17 juin 2016

Le blogue de Namasté (Tome 1-2-3) par Maxime Roussy


Tome 1: La naissance des réglisses rouges 

Auteur: Maxime Roussy
Éditeur: Édition Marée Haute (puis La Semaine)
Collection: ---
Pages: 197 pages
Parution: 2008









Tome 2: Comme un poisson dans l'eau 

Auteur: Maxime Roussy
Éditeur: Édition Marée Haute (puis La Semaine)
Collection: ---
Pages: 201 pages
Parution: 2008









Tome 3: Le mystère du t-shirt

Auteur: Maxime Roussy
Éditeur: Édition Marée Haute (puis La Semaine)
Collection: ---
Pages: 194 pages
Parution: 2009








Classement: Argent 

Mon avis: 

Cette série ressemble quelque peu à Aurélie Laflamme par India Desjardins de par son principe. En effet, on retrouve ici Namasté, une jeune fille de 13 ans, qui décide de transférer l’écriture de son journal intime sur un blogue privé. Nous la suivons donc dès sa première journée à l’école secondaire. Namasté est une jeune fille pleine d’humour et d’énergie, qui n’hésite pas à s’affirmer. Cela la place parfois dans des situations quelque peu précaires…! Par le fait même, nous apprenons à connaître sa meilleure amie, son frère, Tintin (le meilleur ami de son frère), Mom, Pop et son papi.

Tout d’abord, il s’agit d’une série très jeunesse. Je l’avais commencé dans mon adolescence et je l’avais bien aimé. Ainsi, je crois qu’elle conviendrait à des jeunes filles de 11 à 15 ans. L’auteur joue ici vraiment le jeu : il se place dans la tête d’une jeune adolescente de 12-13 ans qui entre à l’école secondaire et nous dépeint la vie qu’elle mène. Je tiens aussi à spécifier que ce roman est écrit en « québécois », si je puis dire. En effet, les tournures de phrases et les expressions utilisées sont pleinement québécoises et je me demande vraiment si le texte resterait compréhensible pour quelqu’un qui n’est pas habitué à cette façon de parler. Je comparais Le blogue de Namasté et Aurélie Laflamme tout à l’heure, mais il faut bien comprendre que Aurélie Laflamme est écrit en français international en comparaison de Namasté ! Je ne tente pas ainsi de décourager d’éventuels lecteurs européens, je veux seulement que vous soyez avertis !

 J’ai bien aimé redécouvrir la vie de Namasté en tant que jeune femme de 21 ans. C’est assez extraordinaire comment la perception d’une histoire peut être différente à un âge plutôt qu’à un autre ! Lorsque j’ai lu cette histoire pour la première fois, j’étais à l’école secondaire. Ainsi, je comprenais parfaitement les raisonnements de Namasté et ses réactions face aux adultes en particulier. Maintenant, cette petite histoire me fait replonger dans mes souvenirs de ce temps-là. Je me sens donc très nostalgique lorsque je lis cette série.

J’ai appris, grâce à Livraddict, que cette série était une Chick-lit. Et je ne peux qu’être d’accord ! Il s’agit d’une histoire très légère par sa narration et parsemée d’images ici et là. L’auteur découpe son récit par journée et heure de rédaction par Namasté, et il inclut même des publicités automatiques sur son blogue. La légèreté est aussi induite par l’humour de la jeune femme que nous suivons qui, même dans les situations les plus difficiles réussit à trouver une comparaison qui nous fera sourire. Il s’agit du gros point fort de cette série.


Pour finir, je vous conseille cette série d’abord si vous êtes actuellement au secondaire (où que vous allez y entrer bientôt), mais aussi à tous ceux qui ont besoin de relaxer en lisant une histoire sans prise de tête. Et attention, cela ne veut toutefois pas dire que l’histoire est dénuée de tragédie, vous êtes prévenus ! 

3 juin 2016

L'Ange de la nuit: Au-delà des ombres par Brent Weeks

Auteur: Brent Weeks
Éditeur: Milady
Collection: Fantasy
Pages: 697 pages
Parution: 25 juillet 2011


Quatrième de couverture: 

Cénaria est un royaume brisé où règnent la famine et le désespoir. Il n'est plus défendu que par une armée misérable. Au nord, le nouveau Roi-dieu a un plan. C'est de la démence mais, s'il parvient à le mener à bien, personne ne pourra plus l'arrêter. Pour sauver ses amis, et peut-être même ses ennemis, Kylar doit accomplir l'impossible: assassiner une déesse. S'il échoue, il condamnera à la moitié d'un continent. S'il réussit, il perdra tout ce à quoi il tient. 


Classement: Coup de coeur 


Mon avis: 



Alors, tout de suite après avoir terminé le 2e tome, j’ai décidé d’enchaîner avec le 3e et dernier tome de la série. Mes attentes étaient très élevées face à celui-ci : j’avais espoir que l’auteur réussisse à utiliser tous les éléments et les personnages qu’il avait présenté dans les tomes précédents et, à un élément près, il y est parvenu de façon magistrale !

On retrouve ici nos personnages principaux après la bataille au Bosquet de Pavvil, au moment où Térah Graesin devient la reine de Cénaria. Dans celui-ci, pas question pour Kylar d’abandonner son métier. Il est plutôt prêt à employer toutes ses capacités à leur plein potentiel afin d’aider les gens qu’il aime. L’auteur nous amène ici sur plusieurs fronts en même temps : Dorian, Feir, Solon, Vi, Élène, Kylar et j’en passe. Durant tout le roman, on appréhende la grandiosité de la fin, où tous auront leur rôle à jouer. Et, même si j’ai eu très peur de voir mes espoirs s’effondrer, il n’en a rien été. La fin était parfaite !

L’auteur réussit encore à nous étonner dans ce tome. Certains indices, qui ont été semés ici et là dans l’histoire, finissent par prendre tout leur sens. Cela faisait bien longtemps, il me semble, que je n’avais pas lu la fin d’une histoire (que cela soit une série ou un one-shot) où l’on nous donnait des explications sur absolument tout, mais tout en nous laissant une certaine marge de manœuvre dans les toutes dernières pages. Je veux dire par là que l’entièreté du passé et du présent ont une conclusion satisfaisante, mais que l’on connaît seulement quelques bribes du futur de chacun. Ces petits indices nous permettent de nous imaginer ce qui pourrait arriver, et c’est là qu’est la marge de manœuvre dont je parlais précédemment. J’adhère absolument à cette façon de faire et j’espère que j’aurai le plaisir de la retrouver dans d’autres histoires !

