrêmement bien pensés, mais l'auteur réussit tout de même à toujours lui semer des embûches supplémentaires, le forçant à réviser l'entièreté de son plan sur le vif. Comme la facilité dans une intrigue a tendance à me décevoir, j'ai été agréablement surprise par cette histoire ! Cela est rafraîchissant en fantasy, mais surtout en Young Adult !

Ensuite, l'autre grande force de ce livre est ses personnages. Je les ai tous adoré, sans exception ! On ne peut que s'attacher à chacun d'entre eux ! L'auteure a fait un magnifique travail avec ceux-ci : on apprend à les découvrir petit à petit, par des flashback ici et là qui permettent de connaître leur histoire, et donc les événements qui ont forgé leur personnalité et expliquent leur comportement actuel. Leurs personnalités sont tellement complexes que j'avais autant, sinon plus, hâte de découvrir leur passé que les péripéties de l'histoire principale. Je ne pourrais pas tous vous les décrire ici, mais mentionnons simplement que Inej et Nina sont mes préférées, mais que j'aime aussi beaucoup Kaz, Jesper, Wylan et Matthias, chacun à leur façon.

J'ai aussi adoré la plume de l'auteure. Dès les premières lignes, j'ai su que j'allais aimé ce livre, peu importe son contenu. Pour moi, la façon de rédiger une histoire a beaucoup d'importance, tellement qu'une bonne histoire mal rédigée pourrait me rebuter ! Mais ici, n'ayez aucune crainte: Leigh Bardugo a un énorme talent ! Moi qui n'aime pas les superhéros, je suis presque tentée de découvrir son nouveau roman "Wonderwoman" afin de retrouver sa plume enchanteresse !

J'ai cherché pendant très longtemps, mais je ne parviens toujours pas à trouver de points négatifs à ce livre. Tout est question d'appréciation, toutefois. Certains diront que les flashback ralentissent l'histoire et les empêchent d'être réellement dans l'action. D'autres clameront plutôt que la plume est très descriptive et lourde, ralentissant le rythme de l'histoire. Finalement, on pourrait aussi dire que l'auteure se concentre trop sur le développement de ses personnages plutôt que sur l'histoire principale, et que celle-ci aurait donc pu soulever des enjeux plus complexes si elle avait consacré plus de temps à son développement. Mais pour moi, ce roman était tout simplement incroyable <3

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout en commentaire !


27 août 2018

Et ils meurent tous les deux à la fin par Adam Silvera

Auteur: Adam Silvera
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 406
Parution: 24 mai 2018


Quatrième de couverture: 

Le 5 septembre, un peu après minuit, Death-Cast appelle Mateo Torrez et Rufus Emeterio pour leur annoncer une mauvaise nouvelle: ils vont mourir aujourd’hui.
Mateo et Rufus sont de parfaits inconnus, mais, pour différentes raisons, ils cherchent tous deux à se faire un nouvel ami lors de leur journée de fin. Les bonnes nouvelles: Il y a une application pour ça. C’est ce qu’on appelle le dernier ami, et grâce à cela, Rufus et Mateo sont sur le point de se retrouver pour une dernière grande aventure: vivre une vie en une seule journée.

Avis: 

J'avais beaucoup entendu parler de ce livre sur la blogo anglaise, et le titre révélateur m'avait tout de suite accrochée. J'ai donc été très heureuse d'apprendre qu'il ferait partie des envois de Robert Laffont pour le Club de Lecture R Canada ! Aussitôt réceptionné, aussitôt lu ! 

Ce livre raconte l'histoire un peu atypique de deux jeunes garçons, Mateo et Rufus, qui reçoivent le même jour l'appel de Death-Cast qui leur annonce leur mort prochaine dans la journée. En effet, dans ce monde, une nouvelle technologie permet de connaître la date exacte de la mort de tous, sans exception. Et Death-Cast ne s'est encore jamais trompé ! Après avoir reçu la nouvelle, les deux adolescents décident d'utiliser l'application "Dernier Ami", qui permet de rencontrer quelqu'un avec qui passer sa dernière journée sur Terre. Ils se rencontrent alors, et là commencent leur jour final.

