19 octobre 2017

Une braise sous la cendre par Sabaa Tahir

Auteur: Sabaa Tahir
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 523 pages
Parution: 15 octobre 2015


Quatrième de couverture: 

"Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t'écraserai."

Autrefois, l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale et dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté... et sauver ceux qu'ils aiment. 

Mon avis: 

J'ai entamé ce premier tome sous la recommandation d'énormément de blogueurs et de youtubers, qui avaient tous eu un coup de coeur pour cette histoire. C'est donc avec un certain niveau d'attente que j'ai commencé cette lecture, et laissez-moi vous dire que celles-ci ont amplement été dépassées ! 

Dans cette nouvelle série, nous suivons en parallèle les vies de Laia et d'Elias. Elias est un soldat d'élite, un Mask, à la personnalité très forte, qui termine sa formation à Blackliff. Laia, quant à elle, est une jeune Érudite, esclave depuis peu. Je n'ai pas vraiment envie de vous en dire plus.... À mon avis, on doit se lancer dans ce roman en en connaissant le moins possible sur l'histoire ! Ce n'est que là que sa magie peut pleinement opérer !

Le premier élément que je tenais à soulever à la suite de ma lecture, c'est la qualité de la rédaction de l'ouvrage. C'est juste incroyablement bien détaillé, avec un rythme soutenu qui nous tient en haleine du début à la fin ! L'auteure axe sur les bons éléments, et chaque petit détail est important pour la suite des choses sans qu'il n'appesantisse l'histoire. Le vocabulaire est soutenu, et la description des événements permet vraiment de les vivre avec Elias, Laia et tous les autre personnages du roman. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman classé "Jeunesse" d'une aussi grande qualité littéraire. Cela s'apparente, à mon avis, à la richesse de la rédaction de La passe-miroir de Christelle Dabos. 

Ensuite, j'ai eu un énorme coup de coeur pour les personnages. Ils sont extrêmement complexes et bien fouillés, sortent des stéréotypes et par-dessus tout sont rationnels dans leurs actions. J'adore aussi les liens que l'auteure réussit à créer entre ses personnages, que ce soit l'amour, l'amitié, la haine, la culpabilité, le sentiment d'injustice, etc. Tout est bien fait à ce niveau. Mes personnages préférés sont Hélène et Elias, et j'aime aussi beaucoup la force de caractère de Laia et d'Izzy. Je ne nomme que ceux-là, mais je me suis clairement attachée à tous les personnages du roman (et je déteste bien profondément ceux que l'on doit détester). Leurs idéaux valent la peine d'être mis de l'avant, et on ne peut que les féliciter de continuer à y croire dans leurs situations.

En plus de cela, ces merveilleux personnages évoluent dans un univers riche et complexe. J'ai adoré le mélange de la fiction à la réalité au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. On sent que certains personnages seront très importants pour la suite des choses, puisqu'ils sont les marionnettistes contrôlant les actes des gouvernants de la Ville, et même au-delà. On sent très bien l'ampleur des possibilités que l'auteure pourrait mettre en oeuvre dans les tomes suivants, et cela ne me donne qu'encore plus envie de découvrir la suite. J'ai aussi adoré l'implication des Augures dans l'histoire, qui nous forcent à réfléchir à la suite des choses selon leurs prédictions. J'aime quand les auteurs mettent en place de tel système. En effet, on ne comprend souvent le sens des paroles de ces êtres qu'à la toute fin du dernier roman, ou alors beaucoup plus loin dans l'histoire. Cela montre une certaine anticipation de l'intrigue de la part des auteurs, et nous prépare bien souvent à une fin grandiose. Regardez seulement ce que cela a donné avec Game of Throne... !

Pour conclure, j'ai eu un énorme coup de coeur pour ce premier tome de Sabaa Tahir, et j'ai très très hâte de découvrir la suite ! Si vous n'avez pas encore eu la chance de lire cette histoire, je n'ai qu'une chose à vous dire: Foncez, elle en vaut vraiment le coup ! 

2/12

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17 octobre 2017

Top Ten Tuesday - 17 octobre 2017


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par le blogue de Frogzine.

Cette semaine, nous tombons dans la nostalgie, puisque nous devons présenter 10 romans dont nous ne pourrions pas nous départir ! 


  
   
  

Je serais donc incapable de me départir des tomes des séries de : 

  • Eragon, par Christopher Paolini, pour le trop grand nombre de souvenirs que je garde de cette magnifique série ! 
  • À la croisée des mondes, par Philip Pullman, parce que ma lecture de cette trilogie remonte à beaucoup trop longtemps et que je ne me souviens plus trop de l'histoire.
  • Les Chevaliers d'Émeraude, par Anne Robillard, puisqu'il s'agit de la première série qui a réussi à autant me passionner pour un univers, des personnages, et la lecture par-dessus le marché ! 
  • Filles de Lune, par Elizabeth Tremblay, une autre série que je me souviens avoir beaucoup apprécié, mais dont je ne me rappelle plus trop les détails. 
  • Harry Potter, pour les tomes que je possède, mais plus particulièrement les 6e et 7e tomes, qui sont mes préférés avec le 5e (que je ne possède toujours pas !). 