L’auteur réussit aussi à s’en tenir à son idée première. Il est très rare que cela arrive, mais ce livre n’a pas un happy ending. Et je suis en train de réaliser que ce sont vraiment les fins comme celle-ci que je préfère. En effet, cela me donne l’impression que l’auteur ne se censure pas et qu’il reste fidèle aux caractères des personnages qu’il a créé. J’ai aussi l’impression que l’auteur lui-même n’écrit la fin qu’à contrecœur, comme si c’était l’histoire elle-même qui la lui imposait. Il s’agit pour moi de la preuve irréfutable que Brent Weeks est un excellent auteur.

L’auteur réussit dans ce tome à faire ressortir la personnalité de chaque personnage et à l’exploiter au maximum. Celui qui m’a le plus étonné, c’est Dorian. Autant il peut être la personne la plus vertueuse sur Midcyru, autant il est prêt à sacrifier cette même vertu pour une cause qui le dépasse. En cela, l’auteur réussit très bien à démontrer que chaque individu recèle une part d’ombre en lui et que ce n’est que par la volonté qu’on peut réussir à l’écarter. Ensuite, j’ai admiré l’évolution de Vi. Par son vécu, elle nous prouve qu’une personne qui n’a pas eu de chance dans sa jeunesse peut toujours se rattraper et devenir quelqu’un de différent. J’ai aussi bien apprécié l’habileté politique de Logan, qui s’acclimate relativement bien à sa nouvelle position. À croire qu’il a toujours été fait pour la négociation !

Finalement, je ne peux pas faire une critique de ce roman, de cette trilogie, sans parler de Kylar et Élène. Wow...! Les deux personnages sont époustouflants ! D’abord, Kylar réussit à nous montrer l’une des meilleures parts de lui-même, soit la grandeur et la force de son amour. Cela semble anodin, mais on se rend vite compte que c’est l’un des aspects les plus décisifs de cette histoire. Encore une fois, j’adore le fait que l’auteur réussit à bien montrer que tous ses personnages ont une part d’ombre et de lumière et que c’est à eux de choisir ce qu’ils veulent être. Et puis Élène… Que dire de cette magnifique jeune femme, sinon qu’elle est extrêmement courageuse ! Je l’admire beaucoup pour sa pureté malgré son enfance difficile, de même que sa faculté de pardon. À sa place, je n’aurais pas été capable d’accepter ce qui lui est arrivé !


Pour fini, je dois dire que j’ai été très surprise que toutes mes attentes soient remplies ! Il s’agissait d’une très belle trilogie de fantasy qui restera longtemps dans mes pensées ! Elle aura même réussit à me faire verser quelques larmes malgré moi. C’est le cœur lourd qui je quitte cet univers et ces personnages… Je vous conseille cette série les yeux fermés !



15/24


L'Ange de la nuit: Le choix des ombres par Brent Weeks


Auteur: Brent Weeks
Éditeur: Milady
Collection: Fantasy
Pages: 697 pages
Parution: 20 juin 2011


Quatrième de couverture: 

Kylar Stern a renoncé à sa vie d'assassin. Il a laissé derrière lui son maître Durzo et son ami Logan Gyre, laissés pour morts dans l'invasion brutale du pays par les armées du Roi-dieu. Kylar est parti s'installer dans une ville et a changé de métier. 
Mais lorsqu'il apprend que Logan est toujours vivant et qu'il est retenu prisonnier, Kylar est confronté à un terrible dilemme: abandonner la voie des ombres à tout jamais et vivre heureux avec sa famille, ou bien replonger dans la violence pour sauver son pays et son ami... au risque de tout perdre.

Classement: Or

Mon avis: 

Tout de suite après ma relecture du premier tome de l’Ange de la Nuit, j’ai décidé d’entamer le deuxième. En effet, je fais partie de ce genre de lecteurs qui adorent lire l’entièreté d’une série à la suite, question de rester dans l’ambiance et de se souvenir des moindres détails. Vous devinerez donc très facilement quelle sera ma prochaine lecture, d’autant plus que le livre en question est déjà en ma possession !

On se retrouve donc tout de suite après l’invasion khalidorienne, alors que Garoth Ursuul a pris possession de Cénaria. Kylar, quant à lui, a décidé de ne plus se mêler de la politique du royaume et décide donc de partir afin de commencer une nouvelle vie d’herboriste. Toutefois, sa véritable nature pourrait bien se révéler plus difficile à étouffer que ce qu’il croyait… Et je dois m’arrêter là pour être certaine que de ne pas trop en révéler à ceux qui n’auraient pas encore lu le premier tome !

L’ambiance ici est très différente de celle que l’on découvre dans le premier tome, surtout durant la première partie du récit. On assiste alors au combat intérieur que mène Kylar, qui oppose l’homme normal au pisse-culote aguerri. Même s’il veut devenir quelqu’un de bon et de simple pour ses proches, il ne peut s’empêcher de vouloir faire le bien autour de lui en tuant tous ceux qui le méritent. On découvre donc ici le côté plus humain de Kylar, et je trouve cela extraordinairement bien fait ! Dans la deuxième moitié du récit, on sent que le rythme de l’histoire s’accélère. Plusieurs événements importants se déroulent au même moment et on ne peut pas s’empêcher de dévorer les pages avec frénésie. J’ai toutefois trouvé que cette fin était un peu moins bonne que  celle du premier tome où, je le rappelle, la scène finale durait au moins 200 pages ! Ce n’est pas que la fin n’était pas intéressante, loin de là, c’est plutôt qu’elle l’était un peu moins que ce qui a été présenté dans le premier. J’ai trouvé très originale la résolution du problème dans la salle du trône, où un clin d’œil a été fait à un détail anodin qui était présenté au tout début du livre.

Il y a aussi beaucoup de nouveaux personnages dans ce roman, que l’on apprend d’abord a apprécié individuellement avant que leur destin ne s’entremêle avec celui des personnages principaux. Notons entre autres Ariel, qui se révèle être extrêmement intelligente et qui se sert de cette intelligence pour « forcer » les autres à faire ce qu’elle juge être le mieux. J’ai aussi bien aimé le chef des Ceurans, dont le nom m’échappe maintenant, pour son caractère. Je crois que nous n’en avons pas fini avec ces deux personnages et j’ai bien hâte de voir ce qu’il adviendra d’eux dans le dernier tome.  

On sent bien que ce deuxième tome sert à mettre en place des éléments et des personnages qui se révèleront très importants dans le troisième et dernier tome. J’anticipe quelque peu quelles personnes auront de l’importance et cela me donne encore plus envie de lire la suite. La dernière page du roman nous laisse sans voix et le nouvel élément qu’elle nous apporte amène à penser que la fin de la trilogie sera grandiose !

Somme toute, j’ai adoré la suite de cette trilogie qui ne cesse de m’étonner. Les personnages sont géniaux, l’univers est à couper le souffle et tout ça réuni sous une plume magnifique ! Que demander de mieux ?