Dès le début du roman, l'auteur annonce tout de suite les raisons de la rédaction de son histoire. Par l'entremise d'une introduction d'une page, il explique que lui-même s'est toujours empêché de faire tout ce qui lui tentait et d'être qui il voulait majoritairement par peur du jugement des autres. Or, il a récemment réalisé que la vie est trop courte pour se mettre soi-même des bâtons dans les roues et s'empêcher de s'épanouir comme nous l'avons toujours désiré. Il énonce alors tous les changements qu'il a opéré dans sa vie pour, aujourd'hui, se sentir plus heureux. Ainsi, via ce livre, nous comprenons qu'il souhaite opérer une prise de conscience chez ses lecteurs, afin qu'eux aussi puissent profiter pleinement des années qu'il leur reste. Parce que oui, nous avons toute la vie devant nous, mais celle-ci est courte, et elle peut s'arrêter à n'importe quel moment dans notre cas. Il ne m'en fallait pas plus pour fondre en larmes... 

Alors, déjà, j'étais gagnée par la thématique. Il faut dire que ce livre est arrivé au meilleur moment qui soit dans ma vie: je suis justement en train d'amorcer moi-même une certaine réflexion sur mon développement personnel, particulièrement au niveau social et en matière de positivisme, et ce livre n'a fait que me conforter dans ma démarche. Soyez donc averti que mon appréciation de celui-ci a sans doute été fortement teinté par ce contexte favorable. 

Alors, par où commencer ? D'abord, l'intrigue. Le monde dans lequel évolue nos personnages est simili dystopique, dans le sens où il ne s'agissait pas de la présentation de grands changements qui révolutionnent les créneaux de la société, mais bien d'un simple petit ajout à notre monde d'aujourd'hui dans un futur très rapproché. Cet ajout, toutefois, amène une dynamique très différente dans la société. Je m'explique. En fait, en sachant que les personnes qui vont mourir dans la journée se font appeler entre minuit et 3h am chaque jour, ceux-ci planifient leur dernière journée en connaissance de cause, soit en profitant le plus possible de celle-ci. La peur de mourir hante donc encore plus les villes, sachant qu'il ne suffit que d'un appel pour que tout se termine. On sent vraiment un poids écrasant et perpétuel sur tout le monde. 

En l'espèce, nous vivons donc la dernière journée de Mateo et Rufus, puisqu'ils ont tous les deux reçu un appel de Death-Cast. Or, plutôt que de miser sur la quantité, l'auteur s'est attardé à la qualité. Cela fait donc en sorte que l'ensemble du roman permet de réfléchir, plutôt que d'entrer dans une véritable course contre la montre. Il prend le temps de peaufiner les relations de ses personnages et de leur donner une saveur propre. Ils ont des discussions fort intéressantes sur la thématique générale de la mort, la vie, les rêves, les ambitions, les amitiés, les croyances, bref tout ce qui peut se rattacher de près ou de loin à la fin imminente de leur destin. Le tout permet de réfléchir avec les personnages, de se poser les bonnes questions, mais aussi d'apprendre à les connaître et à les apprécier. 

Justement, parlant d'appréciation de personnages, je dois dire que j'ai particulièrement aimé ceux-ci ! Ils étaient bien développés, avec une certaine profondeur, et étaient très réalistes. Je lève mon chapeau à l'auteur pour être parvenu à si bien développer ses personnages en si peu de pages ! Je n'ai pas de préféré entre les deux. Mateo est, à mon avis, un peu la projection de l'auteur lui-même dans son livre. Ainsi, il a toujours craint la mort, et éviter de faire trop de remous a été son moyen de se protéger. Or, il veut changer cela pour son dernier jour. Rufus, quant à lui, ne se laisse pas facilement marcher sur les pieds. Mais sous cette personnalité forte se cache une personne profondément triste et qui a besoin des autres pour oublier son passé. Je me suis fortement attaché aux deux, et leur duo est tout simplement parfait ! 

Finalement, ce qui m'a le plus plu dans cette histoire, c'est l’interrelation entre tous les éléments. Je vous laisse découvrir ce que j'entends par là, mais disons seulement que j'ai été surprise par la fin, mais surtout par le niveau de planification de l'auteur ! Dès le début, tout est là pour nous indiquer ce qui se passera au final mais, comme dans un bon livre policier, on ne voit rien venir jusqu'à ce que l'auteur le veuille ! Les 100 dernières pages m'ont fait passer par toute une gamme d'émotions ! 