Et les tomes uniques dont je ne pourrais pas me départir: 
  • Eon et le douzième dragon, par Alison Goodman, parce que je me souviens avoir été complètement bluffée par le retournement de situation final, et que je voulais vraiment découvrir la suite ! 
  • Le premier tome de Divergence, pour lequel j'avais eu un incroyable coup de coeur lors de ma première lecture, le hissant tout juste en-dessous de la saga Harry Potter ! (Il dépassait même les Chevaliers d'Émeraude dans mon coeur !) Je n'inclus toutefois pas les tomes 2 et 3, qui ne m'ont pas fait le même effet. 
  • Fangirl, par Rainbow Rowell, et je crois bien que Eleanor and Park serait dans ce top si je le possédais ! Ce livre est un baume pour l'âme, et j'ai besoin de le garder pour pouvoir le relire si un jour j'ai un coup de blues ! 
  • La voleuse de livres, par Marcus Zusak, parce que le style de narration est extrêmement original, et que ce livre m'a fait vivre d'intenses émotions (au contraire du film, qui m'a laissé de glace). 
  • Les stagiaires, par Samantha Bailly, parce que ce livre représente une partie de mon passé (mon stage de l'été dernier) et une partie de mon futur (je vais devoir effectuer un stage professionnel l'année prochaine). Il permet de se sentir moins seul dans cette épreuve, et il a donc à peu près le même rôle que Fangirl dans ma bibliothèque.  
Et vous, quels sont les livres dont vous ne pourriez pas vous séparer ? 

La Couronne par Kiera Cass

Auteur: Kiera Cass
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Pages: 333
Parution: 12 mai 2016


Quatrième de couverture: 

Sa mère à l'article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l'amour et du pouvoir, détestée par une partie de l'opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants. 

Devenir femme, épouse et reine en l'espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le coeur peut se révéler un précieux allié pour qui sait l'écouter... 

Mon avis: 

De prime abord, je vous annonce que ce tome-ci a été mon préféré d'entre les cinq. Nous poursuivons la Sélection d'Eadlyn, la fille d'America et Maxon, qui en plus de devoir se choisir un époux dans les plus brefs délais devra faire face à de nombreuses autres épreuves ! 

Je le rappelle (mais il est toujours bon de le mentionner), j'ai dévoré ce cinquième tome à la vitesse de la lumière, tout comme les 4 précédents. Ces livres se lisent excessivement bien puisqu'ils possèdent une écriture fluide et débordante de dialogues. Il est vrai que le vocabulaire n'est en soi pas des plus recherchés, mais cela ne dérange pas vraiment lors de la lecture. Lorsqu'une histoire se lit à une telle vitesse, on ne peut pas reprocher à l'auteure d'utiliser une écriture plus accessible. 

Pour ceux qui ont lu ma chronique du quatrième tome de La Sélection, vous vous souviendrez de mes deux souhaits principaux pour ce livre : que le côté dystopique de la série soit mieux exploitée, et que Eadlyn prenne de la maturité grâce aux événements qu'elle aura vécue. Grâce au ciel, au moins une de ces deux choses a été réalisée : Eadlyn est devenue supportable ! Et je dirais même que je me suis attachée à elle dans ce dernier tome ! Le poids du monde s'effondre sur ses épaules en un instant, et elle trouve le courage et la force de tout faire, de tout décider pour le mieux. Elle considère enfin ses prétendants comme de potentiels amoureux, et ça redonne tout son sens à cette Sélection. On nous présente aussi un point de vue politique d'Illéa dans cet opus, et j'ai beaucoup apprécié de constater les implications des décisions de la princesse sur l'opinion populaire. Il est très rare que l'on traite de la politique dans un roman YA, et cela m'a fait du bien de voir se côté exploiter ici ! 

Je parlais des garçons un peu plus tôt... Bien que j'avais un peu vu venir la fin (ok, beaucoup), l'auteure a tout de même réussi à me faire douter avec un revirement de situation, auquel même Eadlyn ne s'attendait pas ! Encore une fois, mes deux personnages préférés restent les mêmes, soit Kile et Eikko. Kile est extrêmement brillant et passionné. Il est l'un de ces personnages qui m'inspire, par sa volonté de vouloir aider son prochain avec son talent. Il est extraordinaire ! Eikko l'est tout autant, mais d'une autre façon. Il est la personne la plus terre-à-terre du palais, et j'ai bien aimé l'influence qu'il avait sur Eadlyn. Je n'en dis pas plus, à vous de vous faire votre opinion ! 

J'aurais envie d'aborder plein d'autres sujets, mais j'ai trop peur de vous révéler des détails qui pourraient vous donner des indices sur la finalité de l'histoire. Parce qu'il faut le dire, les divers éléments finaux sont assez faciles à deviner...! Tout de même, j'ai été très heureuse que l'auteure s'écarte des chemins battus et des stéréotypes. Je m'attendais à ce qu'elle tombe dans la facilité, hors elle n'en a rien fait ! Elle a été cherchée des explications poussées et convaincantes pour toutes les décisions d'Eadlyn, et j'ai trouvé cela brillant. Chapeau, donc, pour cette très belle fin !

Je rappelle toutefois que, même si le côté politique était mieux exploité ici, il ne l'était pas suffisamment au regard de la thématique dystopique de la série. Les idées initiales étaient excellentes, mais elles n'ont pas été assez bien exploitées au cours de la série, celle-ci se concentrant plutôt sur le parcours amoureux de ses protagonistes. Je n'ai aucun mal avec cela, mais il ne faut pas étiqueter une série "Dystopie" si l'on n'a pas l'intention de mettre les efforts pour élaborer et présenter un tel univers. 

Au final, il s'agissait d'une très bonne lecture, sans être un coup de coeur. Ce dernier tome clôture très bien la série, en rehaussant même un peu le niveau de celle-ci. En considérant cette fin, j'aurais clairement pu prendre un autre tome... mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin ! 