14/24


L'Ange de la nuit : La voie des ombres par Brent Weeks

Auteur: Brent Weeks
Éditeur: Milady
Collection: Fantasy
Pages: 695 pages
Parution: 20 mai 2011


Quatrième de couverture: 

Pour Durzo, l'assassinat est un art et il est l'artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps. 
Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d'un seul coup d'oeil et à prendre des risques - comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti. 
Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d'identité, aborder un monde d'intrigues politiques, d'effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier ce qui lui est le plus précieux... 

Classement: Or 

Mon avis: 

J’avais déjà eu l’occasion de lire ce roman par le passé, il y a à peu près un an de cela. Je l’avais alors beaucoup aimé mais, étrangement, je ne m’en souvenais pas assez pour réussir à enchaîner directement avec le deuxième tome. Je me suis donc décidée à le relire afin d’apprécier tous les éléments de l’univers qui nous est présenté.

Nous commençons l’histoire dans la peau d’Azoth, un jeune orphelin d’une dizaine d’années vivant difficilement dans le Dédale, le quartier le plus pauvre de la ville de Cénaria. Il est membre d’une guilde de jeunes, le Dragon Noir, qui s’organisent pour survivre ensemble (entre autre en dépouillant les passants). Évidemment, comme dans tout groupe d’une certaine amplitude, il y a un chef qui exerce sa tyrannie et, ici, il porte le nom de Rat. À celui-ci, tous les membres de la Guilde doivent verser une taxe à toutes les semaines, sous peine de subir le courroux des plus grands dont le Rat. Azoth vit donc dans cette guilde avec ses deux meilleurs amis, Jarl et Poupée, et essaie tant bien que mal de s’en sortir. Il verra une occasion d’améliorer son sort en la personne de Durzo Blint, un pisse-culotte (entendre ici assassin) de renom, à qui il demandera de devenir son apprenti.

Tout d’abord, pour ceux qui ont un peu peur que l’histoire se concentre autour des faits et gestes d’un garçon de 10 ans, sachez que l’histoire, à un moment donné, fait de gros bonds dans le temps, jusqu’à ce que le personnage principal ait environ 20 ans. Il n’y a donc aucune crainte à y avoir de ce côté-là ! Je considère ce roman comme de la fantasy adulte du fait de la richesse du vocabulaire, d’abord, mais aussi de l’âge des personnages et des thèmes abordés dans le roman.

En effet, l’histoire nous montre la cruauté du monde, qui est rempli d’amour sans espoir, de manigances  politiques de toute sorte et, par-dessus tout, de meurtres. On voit ainsi l’envers du décor de la cité, où les pisses-culottes sont les outils des plus ratoureux pour parvenir à leurs fins. L’auteur s’attarde aussi à bien démontrer que ses personnages sont complexes, soit qu’ils ont chacun une part d’ombre et de lumière. Il veut ainsi faire comprendre à ses lecteurs que ce n’est pas ce ne sont pas les gestes posés qui définissent qui nous sommes, mais plutôt ce qu’il y a à l’intérieur de nous. C’est un travail qui est très bien commencé et j’ai bien hâte de voir si l’auteur saura bien le poursuivre dans les prochains tomes !

L’intrigue en tant que telle est vraiment très bien faite. En effet, l’auteur ne cesse de nous surprendre avec de nouveaux rebondissements. On croit tout savoir mais, en fait, il n’en est rien. Je suis restée surprise à de nombreuses reprises ! L’auteur a le don de laisser des flous sans que l’on doute une seule seconde qu’il pourrait s’être passé autre chose que ce que l’on présuppose. De plus, il adore faire raconter plusieurs versions d’une même histoire par différents personnages, sans que l’on sache vraiment laquelle est la bonne (pour finalement découvrir qu’aucune des versions n’était vraiment la réalité !). La fin m’a aussi beaucoup impressionnée. En effet, je n’avais jamais lu de livre où la scène finale durait 200 pages, sans qu’il n’y ait jamais de moments moins forts. C’est un stress intense que réussit à nous faire vivre l’auteur, qui débouche sur une conclusion des plus épiques.

En ce qui a trait aux personnages, je dois dire que j’ai eu beaucoup de préférés. Tout d’abord, one ne peut pas parler de personnages sans parler de Kylar. J’adore sa version enfant, mais aussi sa version adulte. Il réussit à me surprendre dans bien des situations, tout d’abord de par son intelligence, mais aussi parce qu’il est extrêmement doué dans ce qu’il fait. Il a aussi un très grand cœur et se soucie beaucoup (trop) des autres. C’est bien souvent sa bonne conscience qui lui fait commettre ses pires erreurs. Ensuite, nous avons Durzo. Il se présente comme étant quelqu’un de très mystérieux et de renfermé sur lui-même. Il n’a que très peu d’amis à Cénara. Il a aussi beaucoup de petites manies qui me plaisent et le rendent assez attachants. De plus, il est très méticuleux dans son travail, ce qui fait de lui le meilleur pisse-culotte de la ville.

Je me dois aussi de parler de Logan. Ce jeune seigneur m’en aura fait voir de toutes les couleurs ! Nous le rencontrons très rapidement dans le roman et l’évolution de sa relation avec Kylar est très belle à voir. C’est un jeune homme très vertueux qui a la préservation de son honneur à cœur et qui fera tout pour que justice soit rendue dans toutes les situations. Il est, à mon humble avis, la seule lumière pure qui éclaire la ville. Mais même un personnage comme celui-ci possède une part de noirceur et j’ai peur que l’auteur s’amuse à le pervertir dans le prochain roman ! Finalement, je me devais de glisser un mot sur Mamma K. Je trouve que de tous, c’est elle le personnage le plus énigmatique. En effet, on ne sait pas grand-chose de son passé, ni de son présent et on a bien du mal à cerner ses véritables intentions. Elle est une experte en dissimulation de pensées et, malheureusement pour elle, ce talent pour autant lui être utile que lui nuire.

Pour finir, j’aborderai le style de l’auteur. À mon avis, Brent Weeks fait partie de cette catégorie d’auteurs qui sont capables de faire vivre les lecteurs dans leurs histoires. J’étais capable de ressentir la moindre émotion de chacun des personnages. Je vivais l’horreur d’Azoth lorsqu’il était obligé de se confronter au Rat alors qu’il n’avait pas de quoi payer la taxe hebdomadaire. Je sentais le désarroi de Kylar face à la mort prochaine d’un être humain par sa faute. Je vivais aussi les changements qui se passaient dans son corps et l’incompréhension m’habitait au même titre que lui. L’auteur réussit à adopter un rythme parfait, sans qu’il y ait moindrement de longueurs. Il décrit très bien les lieux et les actions, et je ne peux qu’en redemander !