Bref, je vous conseille vivement ce livre si vous ne l'avez pas encore lu ! Et ne soyez pas effrayé par la thématique plus lourde et omniprésente de la mort: je suis ressortie de cette lecture avec un sentiment d'espoir et la volonté de profiter de chaque moment ! 

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout en commentaire ! 

Merci à Robert Laffont et Collection R Canada pour l'envoi de ce roman !

Des chroniques qui font envie :

Les pages qui tournent: chronique
Alice Neverland : chronique
Les Lectures de Marinette: chronique

Et merci à Marinette pour m'avoir fait découvrir l'instagram de Rufus: @rufusonpluto
Pour ma part, les sentiments sont revenus d'un coup !!

2 août 2018

Big Bones par Laura Dockrill

Auteur: Laura Dockrill
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 504
Parution: 12 avril 2018


Quatrième de couverture

Je ne suis pas grosse, j’ai juste de gros os !
Salut, moi, c’est Bluebelle, alias BB, alias Big Bones, rapport à mes « gros os ». J’ai seize ans, je suis une gourmande, et je ne m’en cache pas. En même temps, ce serait un peu diffi cile à dissimuler, vu mes rondeurs…
Seul souci, après une crise d’asthme, maman m’a emmenée chez un médecin qui m’a OBLIGÉE à tenir un journal de ce que je mange.
Sauf que moi, je m’aime comme je suis, et je n’ai aucune envie de guérir puisque je ne suis pas malade !
Bourré d’humour et d’amour, Big Bones est un délicieux pied-de-nez à la grossophobie.
À consommer sans modération !

Mon avis

Tout d'abord, je tiens à remercier Robert Laffont Canada pour l'envoi de ce livre ! Il n'est pas dans mes habitudes de lire de la chick-lit, comme vous l'aurez sans doute remarquer, mais j'ai tout de même décidé de tenter le coût. 

Dans cette histoire, nous suivons Bluebelle, jeune adolescente de 16 ans, qui souhaite arrêter l'école parce qu'elle considère que cela ne lui correspond plus. En parallèle, à la suite d'une rencontre médicale, elle se voit imposer l'obligation de tenir un journal alimentaire, de même que d'entamer la pratique d'une activité physique. Or, Bluebelle ne veut pas faire du sport et surveiller son alimentation: elle s'aime comme elle est, peu importe ce que les autres en diront ! Et par-dessus tout, elle aime la nourriture, et ne peut s'imaginer s'en priver... 

En commençant ce livre, je n'avais aucune attente. Je souhaitais simplement passer un bon moment et me détendre. Malheureusement, ce livre n'a pas réussi à me convaincre. Il n'y avait aucune action, aucune péripétie dans les 250 premières pages. Il s'agissait ni plus ni moins d'un livre de recette : chaque chapitre portait le nom d'un plat, et le chapitre en tant que tel s'évertuait à nous lister les ingrédients de ce plat et sa méthode de confection. Ajouter à cela les pensées d'une adolescente qui dit s'accepter mais qui ne s'accepte en fait pas tant que ça, et vous obtenez Big Bones. En fait, elle m'a beaucoup fait penser à Mireille, dans Les Petites Reines... 

Je n'ai pas réussi à trouver l'intrigue du roman, ni les éléments déclencheurs des changements provoqués chez Bluebelle. Il ne s'agissait que du récit de la nourriture mangé par la jeune fille. En même temps, c'est un peu normal, considérant que le livre en tant que tel est sensé être son journal alimentaire ! Mais bon, j'aurais aimé en connaître plus sur elle et le fond de sa réflexion, par exemple, par rapport à son choix de ne plus aller à l'école. En fait, je me rends compte que je termine ce roman en ne la connaissant pas vraiment... 