Et vous, avez-vous lu La Sélection ? Qu'avez-vous pensé de la proposition finale d'Eadlyn, ou alors de son choix d'époux ? Dites-moi tout en commentaire !

14/12
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10 octobre 2017

Top Ten Tuesday - 10 octobre 2017


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par le blogue de Frogzine.

Cette semaine, il fallait présenter 10 livres futuristes que nous aimerions lire ou que nous avons lu (pas nécessairement des dystopies ou des livres post-apocalyptique). 

Voici donc ma sélection: 

   
   
 

Dans cette sélection, j'ai déjà lu :
  • Les deux premiers tomes de La 5e vague par Rick Yancey 
  • Les trois premiers tomes des Chroniques lunaires par Marissa Meyer 
Il me reste donc à lire: 
  • Fahrenheit 451 par Ray Bradbury 
  • Phobos par Victor Dixen 
  • The book of Ivy par Amy Engel 
  • La stratégie Ender par Orson Scott Card 
  • Le joyau par Amy Ewing 
  • Le secret de l'inventeur par Andrea Cremer
  • Dune par Frank Herbert 
  • Le passeur par Lois Lowry
Est-ce que l'un de ces titres vous intéresse ? Avez-vous lu l'un d'eux ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 


8 octobre 2017

Les gardiens des portes : Abygaelle par Sonia Alain

Auteur: Sonia Alain
Éditeur: AdA
Collection: ---
Pages: 350
Parution: 12 février 2014


Quatrième de couverture: 

Qu'est-ce qu'une légende ? Un récit imaginaire sorti tout droit d'esprits fantastiques, ou bien une suite d'événements qui se seraient bel et bien déroulés dans le passé ? 

Projetée bien malgré elle dans une réalité parallèle à la sienne, Abbygaelle aura à faire face à plusieurs phénomènes inexplicables. Oscillant constamment entre deux mondes, celui des esprits et le nôtre, elle tentera de survivre. Dans l'ombre, quelqu'un tire les ficelles pour l'amener inexorablement sur un chemin qu'elle refuse d'emprunter, vers une métamorphose contre nature. 

Cet homme séduisant, Marcus, est-il un ami ou un ennemi ? Pourquoi est-elle si troublée par sa présence ? Et s'il n'était pas humain...

Mon avis: 

Au vu du résumé, je m'attendais à un récit entièrement fantastique, avec un brin de romance. J'ai ensuite été consulté les différentes critiques disponibles sur Livraddict, et j'y ai constaté que le livre était en fait très axé sur la romance, et de la romance érotique de surcroît. J'ai donc commencé ma lecture avec cette idée en tête. Toutefois, au final, j'ai trouvé qu'effectivement, la romance prenait beaucoup de place, mais que le côté fantastique de l'histoire en prenait aussi beaucoup plus que ce que j'avais envisagé ! Le découpage y est pratiquement 50/50.

Nous rencontrons donc ici Abbygaelle, une jeune femme de 20 ans, qui décide d'aller passer ses vacances avec son père près de Rimouski, au Bas-St-Laurent (Qc, Canada). Or, son père est alors en "voyage d'affaire" avec des collègues de travail, Marcus, Maximien, Florian, Daphnée et une autre. Alors qu'elle ne se l'explique pas, Abby se sent étrange lorsqu'elle est d'abord en contact avec eux, mais la réaction la plus forte survient lors de ses contacts avec Marcus. Au travers de tout ça, elle commence à être témoin de scènes du passé, qui lui apparaissent aussi réelles que la réalité. Que se passe-t-il, et pourquoi régit-elle de cette façon en présence des autres, et plus particulièrement de Marcus ?

La première chose que j'ai constatée en commençant cette lecture, c'est la beauté de la plume de l'auteure. Le vocabulaire est soutenu, et les descriptions sont très évocatrices. On réussit à bien se projeter dans l'histoire, sur le bord du fleuve St-Laurent. Je dois l'avouer, cela m'a donné envie de retourner dans mon coin de pays, moi qui est justement native de la région du Bas-St-Laurent ! Le seul petit reproche que je pourrais faire à ce niveau concerne la narration utilisée. En effet, le narrateur omniscient l'était un peu trop, dans le sens que pendant une phrase, j'étais directement dans la tête d'Abby, et la suivante, sans changement de paragraphe, j'étais rendue dans la tête de Marcus ou un autre personnage. Ainsi, j'étais en mesure de savoir tout le temps ce que tout le monde pensait à un moment précis. J'ai trouvé cette façon de faire plutôt déstabilisante, et un peu inadaptée à l'émotion que l'on voulait faire transparaître. Le tout est trop entremêlé, il aurait fallu s'en tenir à l'un ou l'autre par paragraphe au moins.

J'aborde maintenant un point un peu plus mitigé de ma lecture: l'intrigue en elle-même. D'abord, il faut le préciser, cette histoire tourne énormément autour du sexe. Que ce soit la magie, la prophétie, le but ultime de l'ennemi, la relation entre les personnages, tout tourne autour de ça. Déjà là, j'étais un peu déboussolée qu'il s'agisse d'une thématique aussi exploitée dans ce roman. Vient alors le moment de LA relation de l'histoire. Premièrement, je n'arrivais pas à comprendre la réaction (ou plutôt l'absence de réaction) d'Abby et de son père face au prétendant. En effet, on nous le présente d'abord comme un homme adulte lorsqu'Abby avait 5 ans, j'en ai donc déduis qu'il devait avoir au minimum 40 ans lorsqu'elle le revoit 15 ans plus tard ! Ce n'est qu'à la moitié du livre qu'on apprend qu'il a une apparence d'un homme dans la trentaine, ce qui explique un peu plus la relation, mais tout de même... Cela m'a semblé très étrange pendant une bonne partie du temps !