Somme toute, je vous conseille ardemment ce livre si vous avez envie de passer un bon moment dans un univers tout à fait époustouflant ! N’hésitez surtout pas à me donner votre avis en commentaire, je me ferai un plaisir de vous y retrouver. 


13/24

26 mai 2016

Eleanor and Park de Rainbow Rowell


Auteur: Rainbow Rowell
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 384 pages
Parution: 8 septembre 2014

Quatrième de couverture: 

1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, un garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là. 

Mon classement: Coup de coeur

Mon avis: 


J’ai décidé de céder à la tentation de lire ce livre grâce aux nombreuses critiques qui en faisaient l’éloge. En effet, on aurait dit que tout le monde était d’accord pour dire qu’il s’agissait d’un véritable coup de cœur, allant même jusqu’à affirmer que le phénomène se comparait à Nos étoiles contraires. J’étais donc excessivement curieuse de voir ce que cette histoire renfermait et laissez-moi vous dire que je n’ai pas été déçue, loin de là !

L’histoire qui nous est présentée ici est très simple en soi. Eleanor arrive dans une nouvelle école. Ce seul statut fait d’elle une victime des moqueries des élèves. Toutefois, c’est sans compter qu’elle est rousse, ronde et qu’elle s’habille, selon les dires de Park, comme un épouvantail. Park, quant à lui, est un garçon très ordinaire qui ne se mêle pas vraiment aux autres. Il vit dans un monde remplit de comics et de musique et ne fait absolument rien pour en sortir. Les deux protagonistes sont amenés à se rencontrer dans l’autobus, où ils partagent le même banc. Ils décident tous les deux de s’ignorer mutuellement puis, par petits gestes, commencent à se connaître de plus en plus.

Et c’est là, à mon avis, que réside toute la magie de ce livre. L’auteur consacre énormément de temps dans les débuts de la relation d’Eleanor et de Park. Elle y va petit geste par petit geste, en prenant bien son temps. Le tout fait en sorte de rendre la relation et les personnages très crédibles. À chaque nouvelle journée qui commençait, j’avais hâte de pouvoir retrouver Park (où Eleanor selon le point de vue) dans l’autobus afin de voir qu’est-ce qu’il y aurait de nouveau cette fois-ci. Certains pourraient trouver que ce passage s’étire en longueur mais, moi, je crois qu’il s’agissait du meilleur moment du livre. Je reproche très souvent aux auteurs de ne pas assez s’appliquer dans la création des relations entre les personnages mais, ici, je n’ai absolument rien à redire !

Et on ne peut pas dire que cette façon de développer une relation ajoute de l’action à l’histoire. Mais même en sachant qu’aucune péripétie grandiose ne m’attendait, j’ai réussi à dévorer ce livre en une seule journée, chose qui m’arrive très rarement ! Il faut donc croire que c’est dans la simplicité de ce récit que réside son addictivité. En effet, Rainbow Rowell a un talent fou pour rendre des banalités de la vie quotidienne extraordinaire. J’ai pu le constater à la lecture de ce roman, mais aussi par ma lecture de Fangirl. Elle sait comment exploiter le moindre petit détail et rendre son histoire accrocheuse. On n’a jamais envie de quitter les merveilleux personnages qu’elle nous présente dans ses romans puisqu’on sait que leur vie continuera même après notre passage. Et, pour ma part, il s’agit d’une véritable torture !

Parlons maintenant des personnages. Tout d’abord, je me suis vraiment beaucoup identifiée au personnage d’Eleanor. Elle a une personnalité haute en couleur et ne mâche pas ses mots. De plus, elle doute toujours d’elle-même et elle est convaincue que sa relation avec Park ne peut pas être réelle. Comme je m’identifie à elle, ses réactions à la toute fin de l’histoire m’ont quelque peu déboussolées puisque, à sa place, ce n’est pas du tout comme cela que j’aurais réagi ! Park, lui aussi, m’a beaucoup plu. Il représente pour moi l’amoureux idéal. Je l’ai trouvé particulièrement attachant et ses remarques à propos d’Eleanor sont tout simplement adorables ! Vous aurez compris que j’en suis tombée raide dingue amoureuse ! La fin m’a donc tout simplement brisée le cœur !

Pour finir, je dois parler de la fin ouverte. Eh oui, car j’en lis très rarement et je trouve cela très frustrant lorsque je tombe sur l’une d’entre elle. Je peux comprendre que cela plaît à certaine personne puisqu’une telle fin permet à chacun d’imaginer ce qu’il veut, mais moi je voudrais savoir ce que l’auteur avait derrière la tête. Je veux savoir comment elle, elle imaginait la fin au moment où elle l’a écrit ! Pour ma part, je suis capable d’imaginer plein de possibilités toutes plus plausibles les unes que les autres… Et cela me fâche, voilà tout !


Somme toute, j’ai adoré ma lecture ! Les personnages étaient très attachants et l’histoire en tant que telle était comme un baume sur le cœur. C’est avec plaisir que je relirai des romans contemporains, surtout ceux de Rainbow Rowell ! 

Est-ce que vous avez lu ce livre ? Votre opinion diffère-t-elle de la mienne ? Dites-le moi dans les commentaires ! 

21 mai 2016

Légende par David Gemmell


Auteur: David Gemmell
Éditeur: Milady
Collection: Fantasy
Pages: 465 pages
Parution: 24 octobre 2014


Quatrième de couverture: 

Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d'une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours: la mort. 
Dros Delnoch est une forteresse. C'est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l'Empire drenaï. C'est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l'envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.
Un demi-million d'envahisseurs face à quelques milliers de guerriers retranchés dans une forteresse. Druss et sa hache feront-ils la différence ? 

Classement: Or 

Mon avis: 

Ce livre m’a été offert à Noël par mon frère. Je ne le connaissais pas du tout, ni lui ni son auteur, mais c’est un libraire qui me connaît fort bien qui le lui avait conseillé. De la fantasy adulte… Je sais pertinemment que j’aime beaucoup la fantasy young adult, mais je n’ai pas eu affaire à beaucoup de fantasy adulte par le passé. Je crois que ma connaissance en la matière se résume à 4 livres portant sur Drizzt Do’Urden  écrits par R.A. Salvatore et les 3 premières intégrales du Trône de fer par Georges R.R. Martin. Et même encore, je ne suis pas certaine que l’on peut considérer Le trône de fer comme de la fantasy…

Je partais donc avec une certaine appréhension. Le résumé n’en disait pas beaucoup : La forteresse de Dros Delnoch est le dernier obstacle qui se dresse devant l’envahisseur nadir pour conquérir l’Empire drenaï. Cette forteresse n’est plus gardée que par un petit contingent de soldats, dont la plupart sont prêts à fuir face à la puissance des nadirs. Toutefois, un héros de légende, Druss, décide de venir les soutenir et de les organiser… La présence de Druss sera-t-elle suffisante pour résister à l’envahisseur ?