Pour ce qui est des relations entre les personnages, j'ai trouvé que celle qu'elle entretient avec sa soeur Dove était très bien travaillée. Toutefois, en ce qui concerne ses parents, que l'on ne connaît que très peu, ou son collègue de travail Max, j'estime que le tout a été trop effleuré pour être réellement pertinent et apporter un plus à l'histoire. Or, dans une chick-lit, les relations entre les personnages sont extrêmement importantes, considérant qu'il s'agit de la source primaire de l'intrigue et des péripéties. 

Bref, vous comprendrez que ce roman ne l'a vraiment pas fait avec moi. Peut-être n'étais-je pas le bon public pour celui-ci... Je suis tout de même convaincue que certaines sauront l'apprécier à sa juste valeur ! En effet, les thèmes abordés étaient pertinents et intéressants dans notre société actuelle, mais je crois qu'ils ont simplement été mal traités. 

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? 

8 avril 2018

Eliza et ses monstres par Francesca Zappia

Auteur: Francesca Zappia
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 398
Parution: 18 janvier 2018


Quatrième de couverture: 

Dans la vie de tous les jours, Eliza Mirk est une fille timide, intelligente, un peu étrange et... qui n'a pas d'amis.
Dans sa vie en ligne, Eliza est LadyConstellation, créatrice anonyme de La Mer infernale, un webcomic extrêmement populaire.

Avec des millions de followers et de fans à travers le monde, son alter ego est une véritable star.
Mais Eliza ne peut s'imaginer aimer le monde réel plus qu'elle n'aime sa communauté numérique.

Puis, un jour, Wallace Warland arrive dans son lycée et Eliza va vite se demander si la vie ne mérite pas d'être vécue hors ligne...

Mon avis: 

Lorsque j'ai vu que ce livre allait bientôt être publié chez Robert Laffont, je sautais de joie ! En effet, je suis plusieurs chaînes de booktubeuses des États-Unis ou de l'Angleterre, et elles n'ont eu de cesse de vanter ce livre, tellement que j'avais presque envie de me le procurer en anglais ! Robert Laffont a donc réussi à me combler grâce à l'annonce de cette nouvelle publication, que j'ai de surcroît reçue dans le cadre du Club des Lecteurs R, alors je suis doublement ravie !

Eliza et ses monstres raconte l'histoire d'Eliza, une adolescente de 16 ou 17 ans qui en est à sa dernière année au lycée. Elle est l'auteure de la BD la plus lue sur le net : La Mer Infernale, qu'elle publie sous son nom de plume, LadyConstellation. Personne ne connaît sa véritable identité, et pour une bonne raison: Eliza souffre d'anxiété, et la pire expérience qu'elle pourrait vivre serait d'avoir à traiter avec ses milliers de fans. À l'école, elle aime passer inaperçue, en longeant les murs et en ne parlant à pratiquement personne. Mais tout cela est sur le point de changer grâce à l'arrivée d'un nouvel élève: Wallace.

Soyez prévenus, ce livre est un véritable page-turner ! Je l'ai dévoré en 2 séances de lecture, et en moins de 24h ! Cela m'arrive très rarement d'être autant aspiré par une histoire, à vouloir absolument savoir ce qui va arriver aux personnages, au point d'en négliger mon sommeil ! Et quand un livre me faire cet effet, c'est déjà bon signe!

Le premier point fort de ce roman, c'est la force avec laquelle on s'associe aux personnages. Je ne me suis pas vraiment identifiée au personnage d'Eliza en tant que telle, mais plusieurs facettes de sa personnalité réussissait tout de même à venir me rejoindre. La façon que l'histoire était racontée rendait le tout très immersif ! J'ai crié, pleuré, espéré, ri, ragé et souri avec elle. Je me suis vraiment sentie impliquée dans l'histoire, et c'est là le plus gros point fort de celle-ci. Sans cela, la trame factuelle n'aurait pas été aussi accrocheuse: quand on y pense, il n'y a pas beaucoup de retournements de situation dans ce livre... Or, le côté émotif créé par l'auteure réussissait à rendre le tout captivant !