Ensuite, la relation entre ces deux protagonistes évoluent à l'envers. Je m'explique. Pour moi, une série basée sur une relations amoureuse (qu'elle inclue le côté passionnel ou non) se doit de présenter une relation crédible, bien construite, qui a un semblant de réalisme. Or, et je le souligne très souvent, les débuts et justifications des relations amoureuses sont souvent bâclés par les auteurs, pour parvenir au résultat qu'ils veulent (que ce soit que le personnage amoureux veuille tout faire pour l'autre, qu'il évolue positivement ou qu'il se sente compris dans un monde où il se sentait seul). Habituellement, je suis plus tolérante envers un roman de fantasy général : je souligne la relation bâclée, mais elle ne m'empêche pas d'apprécier tout de même ma lecture (si la relation ne devient pas le centre d'intérêt). Pour un livre romantique, toutefois, il faut du moins que cette relation soit bien construite : c'est l'élément central du livre !

Toute cette tirade visait à introduire le fait que non, l'auteure ne s'est pas appliquée pour construire la relation entre ses deux personnages principaux même si elle a décidé d'accorder autant de place à la romance qu'à l'aspect fantastique de son histoire. En fait, j'avais l'impression de vivre une relation à l'envers : d'abord le désir, puis les sentiments. D'une façon ou d'une autre, elle avait une justification toute prête, qui ne m'a malheureusement pas convaincue. La légitimité de la relation ne survient que trop tard pour moi, et le début présente du sexe un peu trop gratuit. La réaction d'Abby face à cette "brutalité" déboussolante n'est pas crédible à mes yeux. En fait, vous le comprendrez, j'ai trouvé que la construction de la relation manquait de réalisme.

Il ne faut pas que vous pensiez que je suis contre l'érotisme dans les livres. Ce n'est clairement pas le cas. Toutefois, je suis moins friande quand il s'agit du thème de base de l'histoire et qu'il est introduit de façon aussi peu justifié. Et surtout, rappelons-le, lorsque la quatrième de couverture ne laisse aucunement présager ce genre d'histoire !

Cette lecture en est donc une mitigée pour ma part. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'une déception, puisque j'ai passé un bon moment après que tous les éléments aient été mis en place et que j'aie fini par accepter la relation entre les deux personnages principaux. La plume de l'auteure était belle, et si l'intrigue avait été mieux montée, je crois que j'aurais pu apprécier ce roman.

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 

12/12
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5 octobre 2017

Arena 13 tome 2 : La proie par Joseph Delaney


Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard
Collection: ---
Pages: 440
Parution: 25 janvier 2017

Quatrième de couverture: 

Après la première année de son apprentissage en tant que combattant de l'arène 13, Leif chercher des informations auprès du peuple de son défunt père. Là, il en apprend plus sur l'homme, qui était le plus grand combattant de l'arène jamais vu. L'homme qui était si près de détruire le démon Hob, mais qui en a payé le prix terrible de sa vie. 

Leif revient au combat avec une faim renouvelée de vengeance. Mais peut-il rester concentré sur sa formation malgré sa passion pour la fille de son maître, Kwin ? Son maître l'aidera ou l'empêchera-t-il dans sa mission personnelle de vaincre Hob dans une lutte à mort ? 

Mon avis: 

Nouvel opus de la série que j'avais très hâte de découvrir ! Ma lecture du premier datait de plus d'un an, et c'est donc avec plaisir que je me suis replongée dans l'univers étrange et original de Joseph Delaney !

L'action de ce deuxième tome ne se déroule pas exclusivement à l'Arène 13 ou dans ses proches alentours, ce qui nous permet d'en découvrir plus sur le monde dans lequel nous sommes plongés. J'ai été ravie de découvrir un tout nouveau peuple, donnant une toute nouvelle perspective à la problématique entourant l'Arène 13. Cela a été très enrichissant, et donne quelques indices sur ce qui pourrait se passer dans le troisième et dernier tome.

Comme je ne veux pas spoiler ceux d'entre vous qui n'aurait pas encore commencer la série, je vous réfère à ma chronique sur le premier tome. Je vous tout de même vous faire un bref topo. Je rappelle donc que nous suivons ici Leif qui, étant un garçon de ferme orphelin, gagne un ticket pour aller s'entraîner au combat de lacres auprès d'un maître à Gindeen. En gros, le combat de lacres en est un où le combattant humain est accompagné de créature humanoïde créée par l'homme et programmé par lui (les fameux lacres). Alors qu'un combattant est accompagné d'un lacre, l'autre lui en oppose trois. Le combat se termine lorsque les lacres de l'adversaire sont tous désactivés, ou alors lorsque du sang humain coule.

Voilà pour la grossière remise en contexte. Or, Gindeen et tout le monde que Leif connaît est entouré d'une immense barrière de brouillard. Il s'agit donc d'une immense cage, et leurs geôliers ne sont autres que des djins, des créatures dont on ne sait pratiquement rien. Vous comprendrez donc que, puisque ce récit est à la base une dystopie, le but sera évidemment de renversé l'ordre établi.