Somme toute, j’ai été très surprise par la facilité avec laquelle je me suis adaptée à cet ouvrage de fantasy adulte. Cela change beaucoup de ce à quoi je suis habituée, et pour le mieux ! D’abord, ce que je préfère dans la littérature adulte de ce genre, ce sont les descriptions. Les lieux, les personnages, les émotions, les stratégies et les actions sont dépeints avec tellement de détails que j’étais capable de m’imaginer sur les remparts avec Druss. Non pas que je ne suis pas capable en temps normal, mais disons qu’ici, on était déjà dans les « Special features ». Quand un univers est passionnant, on veut en connaître le plus possible à propos de celui-ci, et les descriptions permettent d’acquérir cette connaissance. Il est certain que ce n’est pas le type de livre qui peut être lu par tous : il faut aimer le genre. J’ai souvent vu que cet aspect que je trouve si intéressant dans la fantasy déplaisait à de nombreux lecteurs, qui trouvaient que les descriptions n’en finissaient plus. Il faut dire que cela ajoute une certaine lourdeur au récit. Pour ceux qui ont lu (ou ont essayé de lire) Le trône de fer, vous pouvez comprendre à quel point une surcharge de détails peut rendre la lecture lourde et lente. Cette série est toutefois le plus extrême que j’ai pu trouver en la matière, et même si « Légende » s’en rapproche un peu, il ne contient pas autant de détails et de descriptions.

L’intrigue du roman était très intéressante. Certains éléments étaient faciles à deviner alors que d’autres nous laissaient complètement ébahis. Je dois dire que je ne m’attendais pas à un tel dénouement ! J’espère qu’il est possible de connaître la suite de cette histoire dans une autre, en évoquant l’événement qui se déroule ici comme étant le passé.

Finalement, pour ce qui est des personnages, j’ai bien aimé Druss, mais aussi Rek et Virae. Druss est un vieil homme un peu bourru, qui est constamment hanté par son passé. Il est très courageux et sait inspirer le courage de par sa légende. Ce qui m’a le plus plu chez lui, c’est justement qu’il soit humble à l’intérieur. En effet, Druss ne sent pas qu’il est la personne que de nombreuses chansons louangent. Au contraire, il se considère comme un bon combattant, mais sans plus. C’est un aspect qui m’a beaucoup plus chez lui. Ensuite, nous avons Rek. Rek agit comme un simple mercenaire qui a un code d’éthique bien à lui. Sa personnalité intrinsèque le pousse à vouloir aider les autres, mais il essaie le plus possible de ne pas s’écouter et de ne se soucier que de lui-même. Ce n’est pas une entreprise qui réussit beaucoup, mais je dois dire que ce tiraillement entre ce qu’il croit être et ce qu’il est est très intéressante dans l’histoire. Finalement, Virae est une jeune femme forte, une combattante qui ne s’en laisse pas imposer. Elle a de la répartie et un sens du devoir très aiguisé.

L’un des points négatifs de cette histoire est la création du lien qui existe entre Virae et Rek. En effet, l’auteur a complètement bâclé cette partie, si bien que je n’y croyais absolument pas. Je comprends qu’il s’agissait d’un mal nécessaire pour mener les personnages là où l’auteur le voulait, mais cela aurait pu être mieux fait.

Dans l’ensemble, il s’agissait d’une très belle surprise pour moi. Je me ferai un plaisir de relire de la fantasy adulte, et du David Gemmell de surcroît ! J’ai bien accroché aux personnages et à l’univers (en particulier à la complexité de la magie qui est utilisée) et j’espère pouvoir retrouver le tout dans un prochain roman !

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Est-ce que votre opinion diverge de la mienne ? Dites-le-moi dans les commentaires ! 

10/12

10 mai 2016

Légendes du Monde Émergé: Le destin d'Adhara par Licia Troisi


Auteur: Licia Troisi
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 525 pages
Parution: 5 janvier 2012


Quatrième de couverture: 

Une jeune fille se réveille dans un pays inconnu, sans même se souvenir de son nom. Amhal, apprenti chevalier du Dragon, va l'accompagner dans un long voyage à la recherche de son identité et il lui donnera un prénom: Adhara. Alors que la jeune fille retourne dans le passé pour découvrir qui elle est, Amhal doit fuir le sien pour sauver son âme. Car le destin d'Adhara est lié aux forces occultes qui tentent d'entraîner à nouveau le Monde Émergé dans l'obscurité - une guerre où la mort ne sera pas semée par l'épée, mais par une terrible peste noire...

Classement: Or 

Mon avis: 

C’est avec une joie immense que je me suis replongée dans l’univers du Monde Émergé, mais aussi que j’ai retrouvé la plume de Licia Troisi. Dans mon enfance, les deux trilogies « Chroniques du Monde Émergé » et « Guerres du Monde Émergé » faisaient parties de mes coups de cœur. En plus de mettre en avant plan des personnages avec de fortes personnalités (Nihal et Doubhée), le récit réussissait à réunir des intrigues très originales et parsemées de dragons (plus un pour moi !), tout cela narrer avec une plume magnifique. Je n’ai donc pas pu m’empêcher de me jeter littéralement sur cette nouvelle trilogie lorsque je l’ai aperçu à la bibliothèque !

Ce roman commence de façon énigmatique. Nous découvrons tout d’abord une jeune fille perdue dans une forêt, qui ne se rappelle absolument pas qui elle est, d’où elle vient ou ce qu’elle fait là. À part quelques réflexes qu’elle a dans certaines situations, rien ne nous suggère qu’elle avait une vie avant son réveil dans cette forêt. Nous suivons donc cette jeune fille jusqu’à un village, où elle essaie tant bien que mal de se faire aider. Elle y fera alors la rencontre d’Amhal, un chevalier du Dragon, qui décidera de l’aider à retrouver ses souvenirs. Commence alors une véritable épopée dans laquelle les jeunes gens feront diverses rencontres qui s’avèreront déterminantes pour le reste de l’histoire.