J'ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Wallace, de même que celui des autres anges ! Je trouve toutefois un peu dommage que les histoires et personnalités de chacun des anges n'aient pas été plus approfondies. Quant à Wallace... Il s'agissait d'un personnage plaisant, même si je n'ai pas réussi à comprendre autant ses motivations (par exemple pour son art) que celles d'Eliza. Tout de même, leur amitié est très intéressante à découvrir, de même que leurs différentes interactions en ligne, qui n'ont rien à voir l'une et l'autre, surtout au début. L'évolution psychologique du personnage d'Eliza a été grandement influencée par la création de son lien avec Wallace, et cela apporte une dimension supplémentaire à l'intrigue.

Mention spéciale aux deux petits frères d'Eliza, qui ont quand même réussi à me faire pleurer tellement ils étaient incroyables à certains moments !

Soyez toutefois averti que vous devez commencer ce roman dans un bon mood global. Pour ma part, la fin de ma lecture m'a laissé complètement vidée et démoralisée, en raison justement de la lourdeur émotionnelle du livre, mais aussi de ce qui s'y passe à la fin ! J'ai aussi eu beaucoup de difficulté à passer à autre chose après ma lecture mais, malgré tout cela, vous pouvez être assuré que je relirai ce livre d'ici la fin de l'année !

Au final, il s'agissait d'une très belle découverte. J'aurais voulu que ma lecture ne s'arrête jamais ! Les extraits de la BD d'Eliza qui sont parsemés dans le roman ajoute vraiment à l'histoire, permettant de s'imprégner encore plus de l'univers qu'elle a créé et qui lui tient tant à coeur ! J'attends ma deuxième lecture du roman pour me prononcer, mais je crois bien que je peux le qualifier de coup de coeur: il m'a transporté et m'a fait vivre tellement d'émotions qu'il le mérite au moins pour cela !

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? 

25 mars 2018

Cavalier vert par Kristen Britain

Auteur: Kristen Britain
Éditeur: Milady
Collection: Fantasy
Pages: 599
Parution: 28 août 2015


Quatrième de couverture: 

Karigan G'ladheon, jeune fille éprise d'aventure, s'enfuit après avoir été exclue de son école pour avoir défié en duel le fils d'un gouverneur de province. Elle croise alors un Cavalier Vert, l'un des légendaires messagers du roi qui lui demande dans un dernier souffle de porter un message à son souverain. Sans même prendre connaissance de la missive, elle fait le serment de la remettre en mains propres, scellant ainsi son destin, car elle est soudain magiquement investie de la mission qu'elle vient d'accepter : devenir un Cavalier Vert. Dès lors, traquée par des assassins au service d'un mystérieux sorcier, Karigan ne peut compter que sur sa fidèle monture et les mystérieux pouvoirs qu'elle va se découvrir.

Mon avis: 

Cela faisait bien longtemps maintenant que j'avais envie de lire un ouvrage de pure fantasy, et mon choix s'est porté sur celui-ci puisque 1) il était en ma possession 2) cela faisait presque 2 ans qu'il était en ma possession et 3) j'aime les chevaux xD 

Nous rencontrons ici Karigan G'ladheon, alors qu'elle décide de fuir son école située à Selium, pour retourner directement chez elle à Corsa. Or, sur le chemin, elle rencontre par hasard un Cavalier Vert  (et sa monture) aux portes de la mort, qui lui fait jurer de porter un message ultra important au roi. Pour le reste : Magie. Chevaux. Course Éperdue. Aventure. Intrigue complexe. Personnages génialissimes. Politique. Je n'en avais pas besoin de plus ! 

Tout d'abord, mentionnons que le monde créé par l'auteure est très dense et complexe. Toutefois, celle-ci prend bien son temps pour nous acclimater à l'ensemble, plus particulièrement aux relations politiques qui existent entre les différents pouvoirs en place. Ainsi, l'intrigue s'enrichit sans s'alourdir ! Le fait de pouvoir complexifier son histoire de cette façon donne ensuite beaucoup de liberté à l'auteure pour jouer avec les divers éléments mis en place, et donc faire des révélations tout à fait inattendues, mais qui ont d'énormes impacts ! Le seul élément que j'aurais aimé avoir pour m'aider à mieux me repérer dans l'histoire est une carte du monde. Peut-être y en a-t-il une dans la version Bragelonne, mais la version Milady n'en comporte pas... Cela m'aurait grandement aidé à situer les événements les uns par rapport aux autres ! 