Je m'arrête donc ici, de façon à ne pas laisser échapper malencontreusement un élément qui pourrait vous donner un indice sur la suite des choses ! (Et encore, vous ne savez pas combien de fois j'ai dû reformuler les trois dernières phrases pour m'assurer que vous ne soyez pas spoiler !). Nous retrouvons donc Leif en tant que narrateur en première personne, comme j'aime si bien le souligner. C'est incroyable comment cette façon de présenter l'histoire, soit directement dans la tête du personnage principal, a pour effet de m'immerger dans l'intrigue plus qu'habituellement ! Je ne constate pas les actions et les décisions du personnage, je suis le personnage et je les vis ! Il y a un monde de différence entre les deux ! Bref, je m'arrête ici sur cet aspect, considérant que j'en avais déjà parlé lors de ma critique du premier tome, et que je pourrais clairement m'étendre pendant 3 pages sur le sujet..!

Dans ce tome, nous découvrons un tout nouveau personnage des plus intéressants: Ada. Sans vous révélez exactement de qui il s'agit et quel est son rôle, je peux tout de même mentionner qu'il s'agit de la clé pour la suite des événements. Elle amène une profondeur à l'histoire et décuple nos connaissances du monde de Leif, et même au-delà. Elle présente aussi un fort caractère, et une certaine roublardise qui m'a bien souvent laissé pantoise. Elle est pleine de ressources, et est l'une des personnes les plus confiantes que je connaisse. Ai-je aussi mentionné qu'elle était incroyablement intelligente ? Bref, petit personnage coup de cœur ici, même si elle est aussi une incroyable tête de mule !

Penchons-nous maintenant un peu plus sur Leif. Les épreuves qu'il doit affronter dans ce tome le rendent plus fort, et présagent une très belle suite. Un seul élément m'a fait tiqué: la romance qui se développe entre lui et un autre personnage. Elle était déjà présente dans le premier tome, mais elle est ici exacerbée, à un point tel qu'elle deviendra, j'ai l'impression, le point culminant du troisième tome. C'est plutôt dommage, surtout considérant qu'elle n'a pas réellement sa place dans cet univers, et qu'elle ne se glisse pas très bien au travers des divers éléments de l'histoire. En fait, on dirait qu'on l'a intégré de force après avoir rédigé l'ensemble du roman, et cela ne donne pas un bon rendu. Ce n'est qu'un détail, mais j'espère sincèrement (et je n'ai pas beaucoup d'espoir malheureusement) que cela ne deviendra pas la clé de voûte de l'intrigue.

Pour terminer, j'ai trouvé que l'histoire progressait, oui, mais pas aussi rapidement que je l'aurais voulu. On fait du surplace pendant très longtemps, et on s'attendait à la fin depuis le tout début du livre. J'aurais préféré une progression un peu plus rapide vers le point culminant de la dystopie en tant que telle, et non pas du simple conflit interne de Gindeen. Sachant qu'il ne reste qu'un seul roman à la trilogie et considérant la longueur actuelle des deux premiers livres, j'ai bien peur que beaucoup des questions que je me pose restent sans réponse. J'espère sincèrement que l'auteur m'épatera avec une fin haute en couleur ! Venant de Joseph Delaney, tout peut encore se produire !

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous croyez que l'auteur se limitera à Gindeen, ou alors qu'il traitera réellement de l'ensemble de la situation ? Dites-moi tout en commentaire !

Sur ce, bonnes lectures à tous !

11/12
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1 octobre 2017

Bilan de vie - 2017


Bonjour à tous ! 

Comme vous avez pu le constater récemment, je suis de nouveau active sur le blog, et ce après une absence de quelques mois (depuis janvier 2017 en fait). Je tenais donc, via cet article, à vous expliquez la situation des derniers mois et à vous faire part du pourquoi j'avais quelque peu délaissé le blog ces derniers temps. Par cet article, je vais aussi en profiter pour faire un bilan de mes lectures de 2017 jusqu'ici, et vous parlez un peu de ce que j'ai fait outre la lecture dans les derniers mois ! Vous êtes prêt ? 

Les Vilains Empêchements 


Depuis janvier passé, je suis entrée dans une phase de mon parcours universitaire qui est très demandante. En fait, j'ai été entraînée dans une phase de recherche de stage estival et de stage pour le Barreau, l'école de formation professionnelle des avocats ici au Québec. Ainsi, j'ai passé d'innombrables entrevues, en plus des projets et examens que je devais continuer à faire sur une base régulière. Cela aurait été plus simple si les entrevues s'étaient déroulées près de chez moi. Or, pour la recherche d'un stage sur deux, je devais sans cesse me rendre à Montréal et à Québec, alors que je suis à Sherbrooke. Comme vous pouvez vous l'imaginer, cela n'a pas été de tout repos comme session d'hiver, et j'arrivais difficilement dans mon temps pour mes études... C'est donc la raison pour laquelle le blog a cessé son activité dès janvier 2017. 

Cette recherche de stage s'est conclue en avril. J'ai réussi à me trouver un stage pour l'été, mais pas pour le Barreau malheureusement. Donc, dès mai, j'ai eu l'opportunité d'effectuer un stage en cabinet à Montréal, et ce jusqu'en août. J'ai donc dû me trouver un logement à la dernière minute au cente-ville de Montréal, et apprendre par moi-même à utiliser les transports en commun et à me repérer dans la ville. Mon logement n'était clairement pas idéal, considérant que j'étais dans un quatrième étage en plein été, alors laisser-moi vous dire que j'ai littéralement cuit sur place ! Heureusement, je travaillais 8 heures par jour au minimum à l'air climatisé, ce qui m'a permis de survivre à cette chaleur accablante. Il faut que vous sachiez que les grands cabinets de droit à Montréal sont extrêmement exigeants envers leurs personnels, plus particulièrement les étudiants, stagiaires et avocats du bureau. J'ai donc été contrainte de travailler énormément cet été. Comme mon travail consistait le plus clair du temps à lire et rédiger, je n'avais plus envie de ces deux choses lorsque je finissais par revenir à mon appartement. C'est donc là que j'ai découvert la magie de Netflix (et oui, je suis très en retard !), et vous comprendrez donc que je n'ai pas beaucoup lu ou écrit d'un point de vue personnel cet été. 