Je dois d’abord vous dire que je suis une fan de ce genre de début. Ce genre de  début où le personnage arrive à un endroit inconnu, alors qu’il ne se connait pas lui-même. Cette façon de faire amène tellement de possibilités ! En effet, le personnage avance ainsi très lentement dans sa découverte de soi-même, et cela nous permet de connaître tellement de détails sur l’histoire et la construction de sa personnalité que le récit devient immédiatement beaucoup plus riche ! On connait ainsi toutes les raisons de sa réaction à une situation de telle ou telle façon puisqu’on était là dès le début de sa vie. Ce n’est absolument pas ce qui se passe dans les livres ordinaires, où l’on découvre lentement le personnage principal, et que les raisons de ses agissements ne nous apparaissent que plus tard, lorsqu’il dévoile enfin certains pans de sa vie. Dans la même ligne que le début de Légendes du Monde Émergé, notons « Le Labyrinthe » de James Dashner, qui commence aussi avec un personnage qui ne se souvient de rien.  J’avais, encore une fois, beaucoup apprécié cet aspect puisque cela nous permettait de découvrir à fond le monde qui l’entourait.

Dès le début, donc, l’auteure m’a conquise. L’histoire prend ensuite place lentement mais sûrement, presqu’à la même vitesse qu’Adhara apprend à se connaître elle-même. Dans ce roman, j’étais très heureuse de revoir Doubhée et d’entendre parler de Nihal, de même que de plusieurs autres personnages qui étaient présents dans « Guerres du Monde Émergé ». On pourrait même croire que la trilogie « Légendes du Monde Émergé » en est une suite directe, contrairement au lien qui existe entre « Guerres du Monde Émergé » et « Chroniques du Monde Émergé ». En tous les cas, j’ai dû aller relire un résumé spoilant de l’histoire de Doubhée afin de me remémorer les événements qui s’étaient produits et comprendre qui était chaque personnage afin d’être en mesure d’apprécier à son plein potentiel ce roman.

Comme je l’ai dit au début de cette chronique, Licia Troisi était, dans mon adolescence, l’une de mes auteurs préférés. À tel point que mon top personnel, à ce moment-là, était : 1) Harry Potter, 2) Les Chevaliers d’Émeraude d’Anne Robillard et 3) Les deux trilogies de Licia Troisi. Cela vous montre à quel point j’avais hâte de me replonger dans cet univers ! Or, lorsque j’ai commencé ce livre, j’ai été quelque peu déçue. Non pas que l’histoire n’était pas bonne ou qu’elle était mal écrite, au contraire. Mais, dans mon souvenir, les récits de cette auteure étaient complets, remplis de détails plus anodins les uns que les autres qui permettaient de se sentir vivre dans les lieux qu’elle décrivait. Depuis, j’ai lu quelques livres de fantasy pour adultes, et la différence est assez flagrante. Non pas que les histoires du Monde Émergé ne sont pas assez approfondies, mais plutôt qu’elles pourraient l’être un peu plus. Bien sûr, il s’agit d’une trilogie qui s’adresse principalement à la jeunesse et, dans ces circonstances, la narration et les descriptions sont appropriées mais, comme j’adore cet univers, j’aurais voulu en avoir plus.

Toutefois, en poursuivant ma lecture, je me suis rappelée d’un élément qui avait fait en sorte que j’adorais cette auteure : elle est incroyablement douée pour faire évoluer psychologiquement ses personnages. Que ce soit avec Nihal, Doubhée et, ici, Amhal et Adhara, elle le fait toujours avec brio. Ce que j’entends par là, c’est qu’elle sait comment confronter ses personnages à des événements qui peuvent les faire changer, mais surtout elle sait dans quelle mesure les faire changer à chaque fois. Je ne trouve jamais superflu le changement de comportement d’un personnage face à une situation, parce qu’elle fait en sorte que cela va de soi après ce qu’il a vécu. C’est l’une des forces de ses histoires, et cela m’a longuement fait hésiter à attribuer le coup de cœur à ce livre. Il est passé très proche de l’être, mais ma légère déception au début de ma lecture a fait en sorte que je n’ai pas pu m’y résoudre.

Dans cette trilogie, nous rencontrons donc le personnage d’Adhara, qui n’a aucun souvenir de sa vie d’avant. Ainsi, lorsqu’Amhal lui propose de l’aider, elle se raccroche à lui comme un petit chat perdu et refuse de le lâcher. Grâce à certains événements, toutefois, elle devient de plus en plus indépendante et affirme d’autant plus ses convictions. Amhal, quant à lui, est un être qui doute toujours de lui-même. C’est un apprenti chevalier du Dragon qui, étrangement, est emparé d’une folie meurtrière à chaque fois qu’il doit tuer. Ainsi, la frontière entre le bien et le mal est très fine dans son cas et il est très facile de le faire pencher d’un côté ou de l’autre. Son entourage doit donc être choisi avec soin, de façon à ne pas se faire influencer dans la mauvaise direction. Je l’ai trouvé particulièrement intéressant et j’ai bien hâte de poursuivre ses aventures dans le prochain tome !

Somme toute, même si j’ai été quelque peu déçue au départ de constater que ma vision actuelle du travail de Licia Troisi n’est pas la même que ce que j’avais dans mon adolescence, j’ai tout de même bien apprécié ce roman. Le début était grandiose, à mon humble avis, puisqu’on sentait bien à quel point Adhara était perdue dans un monde qu’elle ne connaissait pas et on pouvait facilement se mettre dans sa peau. On sent bien que ce premier tome sert à placer en contexte les suivants puisque la fin nous promet toute une histoire ! Encore une fois, je suis ébahie devant le contrôle qu’à l’auteure sur l’évolution psychologique des personnages et je ne peux que me réjouir de les suivre dans le prochain !


Et vous, avez-vous lu ce livre ? Avez-vous une opinion différente de la mienne ? Dites-le moi dans les commentaires !  

9/12

9 mai 2016

La passe-miroir: Les fiancés de l'hiver par Christelle Dabos


Auteur: Christelle Dabos
Éditeur: Gallimard Jeunesse
Collection: ---
Pages: 528 pages
Parution: 6 juin 2013

Quatrième de couverture: 

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complet mortel. 

Classement: Coup de coeur

Mon avis: 

Comme beaucoup, j'ai découvert ce livre grâce à Émilie, de la chaîne Bulledop. Son coup de cœur a convaincu de nombreux lecteurs de se lancer dans l'aventure à leur tour et, rapidement, ce roman a monté les échelons pour faire partie de la crème des livres. Voyant cet engouement, je n’ai pas pu m’empêcher de suivre le courant… Eh oui, j’ai fait mon mouton cette fois encore, mais il faut dire que je ne le regrette pas souvent !

Nous nous retrouvons ici dans la peau d’Ophélie, une jeune fille très banale qui n’est pas particulièrement loquace. La banalité est seulement attachée à sa personnalité puisqu’elle possède des dons particuliers qui en font une personne exceptionnelle : elle peut lire le passé des objets en les touchant et traverser les miroirs pour se rendre d’un endroit à un autre. Le monde dans lequel se déroule l’histoire de cette saga est composé d’Arches, des sortes de morceaux de terre flottants qui chacun est peuplé d’une communauté particulière. Chacune de ces Arches présentent des habitants qui ont des capacités distinctes. Ophélie habite sur Anima, et donc la plupart des pouvoirs spéciaux des membres de cette Arche sont liés aux objets.