Puis, je suis rapidement tombée sous le charme de l'ensemble des protagonistes présentés, sauf peut-être les méchants dont je n'ai pas vraiment compris les motivations ! Ceux-ci étaient tous riches et très bien développés, que ce soit les Cavaliers Verts, Zacharie, Mel, le père de Karigan, son intendant principal, Jendara et son compagnon et même Cheval ! Et puis, que dire de Karigan, cette fougueuse jeune fille qui prend presque toujours les bonnes décisions (ou du moins, pas celles qui nous font lever les yeux au ciel) ! J'ai adoré la suivre, tant pour son aventure que pour son développement psychologique ! 

Au niveau de l'aventure de Karigan, il y a un petit point que m'a un peu dérangé, et c'est le morcellement de l'intrigue. En effet, les obstacles que doit surmonter Karigan s'enchaînent un à la suite de l'autre, avec un chapitre dédié pour chacun, sans qu'il n'y ait aucun lien entre eux. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme dans le Seigneur des Anneaux, pour toute la partie ou Sam et Frodon marchent vers le volcan avec Gollum: les problèmes s'enchaînent et, une fois que l'un d'eux est résolu, on passe au suivant sans suite logique. Ce n'est pas que je n'aime pas qu'il y ait des obstacles diversifiés sur le chemin des personnages, c'est seulement que j'aime lorsqu'ils sont reliés entre eux et ont une raison d'être ! 

Finalement, j'ai vraiment apprécié la plume de l'auteure ! Elle était très descriptive, mais cela rendait le récit d'autant plus immersif. Les combats étaient très bien imagés, de même que les interactions de Karigan avec Cheval. Pour répéter les propos d'une blogueuse que j'ai lue, cela se voit que l'auteure apprécie les chevaux ! J'ai aussi lu que certaines personnes auraient destinés ce roman à un public jeunesse,  mais je ne peux adhérer à cette idée. D'abord, comme je viens de le mentionner, la plume de l'auteure est très riche, et je ne crois donc pas qu'il serait aisé pour un jeune adolescent de lire un tel ouvrage. De plus, j'ai personnellement trouvé que certaines thématiques abordées dans le roman s'adressaient plus à des adultes qu'à un public jeunesse, bien qu'il n'y ait pas eu de romance ou de scènes érotiques dans ce livre (Dieu merci !). Je ne suis pas contre cela, mais je trouve que les auteurs ont tendance à les intégrer à des endroits inappropriés dans leur récit, ce qui a habituellement pour effet de discréditer totalement leur histoire ! Or, ici, l'auteure s'est écartée de cette voie, ce qui est très apprécié par la lectrice que je suis ! 

Au final, il s'agissait d'une très bonne lecture, que je vous conseille vivement si vous avez envie dans vous plongez dans une histoire de High Fantasy. Bien que la plume de l'auteure et l'univers soit riche, je crois tout de même que cette série est accessible pour un large public, même si je suis convaincue qu'elle s'adresse d'abord et avant tout à des adultes ! De plus, Karigan est un personnage féminin badass à découvrir, d'autant plus qu'elle ne tombe pas dans les bras du premier venu ! J'ai personnellement très hâte de découvrir la suite ! 

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ?


20 mars 2018

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers par Benjamin Alire Sáen

Auteur: Benjamin Alire Sáen
Éditeur: PKJ
Collection: ---
Pages: 359
Parution: 18 juin 2015


Quatrième de couverture : 

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.

Mon avis : 

Comme plusieurs avant moi, je me suis plongée dans ce roman en raison des innombrables coups de coeur qu'il a provoqué chez un grand nombre de lecteurs ! Or, comme j'essaye d'apprivoiser tranquillement le genre contemporain, je me dirige bien souvent vers les titres les plus appréciés. Il s'agissait donc du choix tout désigné pour moi ! 

Nous rencontrons ici deux adolescents en quête de réponses sur la vie. Tout d'abord, Aristote est un jeune homme renfermé, silencieux mais envahi par de bonnes volontés. Dante, quant à lui, est son exact opposé : il est expressif, drôle et sûr de lui. Même si tout semble les séparer, ils ont tout de même un point en commun : ils n'ont pas d'ami. Leur rencontre viendra donc chambouler toute leur vie, et leur fera découvrir une toute autre façon de l'appréhender.  