Et nous revoilà, mi-août, début septembre, où je décide de refaire mon apparition sur le blog et les réseaux sociaux. Je suis très contente de pouvoir revenir, puisque tout cela m'avait énormément manqué ! 

La découverte de Netflix...


Pour continuer sur cette lancée, j'ai effectivement découvert Netflix cet été. Il faut dire que les étoiles étaient réunies: mon copain était à 3h de route de Montréal (et je n'avais pas de voiture), ma coloc n'arrêtait pas de me parler de plein de séries, j'étais trop patate en arrivant à l'appartement pour faire quoi que ce soit de demandant... Netflix est donc apparu comme une main secourable ! 

Mais alors, vers quelles séries me suis-je dirigée en premier ? 

D'abord, ma coloc et moi avons décidé de faire une écoute commune de Quantico. Il s'agit d'une série qui me tentait beaucoup, surtout que certaines scènes des premiers épisodes ont été tournées directement à l'Université de Sherbrooke (et j'étais présente à ce moment-là, dans le bâtiment, à voir la caméra tourner vous nous :D ). Il s'agit d'une série de poursuite policière, où une agente du FBI (dont on voit la formation en même temps que les événements actuels) se fait poursuivre par le FBI lui-même parce qu'elle est soupçonnée d'avoir commis un attentat. J'ai vraiment apprécié la première saison, mais je ne crois pas me lancer dans la suivante. J'en ai eu de mauvais commentaires, comme quoi elle n'amenait rien de plus. 

Ensuite, je suis tombée dans une phase un peu girly (ce qui n'arrive vraiment pas souvent !) et j'ai écouté les 3 saisons de Degrassi Nouvelle Génération, la première saisons de À bride abattue (original Netflix) et j'en suis à la 2e saison de Heartland. Eh bien sûr, j'ai écouté la toute dernière saison du Trône de fer sur HBO cet été ! 

N'étant pas très bien renseigné sur les bonnes séries, j'aimerais avoir des suggestions de votre part sur ce que je devrais écouter. Sachez que j'aime un peu tout, mais particulièrement tout ce qui est fantasy/fantastique, les séries historiques de famille, les séries dramatiques, un peu moins les séries policières... Bref, amusez-vous ! 

Les lectures de l'année 2017 (janvier à septembre) 


Nous passons maintenant à ma partie préférée : Les livres ! :D 

Depuis janvier, j'ai réussi à lire un total de 12 livres, ce qui est très peu considérant que j'ai lu près de 50 livres l'année dernière ! Toutefois, je suis assez confiante d'atteindre la barre des 20 livres d'ici décembre, en espérant même la dépasser si possible ! Cette année, j'ai donc lu: 

   
  
  
  

Les livres chroniqués: 

Lecture en cours 


Je finis ce bilan de vie de 2017 avec la lecture que je vais commencer sous peu, soit: 


J'avais l'intention de lire un autre livre avant celui-ci, mais j'ai réalisé que le salon du livre de l'Estrie s'en venait à grands pas (fin de semaine du 21-22 octobre)... Or, l'auteure m'a dédicacé ce livre l'année dernière à ce même salon du livre, et j'aimerais beaucoup pouvoir en discuter avec elle lors de mon passage. Je ne connais pas du tout l'histoire, n'ayant pas lu le résumé, mais j'ai bien hâte de voir ce que cela peut donner avec un titre comme celui-là ! 


Sur ce, je vous félicite si vous vous êtes rendu ici en ayant tout lu et, encore une fois, j'attends vos suggestions de séries à regarder sur Netflix (il faut bien le rentabiliser cet abonnement-là !). Vous pouvez aussi me laisser en commentaire le lien vers vos lectures de ce mois-ci, je suis toujours curieuse de voir ce que vous avez lu ! Bonnes lectures à tous ! 

30 septembre 2017

Aréna 13 par Joseph Delaney

Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard
Collection: ---
Pages: 379
Parution: 5 novembre 2015


Quatrième de couverture: 

Les temps sont funestes pour l'humanité, qui a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. 

Au-delà, personne ne sait précisément ce qu'est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l'Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort... 

Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen... Il a l'ambition de devenir le meilleur combattant de l'Arène 13, et de défier Hob, l'infâme créature qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur le monstre qui a détruit sa famille, dût-il y laisser la vie. 

Mon avis: 

J'ai découvert ce roman parce que je connaissais déjà l'auteur, qui a écrit la série L'épouventeur, et que j'appréciais particulièrement sa plume et ses idées originales. Encore une fois, l'auteur a su m'impressionner avec ses écarts des sentiers battus, dans un univers futuriste de science-fiction qui mélange programmation informatique et gladiateur.