Donc Ophélie vit bien tranquillement sur Anima, jusqu’au jour où on l’informe qu’elle doit se marier à Thorn, un homme venant de l’Arche du Pôle. Ainsi, elle devra l’accompagner sur son Arche et abandonner sa famille pour le reste de sa vie. Au Pôle, plus particulièrement à la Citacielle (qui est illustrée sur le dessus du livre), Ophélie doit cacher son identité… On entre alors dans un monde complexe, où la frontière entre confiance et trahison est très floue.

Tout d’abord, j’ai adoré les différentes capacités qu’ont les personnages. Elles sont vraiment très originales (je crois même ne jamais les avoir déjà vu dans d’autres romans) et assez complexes pour se révéler intéressantes dans une vie. Je veux dire par là que leurs pouvoirs leur permettent d’accomplir tellement de choses qu’on ne peut pas prévoir à l’avance le prochain revirement de situation que l’auteur nous prépare. Cela rend l’ensemble de l’œuvre beaucoup plus riche et intéressant. C’est la petite touche de fantasy qui rend l’histoire si unique et qui complexifie les rapports politiques des Arches.

Ensuite, je dois dire que j’ai été profondément étonné de voir la qualité de l’écriture de l’auteure dans un roman destiné à la jeunesse. En effet, il est bien rare de trouver des romans jeunesses (ou young adult) qui contiennent autant de détails et un vocabulaire aussi riche. Je ne lisais pas La passe-miroir, j’étais sur Anima avec Ophélie, et je devais rencontrer Thorn, avec toutes les appréhensions qu’elle avait à ce moment-là. Le tout est très poétique par moment, avec des figures de style qui imagent les propos à la perfection. On voit qu’un temps considérable a été consacré au perfectionnement de la moindre phrase du roman, tout en s’assurant que le rythme était approprié selon les passages. En bref, vous comprendrez bien que j’ai eu un coup de cœur pour cette auteure. Je comprends pourquoi Gallimard l’a choisi comme gagnante de son concours d’écriture !

Dès le début, je me suis beaucoup identifiée au personnage d’Ophélie. Elle est assez réservée vis-à-vis des autres, mais on voit bien qu’à l’intérieur, elle a une bonne force de caractère. Elle parle seulement quand c’est nécessaire et, de surcroît, elle est extrêmement minutieuse avec tous les objets qui lui tiennent à cœur. J’ai immédiatement ressentie sa détresse lorsqu’elle s’est vue forcée d’épouser un homme qu’elle ne connait pas et de l’accompagner sur une Arche totalement inconnue. Au fur et à mesure, on se rend compte qu’Ophélie à un très bon fond et qu’elle est très débrouillarde lorsque la situation le demande. Elle est très vive d’esprit et j’ose dire que c’est vital pour survivre dans le monde dans lequel elle a atterri. J’ai bien hâte de voir quelles péripéties l’attendent dans le prochain tome et comment elle y réagira.

Le deuxième protagoniste le plus important du roman est Thorn. D’un naturel taciturne et peu bavard, on réussit tranquillement à en connaître un peu plus sur lui au fur et à mesure que l’histoire avance. Pour le comprendre, il faut effectuer une véritable chasse aux trésors, à la recherche du moindre indice qui pourrait nous expliquer sa façon d’être. Il est très très mystérieux (du genre que je n’ai jamais rencontré un personnage aussi mystérieux) et ne vous attendez pas à ce qu’il se dévoile dans ce roman. Même les indices qu’on réussit à lentement extirper sur sa personne se révèle parfois être d’affreux mensonges… Connaître Thorn, c’est une quête en elle-même. Ça doit être pour ça que tant de gens l’apprécie autant !

Le livre est aussi parsemé de nombreux autres personnages tout aussi intéressants les uns que les autres. Notons entre autres Berenilde, Le Chevalier, Archibald et sa famille, le clan des Dragons, et bien d’autres… La personne qui réussit le plus à évoluer durant le roman, à mon avis, c’est la tante d’Ophélie. Alors qu’elle est une pimbêche insupportable durant plus de la moitié du livre, plusieurs événements font en sorte de la transformer, de telle sorte qu’elle en devient agréable.

Pour terminer, il est certain que je vais lire, très bientôt je l’espère, le prochain tome des fiancés de l’hiver ! La qualité de l’écriture, la richesse des personnages et l’originalité du monde et de l’intrigue auront su me convaincre, à tel point que j’ai ralenti ma lecture vers la fin afin de profiter pleinement des derniers mots de l’histoire ! Je le conseille donc à tous ! Il s’agit d’un très bon premier pas vers la fantasy pour ceux qui n’en lisent pas habituellement.

Est-ce que vous avez lu ce livre ? Partagez-vous mon opinion ? Dites-le moi dans les commentaires ! 



8/12


5 mai 2016

Bilan des mois de Mars et Avril 2016

Déjà deux mois de passés depuis le dernier bilan ! Deux mois durant lesquels je ne me suis pas du tout rendue compte que le temps passait ! J'ai réussi à passer au travers de l'une des sessions les plus chargées de mon Bac tout en conservant un taux de lecture assez intéressant, ce qui n'est pas peu dire. Durant ce mois, j'ai réussi à lire des livres qu'il me tardait de découvrir depuis longtemps, mais aussi à relire quelques livres qui m'avait plu durant mon adolescence. 


Ce sont donc 9 livres que j'ai lu dans les deux derniers mois ! Je suis bien contente d'avoir enfin découvert Nos étoiles contraires, Les fiancés de l'hiver, Bilbo le Hobbit et Eleanor and Park, 4 livres dont j'avais excessivement entendus parler ! Grâce aux très bonnes recommandations de la communauté livresque, j'ai donc réussi à ajouter 2 nouveaux coups de coeur à mon palmarès, j'ai nommé Les fiancés de l'hiver et Eleanor and Park ! La redécouverte de la série "Le blogue de Namasté" est très rafraîchissante puisqu'elle me permet de me plonger dans un univers sans prise de tête et qui me rappelle mon adolescence. Les autres livres ont été classés dans la catégorie Or, ce qui signifie qu'il s'agit de très bonnes lectures pour moi ! 

Les lectures chroniquées: 

En ce moment, je suis en train de découvrir l'auteure Cat Clarke dans: 


Pour le moment, j'en suis à peu près à la moitié du roman, et même si je vois les choses se placer petit à petit, je n'ai aucune idée précise d'où est-ce que veut m'emmener l'auteure... Je vous en reparle dans une prochaine chronique, pour sûr ! 