De prime abord, au travers des avis que j'avais pu lire ou écouter au sujet de ce livre, j'avais cru comprendre que celui-ci était un peu philosophique, mais de façon adaptée pour des adolescents. Or, ma première déception a été de constater que ce n'était pas vrai. En effet, ayant cette information à l'esprit, je m'attendais à ce que les sujets discutés par les personnages ou les scènes mises en place par l'auteur abordent les sujets avec une certaine profondeur. J'ai été déçue de constater que l'on ne faisait qu'effleurer la surface de la plupart des enjeux discutés. Mes attentes n'ont donc pas été atteintes à ce niveau.

Dès le départ, je me suis un peu trop identifiée au personnage d'Aristote, et ce n'est qu'après coup que je me suis rendue compte à quel point cette association était malsaine. Pour moi, il m'a semblé d'un réalisme frappant, ayant des pensées certes sombres à quelques moments, et qui peuvent même sembler totalement exagérées et exaspérantes pour d'autres, mais pour moi, il présentait un grand pan de ma personne. Vous comprendrez donc que je me suis d'autant plus intéressé à son évolution psychologique, et aux solutions qu'apportaient l'auteur au fil des pages pour qu'il réussisse à évoluer plus aisément dans le monde. Or, malheureusement, la solution que l'auteur a apportée ici, qui était notamment liée à la découverte d'un pan de son identité, était un peu trop facile et ne pouvait pas m'aider pour mon propre développement personnel. J'ai donc été de nouveau déçue à ce moment-là, bien que mon implication plus grande que les autres lecteurs dans ce récit ait incroyablement joué sur mon appréciation du dénouement.

L'autre personnage principal de ce récit est Dante. Celui-ci m'a aussi beaucoup plu, mais encore une fois pour des raisons profondément personnelles que j'ai du mal à exprimer. Comment dire ? Il est intelligent, fier de sa personne, sûr de lui, entouré d'une famille aimante, rempli d'une joie de vivre pratiquement intarissable... Bref, il constitue aussi mon exact opposé, un personnage que j'ai du mal à comprendre mais que j'admire énormément.

Au final, bien que ce roman n'ait pas réussi à atteindre mes attentes, il constituait tout de même une excellente lecture contemporaine, que je vous recommande vivement si jamais vous êtes intéressés à découvrir cette histoire ! Ceux qui l'ont lu remarqueront que je tais ici la thématique charnière de ce roman, mais je me suis rendue compte que cette thématique était justement le clou de l'histoire. Or, en la connaissant, il est impossible de se faire des hypothèses sur la fin puisque nous la connaissons déjà... 

La partie qui suit contient un SPOILER, alors lisez à vos risques et périls ! 

De nombreux chroniqueurs mentionnent expressément que cette lecture porte sur une relation homosexuelle. Or, ayant connu cet élément dès le départ, je croyais que j'allais lire le développement d'une telle relation, et non pas suivre les personnages dans la découverte de leur homosexualité ! Je n'ai donc pas du tout lu le livre que je croyais lire, et cela m'a un peu déçue.

FIN SPOILER

À cause de toutes ces attentes non réalisées, je n'ai donc pas eu de coup de coeur pour ce roman, bien qu'il s'agissait d'une très bonne lecture ! J'espère que d'autres sauront l'apprécier plus que moi !

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensez ?

14 mars 2018

Les belles par Dhonielle Clayton

Auteur: Dhonielle Clayton
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 465
Parution: 22 février 2018


Quatrième de couverture: 

Dans le monde opulent d’Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.

Or Camélia ne veut pas se contenter d’être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d’Orléans pour s’occuper de la famille royale et d’être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s’avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent…

Mon avis :

J'ai reçu ce roman dans le cadre de mon partenariat avec la maison d'édition Robert Laffont Canada, que je remercie grandement pour cet envoi !