Dans cet univers, l'Arène 13 est le site d'affrontements entre combattants, un peu dans le style des gladiateurs d'autrefois. Le principe des combats est toutefois un peu différent. En effet, au lieu de combattre à un contre un, les adversaires emploient des lacres, des sortes de créatures humanoïdes créées par l'homme qui obéissent aux commandes des combattants. Un adversaire sera équipé d'un tri-glad, un ensemble de 3 lacres (position Mag), alors que l'autre sera en position Min et ne pourra se défendre que d'un seul lacre. Les combats sont toujours ainsi : Un Min contre un Mag. Pour remporter la victoire en saison normale, il faut soit 1) que tous les lacres de l'adversaire soit désactivé ou 2) que l'adversaire saigne.

Je m'en tiendrai là pour l'explication des combats, considérant que cela est assez complexe à expliquer en très peu de lignes et que cela n'est aucunement pertinent pour la présente chronique. Notez toutefois que les lacres sont programmés intégralement par les combattants eux-mêmes, ou par leurs maîtres, pour réussir à coordonner leurs mouvements en une symbiose parfaite.

D'abord et avant tout, j'ai été très contente de retrouver la plume de l'auteur telle que je la connaissais dans L'épouvanteur. Il est très rare d'avoir la chance de lire un très bon roman avec un narrateur "je", mais Joseph Delaney a un véritable talent pour ce genre de narration. J'apprécie cette forme pour raconter une histoire puisque nous sommes en mesure de réellement accompagner le personnage principal et de se mettre à sa place, en n'ayant pas plus d'informations que lui sur le monde et les autres personnages. Je conviens que cela ne fonctionne pas avec tous les types d'histoire (Le trône de fer, bonne chance !), mais c'est tout de même un élément pour lequel j'ai un faible.

À mon humble avis, l'univers tend vers la même direction que celui de L'épouvanteur, dans le sens où la noirceur et la cruauté sont au rendez-vous, sans jamais que cela ne soit gratuit. L'auteur a aussi un certain talent pour créer une atmosphère extrêmement lourde qui habite le lecteur tout au long de l'histoire. Cela était un petit peu moins présent dans ce roman-ci que dans la série L'épouvanteur, mais je sentais tout de même, à plusieurs moments, l'oppression et la peur de l'univers en lui-même m'habiter. J'ai rarement eu l'occasion de me sentir comme ça lors de mes lectures ! Couplé à une intrigue qui nous tient en haleine du début à la fin, il ne m'en fallait pas plus pour passer un moment agréable !

Les personnages qui sont mis en place ici sont aussi très intéressants. D'abord, le personnage principal et narrateur est Leif, un jeune garçon (je ne pourrais plus vous dire l'âge par contre) qui, au début du roman, gagne un ticket pour rejoindre l'écurie d'un grand maître "gladiateur" en ville. Il s'agit de sa porte de sortie lui qui, depuis la mort de ses parents, trimait dur pour réussir à survivre. C'est donc ainsi que commence l'apprentissage de Leif auprès de son maître Tyron, et de d'autres nouveaux élèves qui commencent leur formation en même temps que lui. Il s'agit d'un personnage très fort de caractère, qui a un sens aigu de la justice. Il a une soif d'apprendre intarissable et, contrairement à ce que l'on pourrait croire au vu de ses origines, est très humble. Un autre personnage que j'ai beaucoup apprécié dans ce roman est Tyron lui-même, le maître de Leif. Il est caractéristique des maîtres que créent Joseph Delaney. En effet, il m'a beaucoup fait penser à Gregory dans L'épouvanteur, avec son caractère un peu bourru et surprotecteur à la fois. Je m'y suis attaché très rapidement.

Le seul point négatif que je pourrais relever est la légère romance qui se met en place dans le roman. Elle est, à mon avis, superflue, et j'espère qu'elle ne prendra pas trop de place dans les prochains tomes de la série.

Malgré tous les points positifs que je viens de nommer, je ne suis tout de même pas en mesure d'attribuer un coup de coeur à ce roman. Il manquait quelque chose pour obtenir le petit "wow", et je ne sais pas ce que c'est, mais je sais qu'il n'est pas là. Tout de même, c'est passé à un cheveu près !

Je vous invite donc à découvrir cette nouvelle série de Joseph Delaney, si ce n'est pas déjà fait. La programmation peut sembler quelque peu ardu par moment, de même que l'univers, mais lorsque tout sera mis en place dans votre tête, vous ne pourrez qu'encore plus apprécier la profondeur de l'histoire et de l'univers élaboré par l'auteur.

28 septembre 2017

Un projet signé Chane et Nimu : Draconis !


Bonjour à tous !

Je voulais aujourd'hui vous faire part d'un projet que j'ai découvert récemment. En fait, il s'agit d'un projet à financement communautaire, hébergé par Ulule, visant la création et la vente aux donateurs d'un artbook ! Mais il ne s'agit pas de n'importe quel artbook : Un bestiaire de DRAGONS ! Je suis donc joie, considérant mon amour pour ces magnifiques créatures. Comme le projet en est déjà rendu 1 685% du financement visé à la base, il n'existe plus vraiment de risque à contribuer. On pourrait en fait dire qu'il s'agit d'un achat pur et simple. 

Les illustrations, comme vous le constaterez en visitant la page d'Ulule ici, sont tout simplement magnifiques ! Le livre est sensé faire une centaine de pages, et il ne coûte que la modique somme de 30 € (ou environ 45$ canadien selon le taux de change du moment). Les frais de port sont inclus à l'international, ce qui rend l'offre d'autant plus alléchante. 

L'oeuvre sera envoyée au mois de mars 2018 aux contributeurs. Elle est créée par les artistes Chane et Nimu. En tombant sur leur projet, je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir la partager au plus de gens possibles, afin que les amoureux de dragons comme moi puissent se procurer ce bestiaire qui, disons-le, est en quantité limité ! 