Sur ce, je vous souhaite d'excellentes lectures pour le mois de mai ! N'hésitez pas à me dire en commentaire qu'elles ont été vos coups de coeur des mois de mars et avril, vos avis sur les livres que j'ai lu ainsi que vos suggestions pour de prochaines lectures ! 

4 mai 2016

Nos étoiles contraire par John Green


Auteur: John Green
Éditeur: Nathan
Collection: ---
Pages: 336 pages
Parution: Février 2013

Quatrième de couverture: 

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnées. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. 

Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'implquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Classement: Or

Mon avis: 

Eh oui, j’ai ENFIN lu Nos étoiles contraires ! J’avais beaucoup entendu parler de ce livre et, malgré tout, j’avais réussi à me préserver d’éventuel spoiler. J’ai donc été emprunté ce livre à la bibliothèque et, en le feuilletant, je suis tombée sur LA phrase qui contenait LA révélation du livre… Je ne sais pas quelle malchance il m’a fallu pour tomber à LA bonne page, et que mes yeux glissent exactement au SEUL endroit où il y avait un spoil magistral, mais bon c’est arrivé. Il faut dire que cela a quelque peu nuit à mon appréciation de l’histoire en général, sachant ce qui allait immanquablement se produire à la fin, mais j’ai malgré tout réussi à l’aimer.

Alors non, contrairement à beaucoup d’autres, je n’ai pas pleuré. Je n’ai pas pu. D’abord parce que je connaissais la fin en avance, mais aussi parce que l’histoire d’amour, sur laquelle la grande majorité de l’intrigue repose, m’a paru fictive. Je m’explique. Les deux protagonistes de l’histoire ne sont pas pour ainsi dire « tombés amoureux ». Ils ont clairement eu un coup de foudre l’un pour l’autre et ont immédiatement commencé à agir comme des personnes qui veulent sortir ensemble. Je n’aime pas ce genre d’histoire d’amour non travaillé, je trouve même qu’il s’agit d’une voie un peu trop facile pour un auteur. Dans certains cas, je leur pardonne, puisque le centre de l’histoire repose, par exemple, sur un conflit, une découverte ou une enquête et l’histoire sentimentale est alors secondaire. Dans ce livre, toutefois, l’histoire d’amour EST le centre de l’intrigue, il faut donc que l’auteur mette le plus gros de son énergie sur l’élaboration de cette histoire. Dans le présent cas, on a mis beaucoup d’énergie sur la relation en tant que telle, mais non pas sur son commencement, ce que j’ai trouvé plutôt dommage.

Pour ma part, ce que j’attends d’une histoire d’amour, c’est qu’elle commence tout en douceur. En effet, dans la vraie vie (et là je fais référence aux relations sérieuses), il est bien rare que les deux personnes tombent directement en amour l’une de l’autre et que leur relation se limite à cet amour. Au contraire, il y a bien souvent l’étape amitié, bien que parfois éphémère, qui survient. Les deux personnes apprennent à se connaître, elles se rendent compte qu’elles s’apprécient bien mutuellement, et ce n’est qu’alors que vient l’amour. C’est vrai que ce n’est pas ce qui se passe systématiquement, mais moi ce sont les histoires que j’aime le plus. Prenons comme exemple Ron et Hermione dans Harry Potter, ou alors Eleanor et Park… Ce type d’histoire fait fondre mon petit cœur, et j’ai l’impression que l’auteur a mis du sien pour que la relation ait l’air plus que parfaite.

Cela ne veut toutefois pas dire que je n’ai pas aimé l’histoire d’amour d’Hazel et Gus. Au contraire, je l’ai même adoré, mais il y a une tache au tableau à cause de ce début qui, pour moi, aurait pu être beaucoup mieux. Je crois que j’ai ce sentiment justement parce que mes attentes vis-à-vis de ce livre étaient très élevées. Tout le monde adore l’histoire d’amour de ce livre, et je m’attendais donc à quelque d’extraordinaire. On peut dire que j’ai donc été déçu dans mes attentes directement au début du récit. Toutefois, cela s’améliore tout au long du roman, si bien que cela m’a permis de l’apprécier à sa juste valeur. J’aime beaucoup le fait que les deux personnages principaux soient capables d’humour dans une situation qui pourrait sembler désespérée aux yeux des autres. Ils respirent le bonheur et leur contact mutuel semble les plonger dans une sphère de béatitude où rien de malheureux ne peut les atteindre.

Parlons maintenant des personnages. Tout d’abord, j’ai bien aimé Gus, même si je ne semble pas l’avoir apprécié autant que la moitié de la blogosphère. En effet, je n’en suis pas tombée amoureuse et je ne trouve pas qu’il constitue l’amoureux parfait, mais il va très bien avec Hazel. Dans l’univers dans lequel ils vivent, il n’aurait pas pu la rendre plus heureuse. Gus est comme un rayon de soleil dans cette histoire. Il voit toujours le côté positif dans une situation et, s’il n’en voit pas, il réussit tout de même à trouver une réplique bien placée pour détendre l’atmosphère. Sans lui, l’histoire aurait pu devenir très lourde et triste, ce qu’elle n’est clairement pas. Ensuite, nous avons Hazel. Je définirais Hazel comme étant réaliste, selon mon propre point de vue, mais d’autres pourraient plutôt soutenir qu’elle est pessimiste et défaitiste. Elle se considère déjà morte et croit que ce n’est qu’une question de temps avant que ses appréhensions deviennent la réalité. Elle utilise beaucoup l’ironie pour se sortir de mauvaises situations. Par ses réflexions très approfondies sur la vie et la mort, elle nous démontre son intelligence de même que son lien avec la spiritualité. De même, son appréciation du livre « Une impériale affliction » démontre que ses réflexions sont très poussées pour une adolescente de son âge et qu’elle sait bien relativiser les choses.

Pour terminer, je dois souligner l’excellent travail de l’auteur. Hormis ce que j’ai déjà signalé comme point négatif, sa rédaction est parfaite. Il sait choisir les bons mots pour nous immerger complètement dans la vie d’Hazel, une adolescente  atteinte du cancer qui réussit tout de même à avoir un brin d’espoir dans sa situation. Le tout n’a pas l’air surfait, au contraire. Les deux adolescents agissent comme des adolescents. J’admire les auteurs qui réussissent à replonger parfaitement dans leur jeunesse, pour nous faire découvrir une histoire qui pourrait réellement se passer dans la réalité.

Somme toute, malgré le début un peu trop facile de l’histoire d’amour entre Gus et Hazel, il s’agit d’un roman que j’ai beaucoup apprécié par les thèmes qu’il aborde et son côté réaliste. Il nous permet d’apprécier la vie que nous avons, et il est donc, à mes yeux, porteur d’un message d’espoir.