L'histoire des belles se déroule dans un univers créé de toute pièce par l'auteure, où tous les êtres humains naissent avec la peau grise, les yeux rouges et des cheveux raides comme de la paille. C'est là qu'interviennent les Belles : elles ont le pouvoir de modifier l'apparence des individus de leur choix, moyennant bien sûr quelques spintrias (monnaie courante du royaume). Notre personnage principal, Camélia, fait partie de cette classe à part. Or, chaque année, les Belles officielles du royaume cèdent leur place à leur  successeur, les Belles de la nouvelle génération. Cette année, c'est au tour de Camélia et ses sœurs d'entrer à la Cour, et celle-ci veut à tout prix être la favorite, la Belle attitrée aux services de la famille royale !

En commençant ce livre, je ne m'attendais à rien. Je n'avais pas lu son résumé et, comme il venait tout juste de sortir en librairie, je ne connaissais pas les avis des autres lecteurs. Je suis immédiatement tombée sous le charme de la plume de l'auteure ! Bien qu'elle soit très descriptive, l'auteure a tout de même porté une attention particulière à imager ses propos, rendant le tout très immersif. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une telle qualité en littérature Young Adult, et cela s'est révélé très rafraîchissant !

Le deuxième point sur lequel j'ai tout de suite accroché est l'univers qui est mis en place ici. On se retrouve dans un monde tout à fait inédit, s’apparentant quelque peu aux mondes dystopiques que l'on peut retrouver dans d'autres romans de la Collection R. Toutefois, au lieu de prendre cette voie "facile", l'auteure a plutôt décidé de rester dans la fantasy. Cela rend le récit et les actions des personnages tout a fait imprévisible, contrairement à la façon plutôt linéaire qu'évolue les dystopies ! Cela m'a vraiment plu, et je suis d'autant plus curieuse de voir ce que l'auteure nous réserve pour la suite !

J'ai aussi beaucoup accroché sur la thématique principale du roman, soit l'obsession de l'apparence. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un sujet qui vient me chercher en temps normal, j'ai trouvé que la façon qu'il était traité ici le rendait très intéressant ! L'auteure a mentionné, via un courriel envoyé aux membres de la Newsletter de la Collection R, qu'elle-même avait eu une énorme obsession pour son apparence durant son adolescence. Ainsi, à travers ce livre, elle souhaitait pousser à l'extrême cette obsession, afin notamment d'initier une conversation à ce sujet pour démentir cette quête de l'irréalisable. Cet objectif en est un louable à mon avis et, en gardant cette perspective en tête, je me suis effectivement rendue compte que l'auteure amenait une discussion sur le sujet, particulièrement à travers le développement de la pensée de son personnage principal !

Justement, ce personnage, qu'est-ce que j'en ai pensé ? Eh bien, je dois avouer que je croyais ne pas trop aimé Camélia au début. Elle m'apparaissait comme une jeune fille superficielle, vivant dans un monde superficiel et avec des objectifs tout aussi superficiels. Mais au final, elle est incroyablement complexe. Elle a ce désir de vouloir aider les autres à tout prix, mais en même temps elle ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Si elle veut dire quelque chose, elle ne passera pas par quatre chemins pour le dire ! Bon, un peu moins qu'Edel, une autre de ses soeurs, mais tout de même ! Et que dire de son développement psychologique ! Dans le royaume, tout le monde veut être la plus belle personne... Or a un certain moment, il devient difficile de grader les gens en fonction de leur beauté si tout le monde affiche en permanence la version parfaite de soi-même ! Cela amène une belle réflexion sur le véritable sens de la beauté, et aussi de l'originalité, qui m'a particulièrement intéressé.

Puis, les relations que Camélia tisse avec les autres personnages étaient aussi très bien construites. Que ce soit avec sa suivante, Sophia, son garde personnel, les autres Belles ou certains membres de la Cour, l'auteure sait exactement comment faire pour nous faire ressentir les émotions qu'elle veut. Il ne faut toutefois pas oublier que, dans un monde régit par les apparences, on ne sait jamais vraiment à qui se fier, et c'est particulièrement à ce moment que l'adage "Il ne faut pas se fier aux apparences" devient important !

Au final, ce premier tome était une excellente lecture, que je recommande à tous ceux et celles qui seraient intéressés par la thématique de la beauté, mais aussi par la découverte de ce splendide univers et de ces merveilleux personnages !

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Vous intéresse-t-il ? Dites-moi tout en commentaires !