En plus de tout ça, maintenant que le projet a atteint un si haut pourcentage, plusieurs goodies sont envoyés à chacun des participants qui choisissent de faire une contribution égale ou supérieure à 45$. En voici une liste non exhaustive: 
- Porte-clef
- Silhouette en carton 
- Marque-page 
- Stikers 
- Et bientôt 2 sous-bock de dragons... 


Une partie de l'ensemble en image : 


Donc si comme moi vous êtes passionnés de dragons (ou alors que vous craquez pour les illustrations magnifiques), je vous invite à aller contribuer au projet sur Ulule, et à aimer la page de Chane pour plus de magnifiques images dans votre actualité Facebook ! 

Sur ce, bonne fin de journée à tous, et bonnes lectures ! 

Les chroniques lunaires: Scarlet par Marissa Meyer

Auteur: Marissa Meyer
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 476 pages
Parution: 7 novembre 2013


Quatrième de couverture: 

Depuis les lointaines étoiles jusqu'aux recoins d'une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder semblent liés. 

Alors que l'une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l'autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l'humanité se renforce. 

Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ? 

Mon avis: 

Wow, j'avais oublié à quel point j'avais adoré le premier tome de cette série ! Dès les premières pages, l'auteure a réussi à me captiver comme si je venais tout juste de lâcher les personnages. J'avais une appréhension face à ma connaissance des événements, puisque je ne me rappelais plus trop de la fin du tome précédent, mais l'auteure avait prévu le coup et a gentiment remis en contexte les événements importants dans les 50 à 100 premières pages de ce tome. 

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept de base des chroniques lunaires, je vous fais un bref topo. En fait, chacun des romans est en soit une réécriture d'un contre choisi par l'auteure, mais où les personnages évoluent dans un monde futuriste (avec des cyborg, des androïdes, des vaisseaux spatiaux, un découpage des frontières différents, etc.), d'où la qualification d'oeuvre de science-fiction. Alors que le premier tome reprenait le conte de Cendrillon, celui-ci remet Le petit chaperon rouge à sa sauce. 

Ce que j'apprécie particulièrement de cette série, c'est que l'auteur arrive à placer les éléments essentiels des contes dans l'histoire globale, mais sans jamais que cela puisse être prévisible de notre part, alors que nous connaissons les contes originaux. Elle arrive à toujours nous faire douter de plusieurs éléments et comportements que vont adopter les personnages au fil de l'histoire. Par exemple, j'ai douté tout au long de ma lecture des véritables motivations de Loup et de la finalité de celles-ci, alors que dans le conte, je sais très bien que le Loup est méchant à la fin. C'est vraiment magique de voir à l'oeuvre tant de bonnes idées d'intégration d'éléments, et il faut le dire, il s'agit d'un concept très original. Même si les réécritures de contes deviennent de plus en plus populaires ces derniers temps, cette série se dégage du lot de par l'univers complexe dans lequel les personnages évoluent et l'enchevêtrement des divers contes entre eux. 

Le nouveau personnage, Scarlet, me plaît particulièrement. Il s'agit d'une jeune fille de 18 ans au caractère bien trempé, qui est beaucoup moins naïve que ce que l'on aurait pu s'attendre de la part du petit chaperon rouge. Même si elle prend quelques décisions sur des coups de tête, elle le fait toujours avec la volonté d'atteindre l'objectif final qu'elle s'est fixée, soit de retrouver sa grand-mère. L'autre personnage qui est mis en plan est Loup. Comme je le signalais plus haut, il s'agit d'un personnage qui m'a énormément fait douter tout au long du roman. J'ai aussi beaucoup apprécié son interaction avec le personnage de Scarlet. 

On continue aussi à suivre Cinder dans cette histoire, et le prince Kaï en parallèle, qui doit prendre des décisions déchirantes dans ce roman. Cinder se voit aussi greffer d'un compagnon d'infortune, qui, je dois le dire, est une vraie plaie. Il apporte toutefois une certaine touche d'humour supplémentaire dans de nombreuses situations, et cela n'est que bénéfique pour le ton de l'histoire (même si ses commentaires vous feront sans doute lever les yeux au ciel). 

Pour terminer, une grande part de l'appréciation de cette histoire est due à la magnifique plume de l'auteur. Celle-ci est à la fois riche et accessible à un très large public. On se voit réellement plongé dans les divers événements de l'histoire, et on se représente très bien les sentiments habitant tous les personnages. Les dialogues sont pertinents et témoignent de la personnalité des protagonistes. (Je ne peux m'empêcher de faire cette remarque à la suite de ma lecture de Les incroyables et périlleuses aventures de Gabriel Latulipe). 

Somme toute, l'intrigue est extrêmement bien ficelée, et même si je commence à décrypter où l'auteure veut nous mener, je n'en suis que plus intéressée à découvrir la suite. Notons que ce tome se distancie beaucoup de plusieurs autres deuxième tome, qui n'était que des tomes de transition. En effet, celui-ci apporte plusieurs nouveaux éléments à l'histoire et fait progresser l'intrigue principale quasiment au même rythme que le premier tome. 

Vous l'aurez compris, Scarlet est un coup de coeur pour moi ! J'ai très hâte de découvrir la suite de l'histoire et, contrairement à d'autres, l'épaisseur croissante des 2 prochains tomes me donnent encore plus envie de les dévorer, puisque c'est synonyme de complexité (et j'adore les histoires complexes !). 
10/12

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